‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 670 sur 689 · CULTURES SUR MILIEUX CHIMIQUEMENT BIEN CONNUS · texte numérisé non relu

CULTURES SUR MILIEUX CHIMIQUEMENT BIEN CONNUS

Des inoculations faites sur des cobayes tuberculeux avec les différentes albumoses (deutéro-albumoses, acro-albumoses) et avec les albuminates ainsi isolés ont montré que ces produits ont une action pyrétogène très énergique, comparable, quoique inférieure généralement, à celle de la tuberculine de Koch.

Avant de hasarder des interprétations au sujet de ces analyses, il importait d'étudier la composition du milieu ayant servi de point de départ aux cultures de tuberculose dont provient la tuberculine. Le bouillon composé de peptones du commerce, d'extrait de viande, de glycérine fut traité comme les cultures elles-mêmes dans la fabrication de la tuberculine brute, c'est-àdire évaporé au bain-marie jusqu'à réduction à un dixième de son volume. Ce liquide concentré, ainsi que Koch s'en était assuré, peut être injecté sans effet bien appréciable, à doses notables, à l'homme et aux animaux sains ou tuberculeux. En traitant ce liquide par précipitation partielle par l'alcool , comme pour la préparation de la tuberculine purifiée, on constate que le précipité est beaucoup plus riche en albuminate que ne l'est la tuberculine. Kiihne en conclut que ce qui caractérise la tuberculine, ce n'est pas la présence de l'albuminate, mais au contraire sa faible teneur en albuminate, d'oii il est permis de conclure que les bacilles de la tuberculose ont utilisé les albuminates contenus dans le bouillon, en les transformant en albumoses ou en d'autres corps. Le milieu nutritif semble moins riche en substances dissoutes ; il est plus pauvre en matières protéiques, il précipite moins abondamment par l'alcool; il est moins alcalin et plus facilement précipitable par les acides acétique et carbonique.

Entin,Kûhne a étudié à nouveau des cultures faites avec des protéines à composition chimique bien déterminée, en remplaçant dans le bouillon glycériné et salé les peptones si complexes et si variables du commerce par des corps connus, la deutéro-albumose, la proto-albumose, l'hétéro-albumose, l'antipeptone tryptique obtenue avec la fibrine et enfin la peptone glandulaire (libre de toute albumine) provenant de l'auto-digestion du pancréas. La plupart de ces milieux donnèrent d'abondantes cultures du bacille de la tuberculose. Kiihne ne fournit d'indications que sur les analyses des cultures faites sur milieux additionnés de peptone glandulaire (pure d'albumose) ; à la suite

Page 1