‹ La Tunisie de début de XXme siècleChapitre 20 sur 39 · INVERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

INVERTÉBRÉS

Nous sommes encore loin de connaître d'une façon satisfaisante les Invertébrés de la Tunisie. L'Exploration scientifique de la Régence a sans doute recueilli des collections importantes, mais il

A RAPHAKL BLANCHARD

iste eocore beaucoup à faire et les spécialistes qui voudraient idonner à Tétude de questions restreintes seraient largement lyés de leurs peines.

Il serait oiseux d'énumérer ici des animaux qui n*ont ordinaireent d'intérêt que pour les naturalistes ; nous nous bornerons à gnaler celles qui sont utiles ou nuisibles, ou encore qui sont tout fait caractéristiques de la faune tunisienne et nord-africaine.

Insectes. — Aux Hyménoptères se rattachent les Abeilles. On élève i Tunisie les races de ïApis mellifica qui sont cultivées en Europe, ais ce ne peut être qu'une industrie médiocrement florissante, en ison de la rareté des fleurs. Il s*est constitué à Tunis une Société apiculture, qui est encore trop jeune pour avoir pu faire œuvre es utile.

La culture du Figuier est assez répandue dans certaines localités 1 nord. Elle donne lieu à de curieuses pratiques, qui remontent à ute antiquité, mais dont Texplication est de date toute récente : ms voulons parler de la caprification.

Certaines variétés de Figuier donnent normalement des fruits arnus; certaines autres, appartenant également au Ficus carica^ 3n donnent jamais d'une façon spontanée : abandonnés à euxâmes, ces arbres produisent des figues qui tombent de bonne sure, en sorle que la récolte est nulle. Toutefois, par Tartifice silalé plus haut, on peut empêcher les fruits de tomber et les conlire jusqu'à maturité. Ce singulier phénomène est sous la dépennce d'un Hyménoplère, le Blastophaga psenes, dont le rôle vaut la ine d'être élucidé.

Le Caprifiguier ou Alzakar est le Figuier sauvage ; il porte chale année trois générations de fruits. A Tarrière-saison, quand les jilles tombent, il reste sur les rameaux des petites figues dures li persistent tout l'hiver ; ouvrons-les : on y trouve des fleurs feelles, dont un bon nombre ont l'ovaire parasité par une larve [Qsecte. Le printemps venu, il naît sur les rameaux d'autres :ues, dites figues mâles ou dokkars ; elles possèdent, en efiet, des urs mâles, mais aussi des fleurs femelles appelées à jouer un le très spécial. Les Insectes, nés des figues d'hiver et sortis de Iles-ci au printemps, pénètrent dans les dokkars: ils déposent jrs œufs dans les ovaires des fleurs femelles, qui s'arrêtent alors

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dans leur évolution et se bornent à abriter les larves. Quand éclosent les Insectes parfaits, ils tombent dans la cavité de la figue et s'efforcent d'en sortir ; ils rencontrent alors les fleurs mâles, dont les étamines, arrivées à maturité, les saupoudrent de pollen.

Les Insectes libres se mettent alors à la recherche de figues où ils puissent pénétrer pour y déposer leur ponte. Soit sur le môme arbre, soit sur des arbres voisins, car elles sont ailées et peuvent voler à quelque distance, les femelles s'attaquent à des jeunes figues, nées en été sur les rameaux de Tannée ; elles pénètrent à leur intérieur, fécondent, grâce au pollen qu'elles transportent, les fleurs femelles les plus proches de Torifice, puis pondent leurs œufs dans celles du fond, qui présentent à cet effet une structure particulière. Ces jeunes figues sont celles qui passent l'hiver ; cette ponte donne naissance aux Insectes qui éclosent au printemps.

Telle est l'histoire du Figuier sauvage, à fruits non charnus.

Le Figuier cultivé, qui n'en est qu'une variété obtenue par l'industrie humaine, donne au contraire des fruits charnus et succulents. Chez certaines races, ces fruits dérivent spontanément de ceux qui naissent en été (deuxième génération), et il y a grand avantage à cultiver de telles races, puisque les fruits arrivent en toute circonstance à maturité, que les fleurs aient été fécondées ou non par les Blastophages ; ou n'a donc aucun compte à tenir de ces derniers. Chez d'autres races cultivées, moins avantageuses que les précédentes, les figues n'arrivent à maturité qu'après la visite des Blastophages chargés de pollen. Aussi, dans les contrées où l'on cultive ces races de Figuiers, et la Tunisie est dans ce cas, se livre-ton, dans le courant de juin, à l'opération de la caprification.

Cette opération consiste à récolter sur les Caprifigiiiers les dokkars ou figues mâles, qui sont vertes, dures et laiteuses, à les enfiler en chapelets de trois à six figues, puis à suspendre ces chapelets sur les Figuiers à fleurs femelles.

