‹ La TurquieChapitre 29 sur 86 · Pièce de 100 piastres (23 francs) en or · texte numérisé non relu

Pièce de 100 piastres (23 francs) en or

3. Je décrirai tout à l'heure le cérémonial usité pour le mariage des sultanes. Mais cette année, le sultan, attendu les circonstances, a voulu que runion de sa fille fût célébrée sans les

nées, Réfihé, Ghémilé et Muniré sultanes, avaient été fiancées précédemment ( 22 février 1864) -, k première à Ethem pacha , liva , fils de Méhéraet- Ali; la seconde à Mahmoud -Djélaeddin pacha, également liva , fils d' Ahmed-Félhi ; la troisième à Ilhami pacha, férik, fils de l'ancien gouverneur de rÉgyple, Ahhas pacha.

Les chahzadés\ ou princes du sang ottoman, n'ajoutent aucun titre à leurs noms ; on les qualifie simplement d'efendis.

Le jour même de la naissance d'un prince, après que l'heureuse nouvelle a été proclamée par la voix des hérauts dans les divers quartiers de la capitale, le kislar aga se rend en grande pompe à la Sublime-Porte et remet au grand vizir le hat accoutumé •. Pendant sept jours, les bâtiments de la

pompes accoutumées. La dot et la corbeille de la mariée , après avoir été exposées durant deux jours dans le palais de Tchéragan, ont été chargées sur des barques magnifiquement décorées, qui ont remonté le Bosphore escortées par les canots des bâtiments mouillés dans le port, et on les a transportées au palais de Balta-Liman , où la réunion des époux a eu lieu le lendemain suivant le cérémonial accoutumé.

Page 1