‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 665 sur 689 · PURIFIÉE ET SES EFFETS CHEZ I/IIOMME · texte numérisé non relu

PURIFIÉE ET SES EFFETS CHEZ I/IIOMME

20 p. 100 de cendres, 47,2 à 48,13 p. 100 de carbone, 7,06 à 7,55 p. 100 d'hydrogène, 14,45 à 14,73 p. 100 d'azote et 1,14 à 1,17 p. 100 de soufre. Il est à remarquer que le fait de la présence de cendres suffit pour prouver qu'il ne s'agit pas d'une substance pure et ne permet pas d'attacher beaucoup d'importance aux chiffres relevés par cette analyse élémentaire.

Koch pense que « ce précipité obtenu par l'action de l'alcool à 60 p. 100 sur la tuberculinc brute représente la substance active dans sa pureté presque absolue, peut-être même constitue-t-il le principe actif complètement isolé >>. D'après ses caractères chimiques, la tuberculine purifiée appartiendrait au groupe des albumines; elle se rapproche surtout des albumoses dont elle se distinguerait cependant, en particulier des toxalbumines, par sa résistance à la chaleur. Elle se sépare aussi des peptones, surtout parce qu'elle précipite par l'acétate de fer.

Plus intéressante que ces hypothèses sur la nature chimique de la tuberculine purifiée est l'étude de son action sur l'homme. Il s'agissait surtout de rechercher si, dans ses effets thérapeutiques comparés à ceux de la tuberculine brute, on pourrait observer la disparition des inconvénients attachés à l'emploi de cette dernière. Koch a d'abord institué quelques expériences sur l'homme sain. A la dose de 2 à 5 milligrammes, en injection sous-cutanée, elle détermine de l'élévation de température, une augmentation dans la fréquence du pouls, des tiraillements musculaires; dans un cas, à la dose de 5 milligrammes, elle provoqua du frisson, des vomissements, de la céphalalgie et de l'insomnie. Avec une substance aussi active, il ne fallait donc procéder que très prudemment chez les tuberculeux. Un assez grand nombre de malades de l'hôpital Moabit furent soumis, pendant plusieurs mois, les uns exclusivement à l'emploi de la tuberculine purifiée, les autres à l'emploi alternatif de celle-ci et de la tuberculine brute. « Le résultat fut que la tuberculine purifiée ne diffère pas, d'une façon appréciable, dans ses effets, de ceux de la tuberculine brute; elle se montre seulement, à dose égale, quarante fois plus active. » Koch termine par l'aveu assez peu encourageant que« ces recherches faites pour obtenir à l'état de pureté le principe actif de la tuberculine, malgré leur intérêt théorique, n'aboutissent à aucun progrès au point de vue thérapeutique ».Les efforts tentés pour dépouiller la tuberculine

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