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LE PRINCIPE ACTIF DE LA TUBERCULINE

téristiques de l'action mortelle (le la tuberculine. D'après Buchner, l'extraction des protéines (par ébiillition) serait facilitée par la dessiccation préalable, aussi parfaite que possible, des cultures. Les animaux sains succombaient aussi à l'injection de ces doses de protéines, mais plus tardivement, et n'offraient pas les lésions congestives et hémorrhagiques observées chez les cobayes tuberculeux

G. Klemperer a retiré, d'après le procédé de Buchner et de Rœmer, les protéines de diverses bactéries ; les cultures faites sur pommes de terre étaient raclées et séchées, puis bouillies dans l'eau pendant plusieurs heures; on les laissait en outre séjourner à l'étuve à 37 degrés durant plusieurs semaines. La bactério-protéine du bacille pyocyanique ainsi obtenue, injectée à la dose de 0''',1 à 1 gramme sous la peau de cobayes sains, provoque un état fébrile, comme le fait à peu près la même dose de tuberculine. Chez des lapins inoculés de la tuberculose dans la chambre aulérieure de l'œil, G. Klemperer a provoqué à l'aide de la protéine pyocyanique une réaction générale et locale, comme celle de la tubeixuline. En injectant sous la peau des phtisiques 0'-''",0o à 0°'',12 de cette protéine, il vit survenir, trois à cinq heures après l'injection, de la fièvre qui persista pendant deux à neuf heures et qui, dans deux cas, débuta par un véritable frisson. La protéine retirée du bacillus prodigiosus, du bacterium coli commune et du bacille du charbon donnèrent des résultats analogues

On voit que l'ensemble de ces recherches tend à établir que le principe actif de la tuberculine est contenu dans les protéines du corps des bacilles tuberculeux. De vieux bouillons de culture, renfermant beaucoup de bacilles morts, contiennent ces protéines en faible proportion. On les obtient en solutions plus riches en faisant bouillir les cultures dans leur bouillon ou dans de l'eau. Ce qui caractérise ces protéines, c'est leur résistance à l'ébullition prolongée pendant plusieurs heures, bien différentes en cela des toxalbumines qui sont rapidement détruites par le chauffage à 80" ou 100°. Sans doute, les protéines des diverses bactéries ont chacune des propriétés physiolo-

Buchner, TuberkulinrcacUon durcli Protcïnc niclit speciflscher Bactérien [Mùnchner med. Wochetischr., 1891, n° 49).

2. Klemperer (G.), Die Bezloiiungcn verschiedoner Bakteriengifle zur Imniunisirung und Heilung (Zei/sc/t/'. /'. klin. Med., 1892, Bd 20, p. 163).

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