‹ La tuberculose, maladie du peuple [microforme]Chapitre 32 sur 52 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

PROTECTION DES ENFANTS CONTRE LA SCROFULE ET LES AUTR AFFECTIONS TUBERCULEUSES.

La prédisposition de la serofulose peut être héréditaire acquise. La prédisposition innée est transmise à l'enfant p des parents scrofuleux, tuberculeux, syphilitiques oualcoolique C'est un fait prouvé qu'un père où une mère alcoolique ont d enfants scrofuïieux.

Cela explique que nous défendions aux personnes malades o affaiblies de se marier àvant d'avoir recouvré la santé. Le affections énumérées ci-haut sont curables, il ne faut donc pe négliger de les faire traiter.

La prédisposition acquise à la scrofulose provient ordinaire ment des habitations malsaines, humides, surpeuplées, mal propres, mal ventilées, et du manque d'exercices à l'air libre.

Le travail des enfants, la mauvaise nourriture, la négligenc

dans le vêtement contribuent aussi à amener cette prédisposition Les conditions prédisposant l’aduite à Ja tuberculose prédispo: sent aussi l'enfant à la scrofule. Nous avons vu dans les chapitres X71, XIII et XIV comment vaincre ces prédispositions, dans le chapitre XX VII nous en continuerons l'étude au point de vue social. | Nous avons dit déjà que la transmission directe de la tuberculose des parents à l'enfant est extrêmement rare, mais que Par contre l'infection pendant les premiers mois est très fréquente. Nous expliquerons ici Jes différents modes de contamination, par les voies respiratoires, par le tube digestif et par inoculation.

Voici le mode d'infection le plus commun chez le bébé : ls mère tubereuleuse porte l'enfant dans ses bras, en toussant elle laisse temter des gouttelettes de salive sur Ja figure del’enfant, ou

l'embrasse sur la bouche. En préparant la naurriture, pour se rendre compte si elle est trop froide ou trop chaude, elle met dans sa bouche la cuiller ou la tétine à l'usage du bébé, et sans y penser, communique à l'enfant les germes de sa maladie.

Plus tard, l'enfant-s'infectera en jouant sur le plancher, si on a pas eu la prudence de mettre en pratique les conseils donnés au sujet des crachats. (C'est en s'amusant ainsi que l'enfant : respire avec la poussière du plancher les bacilles de la tubercu- lose. Quand la maladie se sera développée, on aura oublié où il en prit le germe. Les jeunes enfants touchent à tout et portent tout à leur bouche, et leurs petits doigts infectés pourront ainsi causer la tuberculose des intestins. Enfin s'égratignant avec des ongles plus ou moins propres l'enfant peut s'infecter par inoculation. On peut prévenir l'infection en mettant en pratique les conseils suivants : 7

Les tubereuleux doivent porte: beaucoup d'attention à leurs crachats ; ils se tiendront autant que possible loin de la chambre et des lieux d’amusements des enfants. Ils n'embrasseront jamais les enfants sur la bouche. Il faut dire aux enfants de ne jamais embrasser les étrangers. Cette faveur sera réservée aux amis et aux parents qui s'efforceront d'embrasser l'enfant

et sur les joues. On ne couvrira pas de tapis la chambre de jeux es des enfants. En amassant la poussière les tapis amassent aussi rligence les germes des maladies contagieuses. Le plancher de. cette criion. chambre devra toujours être très propre, il en sera de même des édispo- mains et des ongles de l'enfant.

japitres Le fait de cracher dans les terrains de jeux doit être considans D déré comme une offense grave et devrait être puni en consé- FA quence. Ces places d’amusements seront toujours tenues très

: propres, exemptes de re et recouvertes chaq ue jour de über, sable nouveau.

sise Dans le chapitre VII nous avons donné les moyens de préve- É ès fré- nir l'infection par le lait tuberculeux. . sage CHAPITRE XXI!

ar ino- : ROLE DE L'HYGIENE SCOLAIRE DANS LA PREVENTION DE side ‘LA TUBERCULOSE.

