OBSERVATION I
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Personnellement pas de maladie grave.
À son entrée à l'hôpital, il présente, au niveau du grand angle de l'œil, au-dessous du tendon de l’orbiculaire, une tumeur grosse comme une noisette. À ce niveau, la peau est rouge brunâtre, avec quelques croûtelles. Au toucher, on a très nettement la sensation d'une collection fluctuante.
Quand on l’interroge, on apprend qu'il y a deux ans, il fut opéré pour une dacryocystite; mais les symptômes de cette prétendue dacryocystite sont, dit-il, exactement les mêmes que ceux qu’il ressent actuellement.
L’affection ancienne, comme la présente, a débuté par un petit bouton au-dessous de l'angle interne de l'œil gauche; il se gratta et fit sourdre quelques gouttelettes de pus à ce niveau. Jamais, pas plus à ce moment qu'actuellement, 1l n’a eu de larmoiement: il n’a jamais non plus mouché de pus.
Donc, il n’y a pas de doute, pas plus il y a deux ans qu'actuellement, il n’a eu de dacryocystite. L'intervention décidée, le 1? janvier 1900, on fait une incision de deux centimètres au niveau de la tumeur. Il s'écoule un peu de pus.
Le sac lacrymal, très profondément situé, n'est pas touché au moment de l'intervention.
Le pus recueilli est envoyé au laboratoire de la Faculté ; l'analyse bactériologique, pratiquée par M. P. Courmont, y décèle des staphylocoques.
Le 15 janvier 1900, le malade sort de l'hôpital; l'état local est excellent, il n'y a pas de pus et pas de larmoiement.
LS M. le D'Navarre, médecin du P.-L.-M., qui a revu le malade, a bien voulu nous communiquer les renseignements suivants :
16 janvier 1901. La tumeur reparait à l'angle interne de l'œil. Elle est actuellement de la grosseur d’un gros pois. Pas d’épiphora.