‹ La Tunisie et l'œuvre du Protectorat françaisChapitre 40 sur 52 · COMMERCE DE LA TUNISIE AVEC LA FRANCE · texte numérisé non relu

COMMERCE DE LA TUNISIE AVEC LA FRANCE

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tique ollicielle des marchandises importées ou exportées pendant les dix dernières années :

Importations Exportations

1895 Fu. 44.085.945 41.246.887

La France et l'Alg-éiie ont bénéficié dans une large mesure de ces progrès constants du commerce extérieur de la Régence. Dans les dix dernières aimées, leur participation à ce mouvement d'échanges a atteint parfois 65%, pour descendre exceptionnellement à 58% et se maintenir depuis trois ans à 64%.

En lOOi, cinquante pour cent des éponges et des laines, les sept huitièmes des huiles d'olives, la presque tolalilé des bestiaux, des blés, des orges et des vins ont été dirigés sur la France et sur l'Algérie. En échange, la Tunisie a reçu des matières premières pour l'industrie locale, soies grèges, moulinées et teintes, fils de toute sorte, des bois non équarris, des denrées coloniales, des farines et semoules, des métaux bruts et ouvrés, des machines et mécaniques, des peaux préparées, des tissus de coton, etc., offi-ant ainsi de plus en plus un débouché appréciable pour les produits de l'industrie métropolitaine.

Il ne s'ensuit pas que l'avenir commercial de la Tunisie soit tout entier dans le développement de ses relations avec la France. Sans doute, l'union douanière entre la métropole et le pays de protectorat est désirable en tous points; on ne saurait oublier cependant que, de part et d'autre, certaines branches de la production agricole sont similaires. La Régence a donc intérêt à chercher des débouchés en pays étrangers, pour ses vins, ses huiles, ses fruits et

ses primeurs. C'est aussi en Angleterre, en Italie, en Bel ûque qu'elle peut écouler la majeure partie de ses phosphates et de ses minerais. Toute convention diplomatique qui lui fermerait l'entrée de ces pays marquerait un recul du mouvement de colonisation et une diminution des échanges. La formule à appliquer pour donner tout à la fois satisfaction aux besoins du commerce de la Tunisie et aux légitimes désirs des négociants et industriels delà France, consiste en une union douanière entre les deux pays permettant toutefois à la Régence de pratiquer à l'égard des nations étrangères, sinon la politique de la porte ouverte, au moins un régime de concessions réciproques ménageant les droits de la métropole, mais assurant aux agriculteurs et industriels tunisiens les débouchés commerciaux dont ils ont tant besoin.

TABLKAU

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