Les commissions scolaires doivent construire les écoles autant:

que possible dans o+s endroits élevés, situés sur ds rues larges.

et tranquilles où les ma..ons ne sont ni trop hautes ni trop rat prochées.

Les architectes d'aujourd'hui connaissent les conditions hygic niques requises dans la construction d'une école.

Les plans doivent prévoir pour chaque élève un espace d plancher de 15 pieds carrés et deux cents pieds cubes d'air ; à surplus, la ventilation, indépendamment des conditions atmos Phériques, doit assurer au moins une entrée de 30 pieds cube d'air, par élève et par minute.

Voici quelques suggestions qui aideront à prévenir la tube culose.

Si la situation ne permet pas d'avoir une grande cour de ré création il faut convertir le toit de l'école en lieu d'amusement Je crois qu’à la place du châssis américain nous devrions mettr dans les fenêtres le châssis genre français ou encore le châssi &lissant de coulisse dans le mur ou tournant sur un pivot cen tral. On double ainsi la quantité d'air qui entre et qui sor: Les murs et les boiseries seront lisses afin d'éviter l'accumula tion des poussières et de faciliter le nettoyage. Tous les coin devront être arrondis et les murs enduits de peinture préparé à l'huile. L'ameublement : bancs, pupitres, seront mobiles afi de faciliter le lavage du plancher. Le gobelet sera remplac par la fontaine sanitaire.

Toute école devrait avoir un gymnase bien équipé et un bai où arrive continuellement une eau fraîche et pure, ou bien de l’ea: salée—portée à une température confortable. Chaque élèv. pourra se baigner plusieurs fois la semaine. L'étude de la nata tion serait obligatoire et serait faite sous la surveillance d’ur maitre de natation.

Nous sommes convaincus que per la mise en pratique de ce conseils non seulement le nombre des maladies sontagieuses, ; compris la scrofule et la tuberculose, diminuerait dans les écoles mais que le développement moral et intellectuel des élèves y ga gnerait.

Les devoirs des éducateurs sont nombreux. Ainsi, en prépa rant le programme scolaire on doit se souvenir qu'il ne faut pa: forcer le développement de l'intelligente au détriment du déve Joppe:.:ent physique ou de la santé de l'enfant. :

Dans beaucoup d'écoles publiques et privées, on exige trop dt

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cerveau et du système nerveux des fillettes et des garçons. Au témoignage de médecins avertis, c'est à l'âge de puberté, alors qu'on lui impose un travail physique ou mental disproportionné, que le prédisposé devient tubereuleux. Ceci est vrai pour les deux sexes. Donc un programme judicieurement préparé, faisant une art équitable aux exercice corporels, à la natation, à l'enseignement en plein air, est un fav-our très important dans la prévention de la tuberculose comme des autres maladies contagieuses.

Par enseignement en plein air, je n’entends pas seulement ces excursions dont le but est l'étude de la botaniqne ou de la géologie, mais aussi le chant et la récitation des leçons. Chanter et parler en plein air, quand la température n’est pas trop rigoureuse et que le vent n'est pas trop violent, voilà, à mon avis, d'excellents moyens de prévention. ee

Toutes les deux heures on fera pratiquer quelques-uns des exercices respiratoires décrits au chapitre XII. On doit donner des leçons de physiologie et d'hygiène ‘adaptées à l'âge des enfants. Aussi la connaissance de tous les moyens pratiques de prévention contre la tuberculose et les autres maladies contagieuses est-elle nécessaire à l’instituteur.

Les dangers d'infection en erachant partout, en toussant et en éternuant dans la figure des voisins, en embrassant sur la bouche peuvent être enseignés même aux plus jeunes enfants. Un moyen en vogue est de leur distribuer un feuillet qui leur enseigne ce qu'ils doivent faire et ce qu'ils doivent éviter. J'ai déjà fait le feuillet suivant dans ce but :

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