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tation de Tunis. Sousse recevra dans quelques semaines les eaux abondantes de l'oued Merguellil. Sfax,Kairouan,Bizerte sont aussi pourvues d'eau potable.
Enfin, le long des pistes et des routes, trois cent soixante-dix points d'eau ont été aménagés, d'après un programme d'ensemble dont la réalisation a coûté plus d'un demi-million de francs à l'Etat, sans compter la participation financière des simples particuliers. Les travaux sont, en elïet, exécutés d'après les dispositions du décret du 25 janvier 1897, qui pose le principe de la contribution en argent ou en nature des collectivités indigènes intéressées, tandis que le décret du 25 septembre 1897 stipule l'ouverture d'un crédit de 300.000 francs à la Direction générale des Travaux publics.
Sous l'empire de cette législation, la question de l'hydraulique, considérée au double point de vue de l'alimentation et de l'irrigation, reçoit peu à peu une solution conforme aux intérêts vitaux du pays.
Au nombre des dépendances du domaine privé de l'Etat tunisien se trouvent les forêts et les mines.
Tandis que les mines peuvent être concédées, les forêts sont, en principe, inaliénables. Elles ont été confiées à une administration spéciale érigée en Direction par décret du 28 juin 1883 et rattachée aux Services généraux de l'Agriculture et du Commerce par décret du 19 janvier 1895. Le Service des Forêts a non seulement pour mission de veiller à l'entretien et à la conservation des massifs, mais encore d'en assurer la mise en valeur au bénéfice de l'Etat. Le territoire a été partagé en cinq circonscriptions forestières ayant leur siège à Tunis, Aïn-Draham, Tabarca, Le Feïdja, Gafsa. Les décrets du 20 août 1886 et du 24 juin 1888 ont organisé la police des forêts spécialement en vue de prévenir les incendies, et les indigènes sont intéressés à préserver du feu les boisements, car (( tout pâturage au profit des usagers est interdit pendant six ans au moins sur toute l'étendue des forêts incendiées ».
Sur les 500.000 hectares de boisements que compte la Tunisie, il n'y a guère que 100.000 hectares composés de chênes-liège et de chênes zéens et comportant une exploitation rationnelle, le reste se composant de peuplements de pins d'Alep ou thuyas souvent en
POLNTS d'eau le LONG DES ROUTES
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