‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 675 sur 689 · EST CONTENU DANS LE CORPS DES BACILLES · texte numérisé non relu

EST CONTENU DANS LE CORPS DES BACILLES

giques spéciales, qui pour la protéine du bacille de la tuberculose consistent dans l'action si remarquable exercée sur les animaux et sur l'homme tuberculeux. Les protéines extraites de certaines autres bactéries paraissent avoir une propriété analogue; des recherches ultérieures montreront jusqu'à quel point cette action est comparable et si réellement la réaction générale et locale ainsi provoquée chez les sujets tuberculeux est aussi accusée et aussi constante que celle que donne la tuberculine. Dans ma pensée, le principe actif de la tuberculine, si subtil et qui exerce une action si puissante sur l'homme tuberculeux, n'est pas une simple protéine. C'est sans doute une substance spéciale, élaborée dans le corps même du bacille et qui en est extraite en même temps que la protéine sur laquelle elle est fixée et qui lui sert simplement de véhicule. D'autres bactéries peuvent élaborer . des substances analogues, que l'on obtient également par les moyens d'extraction des protéines, mais dont la spécificité d'action chez les tuberculeux, si elle existe réellement, demande encore à être étudiée d'une façon plus rigoureuse et plus complète.

D'une manière générale, comme l'a constaté Koch, de très faibles doses (un à quelques milligrammes) de tuberculine injectées sous la peau de sujets sains ne provoquent pas d'effet appréciable et il faut pour obtenir un résultat employer au moins une dose de O'^Ol. Cependant, chez un petit nombre de sujets adultes en apparence absolument sains, une injection de quelques milligrammes peut déterminer des effets généraux et une fièvre assez intense. Il est vrai que, dans ces cas, on peut toujours invoquer l'existence d'un foyer tuberculeux latent, de quelque ganglion caséeux bronchique ou mésentérique, par exemple. Il est probable aussi que la susceptibilité des divers sujets, sains du reste, à l'égard de la tuberculine comme à l'égard d'autres substances toxiques ou médicamenteuses, est extrêmement variable.

Il est un certain nombre de maladies autres que la tuberculose, dans lesquelles la tuberculine provoque parfois la réaction soit générale soit locale, ou les deux à la fois. Dans la lèpre notamment, qui offre tant d'autres analogies avec la tuberculose, la réaction générale et locale a été notée par Max Joseph, par

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