On comprend ce qui se passe : les Insectes issus des dokkars pénètrent dans les figues femelles et les fécondent ; celles-ci sont alors capables de mûrir.

La caprification était déjà connue et pratiquée dans l'antiquité ; Aristote et Théophraste la décrivent très clairement. Les Arabes,

entre autres Ibn Ouabshiah, dans son Agriculture nabathéenne, et Ibn el Aouam, dans le Kitab al fellalah (XII« siècle), ne sont pas moins précis. C'est donc par suite d'une longue tradition empirique que les Arabes effectuent cette opération agricole. La baute importance de celle-ci est démontrée d'une façon curieuse et saisissante par ce qui suit :

En 1880 et 1882, on importa le Figuier de Smyrne en Californie ; on Ty propagea, mais sans aucun succès, car on ne pouvait pas récolter une seule figue. Pourtant, les figues mûrissaient, quand on les fécondait artificiellement, en y introduisant le pollen descapriiigues. Une telle opération ne pouvait être confiée à la main de l'Homme : il valait mieux recourir aux Insectes qui, dans la région méditerranéenne, jouent normalement ce rôle. Aussi résolut-on d'importer en Californie le Blastophaga psenes : les premières tentatives d'acclimatation furent infructueuses, mais des essais ultérieurs réussirent mieux (1899), et maintenant la caprification s'effectue suivant son mode ordinaire. Il en résulte que la Californie, où le Figuier réussit à merveille, ne va pas tarder à produire des figues en abondance, peut-être môme à les exporter dans l'ancien monde, comme elle le fait déjà pour d'autres fruits.

Parmi les Hémiptères, nous devons mentionner le Kermès, sorte de Cochenille qui vit sur le Chêne garrouille (Quercus coccifera) et qui a joué, naguère encore, un rôle assez considérable. L'Insecte, dont nous ne pouvons exposer ici les métamorphoses, se trouve sur les petits rameaux du Chêne : en avril et mai, il a atteint toute sa croissance et présente alors les dimensions d'un petit pois. On le récolte, on le dessèche et il constitue ainsi la graine d'écurlate, Pen dant des siècles, le Kermès a été l'unique substance avec laquelle on obtint la teinture en pourpre; sa grande importance industrielle a conduit à penser qu'il devait jouir aussi de précieuses propriétés médicinales et, de fait, peu de substances ont eu en médecine une vogue aussi considérable et aussi peu justifiée.

La découverte de l'Amérique, en faisant connaître la Cochenille du Nopal (Coccm cacti), a porté un coup mortel à la teinture avec la graine d'écarlate ; plus récemment, les couleurs d'aniline ont détrôné à son tour la Cochenille mexicaine. Seuls, les Musulmans ont continué d'employer le Kermès, parce qu'un certain verset du Coran leur enjoint de teindre leurs chéchias avec cette substance.

Mais aujourd'hui, cette pratique elle- môme est tombée en désuétude, depuis que les chéchias se fabriquent en Europe.

Arachnides. — Les Scorpions sont partout très répandus. On n'en connait pas moins de trois genres et six espèces, qui sont : Buthm europmus Linné, B. australis Linné, B. jEneas C. Koch, B. arenkola Simon, Heterometrus maurus (Linné) et Euscorpius carpathicus (Linné). Les trois premiers sont redoutables, bien que leur piqûre soit rarement mortelle pour l'Homme.

En 1888, j'ai vu à Kairouan des mendiants d'une caste spéciale parcourir pendant la nuit la ville et ses environs ; ils étaient munis d'une lanterne et armés d'une longue broche, sur laquelle ils enfilaient tous les Scorpions qu'ils rencontraient. Le lendemain, ils allaient de porte en porte présenter leur capture et recevaient quelque menue monnaie.

Les SoLiFUGES sont de curieuses Arachnides qui habitent les déserts ; on dirait qu'ils possèdent cinq paires de pattes, mais la paire antérieure, qui sert effectivement à la locomotion et qui est dépourvue de griffes, n'est autre chose que des palpes maxillaires très développés. Leur tête se prolonge par deux puissantes pinces. Ces animaux chassent en plein soleil et courent avec une extrême agilité. On les redoute à l'égal de la Vipère et du Scorpion, mais des recherches récentes ont établi qu'ils ne possèdent aucun appareil à venin et sont absolument inoflensifs. Galeodes barbanis et G. Olivieri sont les espèces les plus communes ; on connaît encore Solpuga flavescens, Bhax ochropus et quelques autres formes.

