IbicL, p
LA l'KCHK 199
sinage de Zarzis el donl la superficie esl denviron 300 kilomètres carrés.
Les établissement, déiiomrnés « tiionaires » situés près des cotes et dans lesquels on pêche et prépare les thons sont l'objet depuis longtemps de concessions de la part des autorités de la Régence et donnent des résultats intéressants. L'ancienne thonaire de Sidi-Daoud, par exemple, « a capturé, en 1906, 8.000 thons pesant 600.000 kilos, valant 250.000 francs à l'état frais et plus de 600.000 francs après préparation^ ». Elle occupe pour la pèche, la préparation et la fabrication des conserves à l'huile, plus de 230 personnes. La thonaire de Ras-el-Ahmar, concédée en 1906 pour quarante années, a pris dès sa première campagne plus de 2.000 thons que l'on prépare à Sidi- Daoud. La très ancienne thonaire de Monastir, reconcédée en 1892 pour quatre-vingt-six ans, est organisée pour conserver le thon dans le sel et dans l'huile. Elle occupe 320 hommes et a capturé en 1906 plus de 4.000 thons, pesant 335.000 kilogrammes. Notons encore les thonaires récentes d'El Aouaria, de Ras-el-Mihr, de Ras Marsa, de Kuriat, de Bordj Khadidja, de Ras Salakia, de Menzel Temine et de Mehdia. Tous ces établissements ont été créés en vue de la pèche des thons qui circulent, à certaines époques, en grandes bandes, le long des côtes orientales de la Régence. La concession est faite moyennant une redevance de 1 franc pour 100 kilos de thons capturés, plus 5 francs de supplément par chaque quintal au-dessus de 8.000 quintaux.
Le gouvernement beylical avait, depuis un temps immémorial, contracté la coutume de concéder aux habitants de la Régence le droit de créer et d'exploiter des pêcheries sur divers points des côtes. II existe environ un millier de ces pêcheries dont le rendement est fort variable de l'une à l'autre. « Les pêcheries indigènes sont situées tout autour des bancs de Kerkennah et principalement dans l'est ; on en trouve également sur toute la côte est et sud.