LES FORMES AIQUÉS
Elles répondent à deux types cliniques bien différents parfaitement décrits par BARIÉ (9) :
1° Forme latente : granulie aiguë latente. —— Les signes physiques sont très réduits ou mal définis. Les malades sont apyrétiques, ils ne toussent guère, n'ont point d'oppression et en tout cas, lorsque la toux et la dyspnée s’observent, « c'est que les malades tubereuleux sont en même temps bronchitiques et emphysémateux et alors le plus souvent l’'emphysème masque la tuberculose » (BARtÉ).
Les phénomènes dominants sont ceux d’une cachexie très prononcée qui fait penser à un Cancer latent. Il n’est pas rare d’ailleurs qu'une tuberculose aiguë ou subaiguë vienne compliquer un cancer viscéral. Lorsqu'il existe de la dyspnée et des râles, on a tendance à les rapporter à des trouhles cardio-rénaux si fréquents chez le vieillard, qui présente presque toujours un certain degré d’artériosclérose. Ce diagnostic paraît d'autant plus vraisemblable qu’à l’occasion de l'infection le myocarde fléchit d’une façon manifeste. (CASTAIGNE et PATLLARD) ?. RS
Le diagnostic de cette forme latente est impossible et ne peut qu'être suspecté. Seule l’autopsie pourrait en donner la clef.
2° Tuberculose granulique à forme de pyrexie. — Contrairement à la forme précédente, celle-ci présente de suite toutes les allures d’une. maladie aiguë et une symptomatologtie très riche dont la diversité
‘même compliquera le diagnostic. Dans certains cas, elle évolue comme une affection aiguë des voies respiratoires ; dans d'autres, elle se présente avec les symptômes d’une affection typhoïde.
A) Forme pneumonique. — Cette forme débute assez fréquemment par des crachements de sang et présente les signes physiques d’une pneumonie. Mais les crachats ne sont jamais rouillés, le souffle ‘tubaire peu net et d'apparition tardive. La température est irrégulière et l’état général grave. Il faut noter que la pneumonie du sommet si fréquente chez le vieillard est très rarement tuberculeuse.
B) Forme typhoïide. — Le diagnostic en est également très difficile — c'est une forme rare, mais Cependant moins rare encore chez le vieillard que la fièvre typhoïde. Elle ne se distingue pas de la granulie .de l’adulie et l’hémoculture sera le moyen de diagnostic certain. |
Nous n’insisterons pas sur cette forme qui n’entre pas dans notre cujet.
1 CASTATGNE et PAILLARD. — Granulie chez le vieillard in « La Tuberculose ». Paris, 1920.