LA RÉACTION DE FIXATION
Cette méthode, appliquée pour la première fois par WipaL et LE SourD en 1901, comporte de nombreux procédés techniques. Elle a été expérimentée récemment chez le vieillard par IcHok (46), qui a utilisé la technique proposée par BESREDKA depuis 1912 et étudiée depuis par de nombreux auteurs (PELLIER, 67). |
Ichok a prélevé du sang chez cent malades de la Salpétrière, âgés de 50 à 88 ans. Sur ce nombre, il y eut 52 tuberculeux répartis de la façon suivante :
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A l'exception de six sérums pour lesquels la réaction de Bordet- Wassermann se montra positive tous les sérums provenant des sujets non tuberculeux ont donné une réaction négative.
Sur les 52 sérums de tuberculeux, l’auteur enregistre 46 réactions positives et 6 négatives. Ces dernières se décomposent ainsi :
DÉOTS MOUSE ET Tee Ad red e MAlSdEr PONTS TT ATAVE, eus Pt re ete Tuberculose puimonaire cachectique........ 1
« Ayant acquis de la sorte la conviction que la spécificité de la séro-réaction chez le vieillard ne le cèdé en rien à celle observée dans les autres cas, nous procédâmes à l'étude spéciale de la tuberculose chez le vieillard, si protéiforme et si difficile à reconnaître.
Cette étude à porté sur vingt pensionnaires de la Salpétrière, dont l’âge variait de 64 à 82 ans et chez lesquels les antécédents nous faisaient supposer des lésions tuberculeuses. Au demeurant, leur état général était bon dans la grande majorité des cas, ils se promenaient tous les jours et vaquaient régulièrement à leurs menues occupations.
aie Presque tous toussaient depuis de longues années, mais n'y attachaient aucune importance. Chez huit, nous avons pu trouver dans les crachats des bacilles tuberculeux: La séro-réaction, pratiquée au
moyen de l’antigène de Besredka, nous donna sur l’ensemble (vingt)
des malades examinés 17 réactions positives et 3 négatives.
Les ‘résultats de &es recherches confirment la thèse de Calmette, d’après laquelle la bronchite chronique à laquelle succombent si souvent les vieillards, est, dans la plupart des cas, tributaire des bacilles tuberculeux : ils montrent, en même temps, combien le dépistage des tuberculeux au moyen de la réaction de fixation est de nature à faciliter l’œuvre de la prophylaxie antituberculeuse ».
Si l'on en jugé war les résultats obbenus dans la première série d'expériences, il est probable que des examens de crachats répétés en série auraient fini par mettre en évidence le bacille de Koch chez presque tous les malades porteurs d’une réaction de fixation positive.
Dans le diagnostic des formes pulmonaires — mis à part l’état cachectique, comme pour toutes les réactions spécifiques dans la tuberculose — une séro-réaction négative éliminerait donc presque sûrement la tuberculose active. Elle ne coïncide, en effet, ni avec la sous-Cuti — ni avec l’intradermo-réaction ; nombre d'individus, réagissant à la tuberculine, montrent une réaction de fixation négative (RÉNON, 77).
Une réaction positive constituerait une indication impérative de persévérer dans la recherche des bacilles en série, surtout si l’on admet la loi de Rist qui veut que toute tuberculose évolutive s’accompagne d'une expectoration bacillifère.