Orastaoés. — On trouve partout dans les oueds, mais peut être moins communément qu'en Algérie, le Crabe d'eau douce (Telphusa fluviatilis), qui habite aussi les eaux saumâtres. 11 partage ce séjour avec Palaemonetes varians, sorte de Crevette appartenant comme lui à l'ordre des Décapodes. Les Crevettines (Gammarus ptdcx, G, tunetanus), partout abondantes, représentent les Amphipodes. Aux Phyllopodbs se rattachent les Branchipes (Branchipus pisciformis), les Apus (Apus cancriformis, A. numidicm) et les Esthéries (Estheria cycladoides, JE. angulata) ; aux Copépodes, toute une faune de petits animaux que j'ai décrite avec le D"^ J. Richard, et qui se trouve notamment dans les eaux rejetées par les puits artésiens.

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Mollusques. — Ils sont assez peu nombreux et n'offrent guère d'intérêt qu-aux malacologistes de profession. Mentionnons pourtant les Gastéropodes marins, au moyen desquels les Phéniciens obtenaient autrefois la teinture de pourpre. L'espèce qui leur fournissait la célèbre pourpre de Tyr élait le Murex trunculus ; on a trouvé des amas considérables de sa coquille dans les ruines phéniciennes et même dans les ruines romaines, par exemple à Pompéi, à proximité des anciennes teintureries. Le Murex braiidaris était utilisé aussi, mais plutôt sur les côtes de l'Adriatique; il fournissait la pourpre de Cerigo et de Laconie, d'une nuance différente. Deux autres espèces (Purpura lapillus, P. hœmastoma) étaient également employées. Cette industrie, jadis considérable, fut ruinée par le Kermès du Chêne, comme celui-ci devait Tôtre par la Cochenille du Nopal, et cette dernière par les couleurs d'aniline.

Annélides. — Trois espèces de Sangsues sont à signaler : Vina quadristriata, fine et grêle, incapable de sucer le sang des Vertébrés ; Hirudo troctina, verdâtre, tachetée de noir et de jaune, grosse comme notre Sangsue médicinale et employée aux mêmes usages qu'elle ; Limnatis nilotica, espèce la plus répandue, d'un brun fauve, bordée d'une bande orangée, à ventre gris orangé. - Celte dernière espèce ne peut être utilisée en médecine ; elle est néanmoins très utile à connaître, car elle cause fréquemment des accidents assez graves. Elle abonde dans les ruisseaux d'eau courante et dans les abreuvoirs ; elle nage au fil de Teau et est souvent absorbée par les animaux qui viennent boire ; elle se fixe alors soit dans les fosses nasales, soit dans la bouche, soit, plus ordinairement, dans le pharynx et cause des hémorragies d'autant plus graves qu'elle est assez généralement dissimulée aux regards. Des accidents tout semblables s'observent aussi dans l'espèce humaine, notamment chez les soldats qui, après une longue et pénible marche, se jettent à plat ventre pour boire avidement Teau fraîche du ruisseau.

INDEX BIBLIOGRAPHIQUE

1881. — RouDAiRE, Rapport sur la deimUre expédition des cholts. Paris, 1881. — L. MoRLET, Mollusques, p. 167. — F. Lataste, Batraciens, Reptiles, Mammifères, p. 172. — Hénon, Leprieur et Simon, Insectes, p. 175.

1884-1885. — Matenali per lo studio délia fauna tunisina, raccolti da G. c L. DoRiA. Annali del Museo cicico di Genoca, — ViNacuERRA, Pesci, XX, p. 393. — Pavesi, Arachnidi, XX, p. 446. — Emery, Formiche, (2), 1, p. 373. — Parona, Collembola, (2), I, p. 426. — Ferrari, Rincoti, (2), I, p. 439. — IssEL, Molluschi, (2), II, p. 5. — De Bormans, Orthoptères, (2), II, p. 97.

1885. — F. Lataste, Étude sur la faune des Vertébrés de Barbarie (Algérie, Tunisie et Maroc). Catalogue provisoire des Mammifères apélagi(|ues sauvages. Actes de la Soc. linn. de Bordeaux, XXXIX, p. 129-289, 1885. Tiré à part, Bordeaux, in-8° de 177 p., 1885.

1885-1900. — Exploration scientifique de la Tunisie, Paris, Imprimerie Nationale. Une série de fascicules grand in-8* ; nous les éaumérons suivant l'ordre zoologique :

Mammifères. — F. Lataste. Catalogue critique des Mammifères apé- Ingiques sauvages de la Tunisie. In-8' de XV-42 p., 1887.

Insectes. — Ed. Lefèvre, Liste des Coléoptères recueillis en Tunisie en 1883, par M. A. Letourneux. In-8° de 16 p., 1885.

L. Bedel, Catalogue raisonné des Coléoptères de Tunisie, — Première partie : Cicindelidœ-Staphylinidœ. In-8' de 130 p., 1900.

