‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 464 sur 689 · EXPÉRIENCES SUR LES FEMELLES DE CANARIS · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES SUR LES FEMELLES DE CANARIS

Gartner fit d'autres expériences sur des femelles de canaris, auxquelles il inoculait dans le péritoine de la culture de tuberculose humaine. Ces oiseaux sont sensibles à Finfection par le bacille humain qui cependant provoque chez eux une affection lente, amenant généralement la moi^t au bout de trois mois, avec des bacilles dans les organes, notamment dans les poumons. 11 canaris femelles furent ainsi inoculées; elles pondirent 9 œufs, dont chacun fut inoculé, avec les précautions convenables, dans le péritoine d'un cobaye; sur ces 9 cobayes, 2 devinrent tuberculeux. Ces expériences sur les canaris me semblent peu démonstratives. Elles établissent incontestablement que, quand on introduit dans la cavité péritonéale de ces oiseaux des quantités relativement énormes de bacilles tuberculeux, en suspension dans un liquide, les œufs pondus peuvent renfermer le bacille. Cette infection s'explique aisément si l'on se rappelle que l'oviducte des oiseaux commimique largement avec la cavité péritonéale et que l'œuf, pendant son passage dans ce conduit, pendant qu'il s'entoure de son albumen, a des chances assez nombreuses d'entraîner avec lui quelques bacilles. Dans la tuberculose spontanée des oiseaux, ou dans celle que l'on provoquerait non par une injection intra-péritonéale, mais par une injection sous-cutanée ou intra-trachéale, il me paraît très probable que la contamination de l'œuf serait beaucoup plus rare, si tant est qu'elle se produisît. En réalité, ces expériences de Gartner sur les canaris ne me paraissent constituer qu'une variante de celles de Maffucci, avec cette différence que le blanc d'œuf était ainsi infecté, avant la ponte, par le péritoine et l'oviducte de la mère, au lieu de l'être après la ponte, par ponction à travers la coque.

Pour étudier, d'une façon plus précise, l'infection du fœtus à travers le placenta, Gartner a procédé, comme le faisait Sanchez Toledo, en injectant chez des femelles pleines, dans la circulation générale, de la culture de tuberculose, de façon à réaliser ainsi les conditions de la tuberculose miliaire généralisée aiguë. Ses expériences portèrent, non pas comme celles de Sanchez Toledo sur des femelles de cobaye, mais sur des lapines pleines, dont le placenta se rapproche davantage, pour la structure, du placenta humain. 10 lapines pleines reçurent, dans la veine de l'oreille, une émulsion de culture de tuberculose; elles mirent bas, dans

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