‹ La Tunisie et l'œuvre du Protectorat françaisChapitre 24 sur 52 · VO · texte numérisé non relu

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l'ensemble de rœnvi-e. Les difficultés techniques avec lesquelles les ingénieurs se sont trouvés aux prises, dans les eaux profondes où ils ont jeté les bases de la grande digue de nizerte,ont été vaincues par l'emploi des procédés les plus perfectionnés de la science moderne. Bien des mécomptes étaient à redouter quand on a creusé les argiles de Sidi-Abdallah pour y établir d'immenses bassins de radoub. Partout les maçonneries ont résisté à la pression du sol mouvant. Ni à Sousse, ni à Sfax, la fureur des vagues et le manque de solidité des terrains n'ont pu davantage empêcher l'achèvement de cette œuvre colossale, qui a décidé de la prospérité du pays entier en permettant enlin ;iux producteurs de trouver, en tout temps, sur le littoral, les navires assurant des communications régulières avec les autres régions méditerranéennes.

Mais les ports ne peuvent prendre toute leur valeur qu'à la condition d'être desservis par un réseau de routes et de cliemins de fer pénétrant au cœur même de la Régence.

Un plan d'ensemble comprenant diverses lignes de pénétration reliées entre elles par une voie parallèle au rivage de la mer fut donc établi. La Direction des Travaux publics en poursuit activement la complète réalisation. Ce sont aussi ses agents qui exercent, en vertu du décret du 16 octobre 1897, un contrôle sur les voies ferrées qui sont établies ou administrées par des sociétés particulières. Le service chargé du contrôle est unique pour l'ensemble des lignes tunisiennes, qu'elles jouissent ou non de la garantie du Gouvernement Français; il s'exerce tant au point de vue commercial qu'au point de vue technique. Le plus ancien réseau a été constitué par les soins de la Compagnie Bône-Guelma, qui obtint du Bey Es Saddok, par les concessions du 6 mai 1876 et du 27 janvier 1878, de pouvoir raccorder Tunis aux lignes algériennes par la vallée de la ]\[edjerda, et construisit 220 kilomètres de voie large, avec une garantie du Trésor français représentant 6 pour cent du capital de premier établissement et une garantie forfaitaire kilométrique d'exploitation fixée par un barème dont le point de départ est de 7.700 francs pour des recettes brutes d'exploitation inférieures ou égales à 1 1 .(M) francspar kilomètre et décroissant ensuite de 70 pour cent jusqu'à 52 pour cent de la recette brute pour des recettes s'élevant

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