J. M. F. Bigot, Énumération des Diptères recueillis en Tunisie dans la mission de 4884. In-8' de 11 p., 1888.

C. Emery, Revision critique des Fourmis de la Tunisie. In 8" de 111-21 p.,

A. Puton, Énumération des Hémiptères recueillis en Tunisie en 1883 et 4884, par MM. Valéry May et et Mawice Sédillot. In-8' de 11-24 p., 1886.

Arachnides. — E. Simon, Étude sur les Arachnides recueillis en Tunisie en 4883 et 4884, par MM. A. Letourneux, M. Sédillot et Valéry Mayet. In-8'delV-55p.,1885.

150 INDEX BIBLIOGRAPHIQUE

Crustacés. -- E. Simon, Étude sur les Crustacés teirestres et fluviatiles recueillù en Tunisie en 1883, 1884 et 1885, par MM, A, Letoumeux, M. Sedillot et Valéry May et. In-8* de 21 p., 1885.

Mollusques. — A. Letourneux et J. R. Bourguignat, Prodrome de la n^Uacologie terrestre et fluviatile de la Tunisie, In-8' de 166 p., 1887. — Ce mémoire ne concerne qu*une partie des Gastéropodes pulmonés.

Paléontologie. — V. Gauthier, DescHption des Echinides fossiles recueillù en 1885 et 1886 y dans la région stid des hauts-plateaux de la Tunisie, par M, Philippe Thomas. In-S" de 11-116 p., 1889.

V. Gauthier, Description des Echinides fossiles des tenains jurassiques de la Tunisie, recueillis par M, Le Mesle. In-8* de 25 p., 1896.

A. LocARD, Description des Mollusques fossiles des terrains tertiaires inféneurs de la Tunisie, recueillis en 1885 et 1886, par M. Philippe Thomas. ln-8'de 11-65 p., 1889.

Ph. Thomas, Description de quelques fossiles noumaux ou critiques des teiTaim tertiaires et secondaires de la Tunisie, recueillis en 1885 et 1886. In-8Me46p.,1893.

1891. — R. Blanchard, Résultats d'une excursion zoologique en Algérie. Mémoires de la Soc. zool. de France, IV, p. 208-245.

1891. — R. Blanchard et J. Richard, Faune des lacs salés d'Algérie. Cladocères et Copépodes. Mémoires de la Soc. zool. de France, IV, p. 512-

1894. — E. OuviER, Herpétologie algérienne ou catalogue raisonné des Reptiles et des Batraciens observés jusqu'à ce jour en Algérie. Mémoires de la Soc. zool. de France, VII, p. 98-131.

PAU

Docteur es- sciences. Lauréat de V Institut, Zoologiste du laboratoire Colonial du Muséum

La Zoologie appliquée de la Tunisie, c'est-à-dire Tétude des animaux qui fournissent des produits utiles à l'Homme, nous montre que les Animaux marins ont une importance beaucoup plus considérable, à ce point de vue, que les Animaux terrestres et fluviatiles.

Parmi les animaux terrestres, nous n'avons guère à signaler, abstraction faite des animaux domestiques, que les Abeilles, qui sont abondantes dans certaines régions de la Tunisie. En Khroumirie, en particulier, les Arabes possèdent presque tous des ruches d'un type assez spécial : elles sont constituées par un cylindre de liège fermé aux deux extrémités par un disque de môme nature. Les gâteaux sont disposés parallèlement à Taxe longitudinal de la ruche. Les ruches perfectionnées, adoptées par plusieurs possesseurs de domaines, ont donné, paraît-il, d'excellents résultats.

La faune ichtyologique des eaux douces est d'une pauvreté remarquable en Tunisie; le seul cours d'eau important de la Régence est la Medjerdah, dans les eaux de laquelle on ne trouve guère que des Barbeaux. Ces derniers, que l'on pêche jusqu'à l'embouchure de la Medjerdah, sont peu recherchés. On trouve également ces Poissons dans le Sud de la Régence, aux environs de Tozeur.

Le domaine maritime de la Tunisie est au contraire très vaste et

son exploitation donne lieu à une industrie des plus prospères, en

même temps que très variée.

Le développement des rivages tunisiens, îles comprises, n'est "rieur à 1200 kilomètres. Les côtes septentrionales, jusqu'à occidentale du golfe de Tunis, sont hautes, rugueuses, fai- . échancrées ; elles ne présentent que des baies peu pro- Jt inhospitalières. A partir du cap Bon et jusqu'au golfe s, ce sont des plages de sable ; le golfe de Gabès est un iateau sablonneux, tapissé d*herbes sous-marines, où la atteint la profondeur de 100 mètres qu'à une distance de [ui dépasse parfois 300 kilomètres.

icheries tunisiennes sont surtout caractérisées par la pêche mges, par celle du Corail et par celle des Poulpes. Nous erons tout d'abord la pêche des Éponges.

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