‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 79 sur 689 · VÉRIFICATION DE LA DÉCOUVERTE DE VILLEMIN · texte numérisé non relu

VÉRIFICATION DE LA DÉCOUVERTE DE VILLEMIN

Cornil qui, les premiers, répétèrent et confirmèrent les recherches de Villemin. Roustau pratiqua, avec des résultats positifs, des inoculations de matière tuberculeuse sur le lapin, le cobaye et le chien ; on trouve, à la fin de sa thèse, une planche reproduisant des granulations tuberculeuses expérimentalement provoquées chez le chien'. Constantin Paul fit également des expériences (consignées dans la thèse de Roustau) favorables à l'idée de l'inoculabilité. Verga et Riffi (de Milan), Mantegazza (de Pavie) ■" confirmèrent aussi les résultats annoncés par Villemiu, et la nature tuberculeuse des lésions obtenues par eux fut établie par un examen microscopique, pratiqué par Rizzozero.

Lebert, qui, comme nous l'avons vu, s'était d'abord rallié complètement à la manière devoir de Villemin, fit de nouvelles expériences, en collaboration avec Wyss. Il prétendit avoir provoqué des lésions tuberculeuses non seulement par l'inoculation souscutanée de granulations tuberculeuses, de fragments de pneumonie caséeuse, mais par l'injection intra-veineuse, chez le chien, de pus, de mélanose, de sarcome, de cancroïde et de carcinome. L'injection dans la veine jugulaire de particules de charbon et de mercure aurait provoqué la formation, dans les poumons, de lésions identiques aux lésions tuberculeuses. Lebert en conclut que la tuberculose n'est pas vme maladie spécifique, due à un virus, mais un processus inflammatoire, de nature embolique, pouvant être suscité par des causes multiples ^

Clark communiqua à la Société pathologique de Londres des expériences d'inoculation de tubercules gris sous la peau du lapin, suivie au bout de deux ou trois semaines d'une éruption de granulations dans les poumons et les autres organes. Mais ces granulations, pour lui, ne sont pas tuberculeuses, parce qu'on y constate, au microscope, une structure nettement cellulaire, tandis que le tubercule de l'homme serait essentiellement nucléaire ; d'autre part, ces prétendus tubercules du lapin seraient susceptibles de disparaître par résorption; enfin, on n'observerait pas à leur suite les altérations secondaires du poumon, pneumonie lobulaire, dégénérescence caséeuse, em-

1 . RousTAN, Recherches sur l'inoculation do la phtisie {TMse de Paris, 1867.)

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