ET QUL SONT TRANSMISSIBLES PAR HÉRÉDITÉ
à ces explications. Du l'este, l'étude des cas isolés nous apprend déjà qu'un seul et même individu ne constitue pas, à tout moment, un terrain favorable pour le développement du bacille ; il n'est pas rare en effet de voir des foyers tuberculeux, même assez étendus, se rétracter, se cicatriser et aboutir à la guérison. Cela signifie que le même organisme qui, au moment de l'invasion des bacilles, constituait pour eux un milieu de culture favorable, permettant leur multiplication et leur développement, a perdu graduellement cette propriété, s'est transformé en un mauvais terrain de culture et a ainsi mis un terme à la prolifération des bacilles. Clicz le même homme, par conséquent, il y avait à un moment une disposition à la tuberculose qui a disparu à un autre moment. A quoi tiennent ces changements? est-ce à une modification dans la constitution chimique des humeurs, ou à des conditions physiques, c'est ce que l'avenir nous apprendra. Une chose est constante, c'est que ces différences existent et il est permis de croire que de pareilles conditions, favorables ou défavorables au bacille tuberculeux, se rencontrent chez certains individus, non seulement temporairement, mais pendant toute la durée de la vie'. »
Il est de notion vulgaire que les individus robustes et bien nourris sont moins souvent atteints de tuberculose que les sujets affaiblis, débilités par les privations, les fatigues ou les maladies. La fréquence de la tuberculose chez les diabétiques est également un fait bien établi. Les sténoses de l'artère pulmonaire prédisposent, comme l'on sait, singulièrement à la phtisie pulmonaire, sans doute à cause de l'irrigation sanguine défectueuse de l'appareil pulmonaire, tandis qu'au contraire la phtisie est décidément rare chez les sujets atteints de lésions mitrales entraînant la stase et la réplétion sanguine du poumon. Ce sont là des exemples incontestables de prédispositions et d'immunités à l'égard de la phtisie et qu'il serait aisé de multiplier.
Il est incontestable aussi qu'un certain nombre de ces conditions prédisposantes sont transmissibles par hérédité. Des parents phtisiques ont de grandes chances d'engendrer des enfants faibles, délicats et vulnérables, et cette faiblesse congé-
i. KocH, Die /Etiologie der Tubcrkulosc [Mittheil. a. d.kais. Gesundheitsamle, 1884, Bd 2, p. 85).