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HAT IMPÉRIAL, a Mon fidèle Vizir

« Grâces en soient rendues au TRES-HAUT , le 25 de ce mois, dans la nuit du samedi, il nous est né un prince auquel nous avons donné le nom de Méhemmed Réchad. Que DIEU lui accorde une longue vie et fasse que sa venue dans ce monde soit pour

flotte sont pavoisés et tirent des salves aux cinq heures canoniques du jour et de la nuit; les minarets des mosquées sont illumines.

Le cérémonial usité pour la naissance d’une princesse est à peu près le même. Seulement , la notification officielle est faite par le grand trésorier de la couronne ( khasnè vekili), et les réjouissances ne durent que trois jours au lieu de sept.

Les jeunes princes sont élevés dans le harem, sous les yeux de leur mère, pêle-mêle avec leurs sœurs , dont ils partagent les exercices. Après la circoncision, qui a toujours lieu vers la septième ou huitième année, ils passent, sans toutefois quitter l’appartement des femmes, sous la surveillance de gouverneurs et de maîtres particuliers chargés de les instruire. Dès qu’il§ sont assez grands pour monter à cheval , ils suivent leur père à la mosquée et à la promenade. Arrivés à treize ou quatorze ans , ils sont logés dans un pavillon séparé ,

nous et pour tous nos sujets un gage de bonheur et de prospérité.

« Nous t’adressons le présent hatti-chérif, pour que tu fasses connaître cet heureux événement aux fonctionnaires de notre Sublime-Porte et à tous nos fidèles sujets. Tu donneras des ordres pour que, suivant l'usage , des salves d’artillerie soient tirées cinq fois par jour, pendant sept jours, et pour que les édifices publics et les hôtels des fonctionnaires soient illuminés en signe de réjouissance.

a Que ceux de nos sujets qui l’auraient pour agréable soient autorisés à illuminer leurs maisons. »

et n’ont plus de communication avec le harem , si ce n’est pour visiter leurs mères et leurs sœurs. Toutefois , ils continuent à jouir au dehors de la liberté que la loi accorde aux fils des sultans régnants. Mais, dès que leur père est mort , cette liberté cesse ; une loi inexorable les relègue dans le cafèss, qu’ils ne doivent plus quitter que pour le turbè ou pour le trône.

Telle a été la destinée du deuxième fils de Mahmoud, Abdul-Aziz1. Depuis la mort de son père, ce jeune prince, destiné à remplacer son frère sur le trône, d’après la loi qui appelle à la succession, non le fils aîné du sultan régnant, mais le plus âgé des princes de la famille impériale, a été comme soustrait aux regards des peuples. Un voile épais enveloppe sa vie et ses. actions. On le dit néanmoins opposé aux vues politiques de son père et de son frère, et l’opinion publique en fait, un peu témérairement peut-être , le représentant du vieux parti turc. Cette conjecture, qu’aucun fait apparent ne justifie, a fait naître plus d’une fois le bruit de prétendues conspirations tramées sourdement par les ulémas et par les derviches, et auxquelles on mêlait le nom de l’héritier présomptif du trône. Purs fantômes, à mon avis, créés par l’ambition ou par la peur ! Le vieux parti turc, et le nom-

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