‹ La Tunisie et l'œuvre du Protectorat françaisChapitre 25 sur 52 · TT · texte numérisé non relu

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de 16.000 à 20.000 francs, avec fixation d'un minimnm. Un décret du Bey,en date du 22 mai 1894, a transféré au Gouvernement Français le droit de rachat des lignes qu'il garantit moyennant une annuité égale au produit net moyen à servir jus(|u'en mai 1970.

Plus tard, la ligne de Djedeïda-Bizerte (73 kilomètres), à voie normale, vint se souder à la première, mais elle fit partie du réseau tunisien qui comprend également toutes les lignes à voie étroite mettant Tunis en communication avec Nabeul et Menzel-bou-Zelfa, avec Sousse et Moknine,avec les centres agricoles du Mornag, Zagliouan et Pont-du-Fahs. De cette dernière station les rails se sont allongés vers l'est; ils atteignent aujourd'hui Le Kef, poussent jusqu'à Kalaat-Senane et Kalaat-Djerda.

Reliée à Tunis d'une part, à Kairouan de l'autre, Sousse devient aussi peu à peu un véritable centre de voies ferrées. Sa ligne de banlieue aura prochainement rejoint Malidia, et sur le chemin de fer de Kairouan est venue s'embrancher la gi-aiide voie qui, par Kasserine,Feriana,Sbeïtla, gagne lesgisementspliosphatiersd'Aïn- Moularès, àdeux pas de la frontière algérienne. La construction de celte artère nouvelle estactivement poussée. On vient d'ouvriiaussi les chantiers de la ligne de Mateur aux Nefza.

(^e réseau a fait l'objet de deux conventions passées entre l'Etat Tunisien et la Compagnie du Bône-Guelma, stipulant, au pi'olit de celte dernière, une concession de quatre-vingt-dix-iuMif ansà parlir du 29 décembre 1880. La conslruction des lignes fut exécutée par elle aux frais de rFtatTimisien, moycnnaiil un prix forfaitaire, mais à charge pai" la Compagnie de constituer une rései've avec les (h-oiiomies i'éalisées sur le forfait, pour parer aux dépenses de travaux complémentaires. Les insullisances d'exploiLition sont su[)poi'tées par la (>)mpagnie, mais les excédents sont d'ahord allectés à lui rembourser les insuflisances snj)porlées pai' elle avec intérêt simple à 4,fX) pour cent. Ce remboursement une fois l'ail, l'excédent des receltes brntrs doil rlic vt-rsi'à TLliil jiis(|ii';i concuirrnci» du monlanl de l'intérêt à 4,t')() poni* ccnl du (M|iil,il de iirruiici' ('lablisscment. ( '.es pr(''l(''vem('nls fails, s'il irsir rncitic lui r\c(''d<'nl, celuici doil être [tai'tagi'' en parts (''giije.s chlir Ir ( l«iu\«i ncnicul Tunisien et l.i ( !oni|);iyni('.

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