‹ La Tuberculose Pulmonaire Sénile: Importance de son diagnostic dans la lutte anti-tuberculeuseChapitre 16 sur 48 · LE · texte numérisé non relu

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n’est plus frappant à ce point de vue que la lecture des pages suivantes tirées du « Traité d’auscultation ».

« J'ai trouvé de temps en temps, chez des sujets affectés de catarrhe

. chronique et morts de diverses autres maladies, des cavités anfractueuses tapissées par une membrane demi-cartilagineuse et tout à fait semblable

à celle qui tapisse les ulcères anciens du poumon, auxquels ces cavités ressemblaient entièrement, à cela près qu'elles ne contenaient point

de matière tuberculeuse. Ceux de ces sujets qui avaient été interrogés, 2! ‘avec soin rar portaient tous l’origine de leur catarrhe chronique à une

maladie grave qu'ils avaient éprouvée à une éroque antérieure et qui avait présenté les symptômes de la phtisie pulmonaire et souvent de telle manière qu'on avait considéré dans le temps ces malades comme des poitrinaires décespérés.

D'un autre côté, chez les phtisiques, dont la maladie a duré extrême-

ment longtemps, plusieurs années par exemple, on trouve assez commu-

nément quelqu'une de.ces cavités vide, ou à peu près vide, de matière tuberculeuse et entièrement tapissée par une membrane demi-cartila-

gineuse ; mais on trouve en même temps d'autres excavations dont la

membrane cartilagineuse est plus molle ou n’est pas tout à fait complète et qui contiennent. encore une assez grande quantité de matière tuberculeuse Cn trouve quelquefois, également, des cavités ulcéreuses dent les rarois ne présentent presque dans aucun point la membrane

demi-cartilagineuse et qui sont encore à demi-pleines de matière tuber-

-culeuse puriforme, et enfin presque toujours on rencontre, en outre,

des tubercules ramollis à divers degrés, des tubercules crus et même des tupercules demi transpçarents et miliaires. Cette réunion de tubercules dans tous leurs degrés de développement, comparée à la marche lente Je la maladie, prouve, ce me semble, jusqu'à l'évidence que, chez ces suiets, le dévelonpement des tubercules s’ect fait à plusieurs époques. différentes et que les plus anciens, c’est-à-dire ceux qui ont denné lies

à la formation des cavités ulcéreuses vides et tapissées par la membrane | cartilagineuse parfaite, se sont développés plusieurs années avant les

derniers 1. »

La tuberculose du vieillard est-elle dûe à un bacille spécial? — On a soutenu que, dans certains cas, les formes de tuberculose qui permettent d'atteindre la vieillesse seraient dûes à une race spéciale de bacilles.

« D’après ses analyses de statistiques et de mortalité en Angleterre et au pavs de Galles, Brownlee conclut qu'il existe trois types de tuberculose pulmonaire. Le premier, qu’il appelle celui des « jeunes adultes », a une mortalité maxima chez les hommes entre 20 et

25, ans ; le second, le type de « l’âge mûr », est surtout fatal entre:

15 et 55 ans : enfin un troisième type, celui des « vieillards », produit un nembre maximum de décès entre 55 et 65 ans, Ces de

1 Laennec, p. 381-382.

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formes sont distribuées très inégalement dans la Grande-Bretagne et l'Irlande.

« Mais bien qu'il soit enclin à admettre que l'infection et la résistance sont toutes deux d'importants facteurs, le D' Brownlee conclut finalement que la tuberculose pulmonaire n’est pas une maladie unique, comme on le conçoit généralement, mais plutôt un groupe de maladies se rapprochant ainsi de la fièvre typhoïde et de la dysen-.

terie bacillaire ». (LYLE CUMMINS).

Nous pouvons dire, en résumé, que ie terrain sénile ne coristitue, en aucun sens, un terrain spécial pour la tuberculose. L'étiologie de * la tuberculose sénile se confond avec celle de l’adulte — et les vieux tuberculeux que l'on représente souvent comme des porteurs de lésions propres à la vieillesse, les vieux semeurs de bacilles qu'on découvre par hasard, les scléreux, les tousseurs bronchitiques et o emphysémateux nous apparaissent alors comme les survivants de la tuberculose. | -

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