IV. — Cette tumeur prélacrymale peut ne pas
s'accompagner de dacryocystite, souvent s'il y à écoulement lacrymal il n'est qu'insignifiant. -
V. — La tumeur prélacrymale est apparemment produite par des micro-organismes venus du sac, sans qu'ils l’aient infecté, et qui pullulent dans l’espace présacculaire, sans qu'il y ait perforation du sac lacrymal. Il se passe là ce que l'on voit, par exemple, dans les abcès : périanal, périnéphrétique…
VI. — Le diagnostic de la tumeur prélacrymale doit se faire avec les néoplasies ou les inflammations pilo-sébacées de la région qui ne seront que très rarement localisées à la région du sac. — Il doit se faire spécialement avec la tumeur lacrymale vraie, c'est-à-dire, la mucocèle ou l'empyème du sac. Un écoulement purulent concomittant, le cathétérisme et surtout la possibilité de vider la tumeur par la pression digitale mettront sur la voie du diagnostic.
VII. — La tumeur prélacrymale semble pouvoir s'ouvrir secondairement dans le sac, mais bien plus fréquemment si l’on n'intervient pas, elle s’ouvrira à la peau avec guérison spontanée. Inversement une perforation du sac dans le cas d’empyème peut créer une tumeur prélacrymale secondaire, longue à guérir en raison de la fistulisation lacrymale.
VIIL. — La connaissance de la tumeur prélacrymale est très importante, elle nous explique les cas de soi-
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disant tumeurs lacrymales guérissant rapidement ou Spontanément quand il s’agit de tumeurs prélacrymales et au contraire de tumeurs lacrymales vraies qui s’éternisent avec ou sans fistule.
IX. — Le traitement des tumeurs prélacrymales inflammatoires est des plus simples, il faut s’abstenir de tout cathétérisme qui peut créer une dacryocystite, il suffira d’inciser l’abcès circonscrit, de curetter son intérieur et de panser à plat. Ce ne sera que dans le cas où le sac est malade qu'on est autorisé à l'enlever méthodiquement.