‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 500 sur 689 · EXPLICATIONS QU'ON EN A DONNÉES · texte numérisé non relu

EXPLICATIONS QU'ON EN A DONNÉES

d'ordinaire les lésions présentent le maximum d'intensité. On sait aussi que c'est là que l'on trouve en général les vieux foyers tuberculeux guéris, crétacés ou fibreux, chez les individus morts d'autres affections que la tuberculose. On a beaucoup disserté sur cette localisation spéciale de la tuberculose pulmonaire, et il faut bien admettre que les sommets des poumons constituent à cet égard un locm minoris resistentiœ. Les germes tuberculeux introduits pendant l'inspiration doivent se répandre uniformément dans toutes les divisions de l'arbre respiratoire; ils ne sauraient arriver de préférence ou en plus grand nombre aux sommets des poumons. Si donc ces parties sont spécialement le siège de lésions tuberculeuses, c'est que sans doute les bacilles trouvent à cet endroit des conditions de fixation et de développement plus favorables que dans les autres parties du poumon. La faible ampliation des sommets pendant l'acte respiratoire est peut-être l'explication la plus plausible de cette prédisposition

Un mode intéressant de dissémination du bacille de la tuberculose a été mis en lumière par Spillmann et Haushalter. Ces observateurs s'assurèrent que le contenu de l'abdomen de mouches ayant séjourné autour des lits des tuberculeux et s'étant posé sur les crachoirs de ces malades renferme en quantité notable des bacilles de la tuberculose. Ils retrouvèrent de même le bacille de Koch dans des excréments de mouches raclés sur les fenêtres ou sur les murs d'une salle d'hôpital. (( En somme, concluent-ils, la cavité abdominale de mouches qui ont absorbé des crachats tuberculeux contient des bacilles tuberculeux. Après leur vie, ces insectes se dessèchent et tombent en poussière; les bacilles qu'ils contenaient sont mis en liberté, et, comme les mouches vont mourir sur les plafonds, sur les tentures, sur les tapisseries, elles peuvent aller semer partout les germes de la tuberculose. Ces germes, elles peuvent les disséminer encore par leurs excréments, dont elles vont impré-

1. Consulter à ce sujet : Hanau, Ueber die Localisation und die weitere Vcrbreitung dcr Tuborkulose in der Lungc (Zeitschr. f. Idin. Medicin, 1887, Bd 12, p. 1). C'est à la faiblesse de l'expiration dans les sommets du poumon que tiendrait, d'après Hanau, la fréquence de la tuberculose de ces sommets

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