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ENSEIGNEMENT F H A N Ç A I S PRIMAIRE ET S E C O N D A 1 II E

L’enseignement français est encore en grande partie primaire. Le lycée compte une bonne moitié de ses élèves dans cet enseignement. L’école secondaire de jeunes filles, en même temps qu’elle forme des institutrices, prépare aux brevets de l’enseignement primaire. Le collège Alaoui est une école normale d’instituteurs, — - et le collège Sadiki, réservé aux Arabes, n’est qu’une école primaire supérieure. 11 ne peut en être autrement, si l’on songe à la nouveauté de notre enseignement dans ce pays de culture et de religion si différentes des nôtres.

L’enseignement français date du protectorat et de la création de la Direction de l’Enseignement public. Auparavant il n’avait été fait que quelques tentatives isolées. En 1845, l’abbé Bourgade avait fondé ii Tunis une école ouverte aux enfants de toute confession et donnant à tous un enseignement commun. Mais cet établissement périclita et dut disparaître après la venue des frères de la Doctrine chrétienne, à l’appel de Msr Suter, vicaire apostolique de la Tunisie. Une seconde école de frères s’ouvrit à Tunis en 1859, une troisième à la Goulette en 1871.

Tableau I. — Écoles françaises en Tunisie.

En 1876, le gouvernement tunisien fonda le collège Sadiki. En 1878 fut ouverte la grande école de l’Alliance Israélite. En 1880, le cardinal Lavigerie créa, auprès de la chapelle élevée en 1 honneur du roi Louis IX à Carthage, un collège qu’il appela collège Saint-Louis. En 1881, cet établissement ne comptait pas moins de 50 pensionnaires. Il fut transféré l’année suivante à Tunis sous le nom de collège Saint-Charles.

Tableau II. — Répartition «les nationalités dans les éeoles françaises en Tunisie.

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