La Tunisie, pays de protectorat français
J'offre respectueusement ce livre à nos grands compatriotes civils et militaires, hommes d'État, ministres et consuls; — aux colons, soldats et marins qui auront fait la Tunisie nouvelle.
A la mémoire de Gambetta et de Chanzy ;
A LiÊoN Boche, Roustan, Paul Cambon, Massicault ;
A S. E. le cardinal Lavigerie ;
Auo^ généraux Campenon, Saussier, Forgemol de Bostquénard, Bréart,
LOGEROT ;
Aux écrivains français qui ont encouragé une entreprise dont le succès eût été impossible sans l'assistance de l'opinion publique ;
A nos Chambres françaises ;
A nos ministres des affaires étrangères, MM. Barthélémy Saint-Hilaire, Jules Ferry, DE Freycinet, Flourens, Goblet, Spuller et Ribot, qui, dans les choses de Tunisie, sous la présidence de M. Grévy comme sous la présidence de M. Carnot, n'ont eu qu'une même politique, inspirée par la plus haute et la plus patriotique sagesse.
Mon premier volume a montré Tunis et ses Environs.
Le présent livre a pour objet de faire apprécier la Tunisie par la France et de la décrire dans toutes ses régions, si différentes les unes des autres, de Bizerte à Nefta, de Tabarka à Zarzis.
Il fait ressortir la valeur du pays protégé et les avantages qu'en peut retirer le pays protecteur.
Il montre combien de colons, d'industriels et de fonctionnaires y sont venus réunir leurs efforts en vue de se créer une vie plus large, sans cesser d'être intimement attachés à la mère- patrie.
Il met en relief le prodigieux développement des importations françaises en Tunisie et des exportations tunisiennes en France, lorsqu'à peine le dixième du territoire tunisien est exploité; il indique les résultats à espérer quand des chemins de fer permettront de faire pénétrer la colonisation européenne dans les riches contrées centrales, où le climat est celui de la France, où d'immenses étendues, d'une fertilité merveilleuse, sont encore incultes.
Il prouve que la province Africa, qui fut le joyau de l'empire romain, peut devenir le joyau de la République française, sous ce régime du Protectorat si bien approprié aux besoins des pays musulmans.
Il établit enfin que le Protectorat français a trouvé le plus précieux concours dans le loyal bon vouloir de Son Altesse le Bey Ali et de ses ministres, aussi bien que dans le caractère pacifi(pie et intelligent de la population indigène.
Charles Lallemand.