TECHNIQUE IMPARFAITE
On peut dire que nous sommes arrivés en technique radiographique à un stade où le cliché honorable est devenu
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une règle générale. Or, pour voir les altérations minimes, il faut une radiographie parfaite. C’est très justement que dans le traité qu’il vient de faire paraître, M. Cmaumer écrit :
« Il nous est arrivé de découvrir des cavernes non bordées sur de bons clichés, alors que des radiographies d'apparence honorable ne les mettaient pas en évidence. »
Mais les critères de la radiographie parfaite sont bien difficiles à énoncer : MM. Trisour et AzouraAy ont fait un effort louable en essayant de les résumer. La question a été longuement reprise à Bâle, en 1931, au Congrès de la Société Suisse de Lutte contre la Tuberculose. Les uns veulent des images nettes, d’autres des images contrastées. M. Meyer de Neufchâtel, a bien montré ces divergences et la difficulté de concilier les opinions d’auteurs autorisés comme MM. Zim- MERN, KOEHLER, RANCKE, STEPHANI. La technique radiographique est, elle-même, fort discutée et il serait de première nécessité de l’uniformiser. On n’est même pas d’accord sur la qualité des rayons à employer. M. SrepHant s’est fait le champion de la cause des rayons durs avec usage d’un antidiffuseur ; la plupart des auteurs leur préfèrent les mous (CHANTRAINE, ZIMMERN, etc.). On peut alors se demander avec inquiétude quand viendra le « Jour où, grâce à des générateurs plus puissants, nous serons en mesure d’obtenir des images comparables » (ZIMMERN et ARVANITAKIS) ?
Pour beaucoup de radiographies que nous publions, nous ne pouvons prétendre à l’image parfaite. Certaines ont pu être fouillées avec plus de soin, mais la plupart ne sont que les clichés « standard » et d’ailleurs, en général, fort honorables, dont nous disposons dans les hôpitaux et dispensaires parisiens. À défaut de perfection technique, nous avons tout mis en œuvre pour faire de nos clichés des documents très suffisants. Nos conditions de travail nous ont, en tout cas, permis de les répéter aussi souvent que nous le jugions nécessaire. C’est ainsi que pour presque tous nos malades, nous avons fait tirer une quantité importante de radiographies, souvent séparées les unes des autres par un
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très court intervalle de temps (un jour ou deux par exemple). Nous avons utilisé, pour chaque malade, des appareils différents, des pénétrations diverses, nous avons demandé le concours d'opérateurs variés. Nous estimons qu’à défaut d’un critère unique, comparable, qui serait la preuve du bon cliché, la multiplication des radiographies et la diversité des techniques utilisées suffisent à aflirmer la valeur des documents que nous apportons. Nous dirons même, qu’à notre avis, cette manière de procéder, quand elle est praticable, donne la véritable solution des difficultés auxquelles se heurtent chacun de leur côté les partisans des «rayons durs » et les partisans des « rayons mous ».