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UN EMPRUNT

4 a-t-il opportunité à ajouter à ces ressources celles cl’un emprunt, et la Tunisie aurait-elle les moyens d’en assurer le service? J’ai dit qu elle avait intérêt à posséder le plus tôt possible des chemins de fer qui, donnant des débouchés à ses produits, activeraient la mise en valeur de son sol et, comme conséquence, la colonisation, et que les lignes qu’il paraissait le plus utile de construire d abord étaient, eonlormément au plan du Résident général, celles qui, îles ports, pénétreraient dans l’intérieur des terres. Je pense que la Tunisie pourrait gager un emprunt de 30 à 40 millions sur le chapitre des routes et ponts, qui est doté de 1.553.000 francs et qui abandonnerait sur cette somme I million. Il faudrait que d’autres chapitres fournissent un complément. Le rapporteur du budget du Ministère des Affaires étrangères pour 1896 a parlé de 1 million d’économies. C’est beaucoup. Il croit qu’on pourrait l’obtenir par une réduction du nombre des fonctionnaires; il a raison de dire qu’il ne faut pas faire une colonie de fonctionnaires, mais il ne doit pas méconnaître que les services publics, ii mesure qu’ils se développent, exigent plus d’employés.

1. Les « dépenses de colonisation » ont été dotées de 1 million, sur lequel 300.000 francs avaient été dépensés avant le 31 décembre 1895.

2. Un décret du 29 novembre 1887 autorise les colonies françaises à avoir une réserve. La Cocbinchine en a eu une de plusieurs millions.

L’ŒUVRE ADMINISTRATIVE DE LA FRANCE EN TUNISIE

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