STE
ment nécessaire d'affirmer le diagnostic -— comme cela peut arriver, lorsque dans une famille dont tous les membres sont réputés indemnes dé tuberculose, on recherche l'origine d’une contaminaion -— c’est à l’inoculation que nous nous adresserons en dernier ressort.. Dans certains cas, en effet, l’expectoration du vieillard est tellement abondante qu'il est très difficile d’y trouver les bacilles :
«x Chez les bronchitiques emphysémateux présentant du’ catarrhe pituitcux, nous avons pu dans un seul cas trouver des bacilles par le procédé de l’homogeneisation. Les Eacilles sont ici en trop petite quantité et le plus souvent l’inoculation au cobaye est nécessaire pour permettre de dire s’il y a encore ou non une lésion tuberculeuse ». (BEZANÇON et PHILIBERT ?).
EXAMEN RADIOLOGIQUE
Nous n'’insisterons pas sur la nécessité de cette méthode, qui, heureusement, tend à s'imposer de plus en plus aux médecins. Actuellement, « ce qui nuit le plus à l'extension de la radioscopie systématique, ce sont les difficultés matérielles qu’éprouve le médecin placé dans la nécessité de s'en servir » (AMEUILLE, 1).
Il est possible que, dans de nombreux cas, la radioscopie ajoute
peu de chose à l'examen clinique, surtout, chez le vieillard où des
modifications radioscopiques dûes à des lésions cicatrisées doivent.
être assez fréquentes ; mais quel précieux renseignement nous apporte ce simple passage à l'écran, lorsqu'il nous montre des lésions étendues, voire même une caverne muette qu'aucun signe clinique n’avait permis de suspecter, ou dont les signes particuliers étaient masqués momentanément par d'autres bruits. C’est ainsi que le malade de notre observation I, examiné le 10 décembre, ne présentait comme signes stéthacoustiques que des sibilances généralisées en avant et en arrière. Ce jour même, comme il est de règle dans le service de M. le D' Rist, au Dispensdire Léon Bourgeois, on l’examine à l'écran et l’or note :
« Taches et marbrures sur les 2/3 supérieurs du champ pulmonaire
ne Aspect en mie de pain avec grosse image cavitaire (mandarine) sous la clavicule droite ».
Quatre examens de crachats avaient été négatifs un mois auparavant. Voilà donc un tuberculeux que, sans les rayons X, on risquait de laisser échapper et qui aurait continué à semer la contagion autour de lui. Un examen de crachats positif démontrait, peu après, la nature tuberculeuse de la caverne constatée à l’écran.
BEZANÇON et PHILIRERT, Ac. de Médecine, 30 déc. 1918.
ES
- inflammatoires moins nets que chez l'adulte.