‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 465 sur 689 · SUR LES LAPINES PLEINES · texte numérisé non relu

SUR LES LAPINES PLEINES

Soo

un laps de temps variant de quatre à dix-sept jours après l'infection, 51 petits vivants ou des avortons mort-nés. Sur chacun de ces petits, on préleva avec soin un morceau de poumon y compris les ganglions bronchiques, la plus grande partie du foie, toute la rate, un rein et une portion de cerveau avec les méninges basilaires. Le tout fut broyé finement et injecté dans le péritoine d'un cobaye. Sur les SI fœtus, S provoquèrent la tuberculose chez les cobayes auxquels ils furent inoculés, c'est-à-dire dans une proportion de 10 p. 100. Cette proportion considérable dans les résultats positifs est due à ce que, d'une part, on inoculait la presque totalité des viscères du fœtus et à ce que, d'autre part, on laissait vivre les cobayes inoculés pendant un long espace de temps. Sur une même portée, tous les fœtus n'étaient pas infectés, mais un seulement ou deux au plus. Ces résultats positifs étaient obtenus, que la dose de culture injectée dans la veine de la mère fût petite ou qu'elle fût considérable.

Gartner, pour se mettre dans des conditions qu'il pense être comparables à celles de la tuberculose pulmonaire primitive chronique de l'homme, a injecté une goutte de culture de tuberculose dans la trachée de souris femelles, préalablement dénudée par une incision faite à la peau. 56 animaux ainsi opérés vécurent pendant un temps suffisant pour mettre bas une ou plusieurs fois (quatre fois dans un cas). Les femelles, à l'autopsie, présentaient de nombreux foyers tuberculeuxdans les poumons, la rate étaittrès volumineuse, remplie de bacilles, le foie également augmenté de volume et riche en bacilles. 9 femelles ainsi inoculées donnèrent 18 portées, en tout de 74 petits, qui furent inoculés à 39 cobayes. Sur ces 9 femelles, 7 donnèrent le jour à des petits tuberculeux. Ces dernières expériences sont celles qui aboutirent aux résultats positifs les plus nombreux. Elles prouvent, d'une façon évidente, la transmissibilité, chez les souris, du bacille de la tuberculose de la mère au fœtus. Mais un point sur lequel je ne puis être d'accord avec Gartner, c'est quand il veut assimiler ces faits expérimentaux avec ce qui se passe dans la tuberculose pulmonaire chronique de l'homme. Ainsi que le prouve le résumé de ses autopsies, l'injection intratrachéale de culture de la tuberculose provoque chez la souris une tuberculose pulmonaire, mais suivie rapidement de tuberiose généralisée (rate et foie volumineux, remplis de bacilles).

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