AUX PIGEONS, AUX POULES
fine émulsion de cullure aviaire; on en injecte également dans la crête. Le 7 mai, ce coq, très amaigri, est trouvé mort. Le péritoine est parsemé de granulations tuberculeuses, extrêmement fines, grises, transparentes ; le foie est criblé de tubercules d'une petitesse extrême, à peine visibles. La surface de la rate et de l'intestin est recouverte de granulafions tuberculeuses. Très nombreux bacilles dans le frottis de la rate. La crête contient une masse jaunâtre, caséeuse.
X. — Le 24 mars, on inocule de la même façon que dans l'expérience précédente, un autre jeune coq. Il meurt le 28 mai. Le péritoine, très épaissi, est semé de tubercules jaunes et contient un liquide ascitique, louche, abondant. Le foie est criblé d'une multitude de fines granulations grises. Les intestins ne forment qu'une seule masse agglutinée par des fausses membranes tuberculeuses. La rate est engainée dans une coque épaisse de périspiénite ; à la coupe, elle est semée de fines granulations tuberculeuses. Les reins contiennent également des tubercules ; les poumons paraissent sains.
XI. — Le 28 mars, on inocule dans le péritoine d'un pigeon 1 ce. d'une émulsion de culture de tuberculose aviaire. Le pigeon est trouvé mort, le 18 mai, très amaigri. A l'autopsie, les deux feuillets du péritoine sont agglutinés et parsemés de fines granulations tuberculeuses qui remplissent également le foie, la rate et les reins; les poumons sont sains. Les frottis des organes sont riches en bacilles.
XII. — Le 16 mai 1894, on injecte à une petite perruche à tête grise, dans le muscle pectoral, 3/4 de ce. d'une émulsion de culture aviaire. Elle meurt le 3 octobre. A l'autopsie, on trouve sous la peau du bréchet du côté droit (où avait eu lieu l'inoculation) et dans l'épaisseur du muscle pectoral du même côté de nombreux nodules jaunâtres, mous, de la dimension d'une tête d'épingle; le côté opposé n'en présentait pas, mais on trouva un certain nombre de ces nodules à la surface des sacs aériens et sur les parois intérieures du thorax. Ces nodules étaient extrêmement riches eu bacilles. La rate, normale d'apparence, contenait aussi des bacilles; le frottis du foie n'en renfermait pas.