‹ La TunisieChapitre 47 sur 157 · PLANTES MA R AIC II È11ES · texte numérisé non relu

PLANTES MA R AIC II È11ES

On a traité à part, dans cette série d’articles sur la Tunisie, la partie agricole qui concerne les plantes alimentaires; nous n’en étudierons ici qu’une partie plus restreinte : les plantes maraîchères; elles ne diffèrent pas de celles d’Europe, des régions septentrionales ou des régions méridionales. Sous ce rapport, il ne semble pas qu’on ait grand’chose ii emprunter il des pays plus chauds ; ce sont, au contraire, ces pays qui empruntent ii l Europe ses variétés améliorées et ses graines de choix.

Il existe d excellents marchands grainiers en France, en Italie, en Allemagne et en Angleterre. Nous avons, en France surtout, des marchands de premier ordre, qui ne laissent rien a désirer pour la haute valeur et le choix des semences qu’ils mettent en vente.

Pour les primeurs, légumes ou fruits, la préparation et l’emballage sont un des plus grands éléments de succès ; on devra donc les surveiller tout spécialement.

Parmi les plantes qui se trouveront dans leur milieu naturel, on peut citer les artichauts, les tomates, les aubergines; on devra, d'ailleurs, pour le choix des produits à exporter, avoir les yeux sur ce qui se lait en Egypte, pour laquelle la Tunisie pourra devenir une sérieuse concurrente dans cette spéculation.

Il est nécessaire cle dire que le marché de Tunis montre déjà de magnifiques produits maraîchers, qui l'ont grand honneur à la capitale de la Régence pour la variété et la beauté des légumes.

La main-d’œuvre est très différente de celle qu’on emploie aux environs de Paris et, plus généralement, près des grandes villes de France; la merveilleuse organisation du travail, telle qu’elle existe chez les Parisiens, les premiers maraîchers du monde, ne peut être aisément obtenue ailleurs; elle est le résultat du concours de qualités natives rares et d’une éducation spéciale de la famille; dans aucun pays on ne voit une utilisation aussi parfaite du sol et des produits aussi beaux. 11 ne semble pas qu'on puisse beaucoup changer l’organisation actuelle de la production maraîchère en Tunisie, à moins d’efforts spéciaux unis à des capitaux élevés.

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