REGLES QUE LES ELEVES DOIVENT SUIVRE POUR PREVENIR LA TUBERCULOSE
Tout enfant peut aider aux grandes personnes à combattre la tuberculose. Les écoliers le feront en mettant en pratique les recommandations suivantes :
Ne erachez nulle part, excepté dans un crachoir, dans un morceau de linge ou dans un mouchoir dont vous ne vous servirez pas pour vous moucher. En arrivant à la maison, demandez à votre mère qu’elle fasse brûler le morceau de linge ou qu’elle mette le mouchoir dans l’eau en attendant le lavage.
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Ne crachez jamais sur votre ardoise, sur le plancher, sur | terrain de la cour de récréation où sur le trottoir.
Ne vous mettez jamais les doigts dans la bouche. Rreir
Ne vous essuyez jamais le nez avec la manche de votre habi
Ne portez pas vos crayons à la bouche. :
Ne tenez pas de pièces de monnaie dans votre bouche.
Ne mettez pas d’épingles dans votre bouche. Re
Ne portez à la bouché que ce que vous mangez ou buvez. : * Ne mangez pas la pomme, le bonbon, qu'un autre a déjà mi dans sa|bouche.
Pelez les fruits avant de les manger.
Ne toussez pas et n’éternuez pas dans la figure de vos com: Pagnons, détournez-vous et placez un mouchoir devant votre bouche,
Tenez-vous la figure, les mains et les ongles bien propres Lavez-vous les mains avec de l'eau et du savon avant chaque
repas. ;
Si vous êtes malade, si vous vous êtes blessé ou si quelqu'an vous a fait mal, avertisédz Je professeur.
Ayez une brosse à dents et lavez-vous les dents après chaque
| repas ou au moins matin et soir.
N'embrassez personne sur la bouche.
Apprenez à vivre à l'air Pur et à respirer proforidément.
Le professeur pourra lire et expliquer ces feuillets une fois Par mois, puis on permettra aux enfants de les emporter à Ja maison, rés rs
Dans certaines écoles, on prête aux élèves les ardoises et les crayons que l’on reprend, la classe finie; ces articles doivent être désinfectés avant d'être distribués de nouveau aux'élèves. Cette précaution évitera non seulement la propagation de-la vuberculose mais encore la dissémination de la rougeole, de la diphtérie, de la scarlatine. 5
Dans d’autres écoles on fournit à chaque élève une enveloppe où il met son crayon. Je ne crois pas cette précaution sufñ-
. Sante,
‘En plaçant quelques crachoirs élevés dans les corridors et dans les cours de récréation, on rappellera aux grands et aux
5 petits qu'il ne faut jamais cracher par terre.
À est érès important que les professeurs connaissent bien jes
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signes objectifs de ia tuberculose et les marques caractéristiques des sujets prédisposés. Nous avons déjà décrit ces symptômes dans les chapitres XVIII et XIX.
Le rôle du médecin est de faire une visite quotidienne à l’école et d'examiner les enfants, afin de traiter opportunément les maladies aiguës et d'empêcher la dissémination des maladies
l contagieuses, y compris la grippe. Il doit voir à l’état bygié-
nique de l'établissement, visiter régulièrement la salle de gymnase et la salle de natation. Enfin son attribution la plus importante consistera à ausculter périodiquement les enfants, les professeurs et les gardiens de l’école. Cela permet de connaître ceux qui peuvent infecter les autres, et ceux qui ont besoin de traitement ; sans compter que les parents ont l'avantage d'être avertis à temps.
Pour nrévenir la tuberculose je considère la suppression du travail de l'enfant comme absolument nécessaire. S'il est hu-
miliant de constater que l'exploitation de ce travail se pratique
encore chez nous, il est encourageant … voir qu'on s'efforce de plus en plus de la supprimer. -
En certaines circonstances, la loi est impuissante sans la
coopération du professeur et du médecin. Je veux parler des parents sans cœur qui imposent à leurs enfants des travaux manuels exigeant la force d'un homme robuste.
L'enfant est trop timide pour se plaindre: mais si l’on s'aperçoit que sa pâleur, sa faiblesse et sa mauvaise apparence résultent de tels excès, l'instituteur ou le médecin devront faire tout leur possible pour changer cette situation.
Dans les écoles des quartiers très pauvres où le manque de nourriture empêche les enfants de s'appliquer à leur travail d'écoliers et les prédispose à ls tuberculose, je suggérerais que l'on distribue, le midi, à ces petits affamés quelques sandwiches avec un ou deux verres de lait. Les commissions scolaires et quelques philanthropes pourraient se partager les dépenses de cette entreprise humanitaire. Je suis convaincu qu'après cela on trouverait dans ces districts moins d'enfants tuberculeux ou sérofuleux, et dans l’école un travail mieux fait.
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