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Général Aupick, 40* ambassadeur, 26 août

Marquis de Lavalette, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, 12 mars 1851 ; ensuite 41e ambassadeur.

M. de Lacour, idem. 13 août 1863.

Général Baraguey d'Hilliers , 42* ambassadeur, 28 octobre

PÉRA

ambassadeur à Constantinople , où il demeura jusqu’en 1851. Il avait épousé une Française, et son salon était sans contredit le plus hospitalier et le plus attrayant des salons de Péra.

Le comte de Slürmer a été remplacé au mois de juin 1851 parle comte de Rechberg, qui lui-même céda la place deux ans après à l’internonce actuel baron de Bruck.

Le dernier ministre de Russie à Constantinople a été M. Titofî, qui avait commencé, comme tous ses prédécesseurs, par être consul général dans les provinces danubiennes. Appelé à Pétersbourg dans le courant de 1 852 *, il laissa les affaires à son conseiller de légation , M. Ozérolï, qui quitta Constantinople le 26 mai de l’année suivante, cinq jours après le départ du prince Menschikoff.

Je ne sais ce qu’il en est, aujourd’hui que la guerre a dessiné plus nettement la situation de la Sublime Porte vis-à-vis des puissances; mais en temps ordinaire la situation ne laisse pas d’être assez compliquée. Mushaver pacha (M. Slade) comparait le sultan placé en regard des légations de Péra à une grande marionnette au cou de laquelle pendent une demi-douzaine de fils qu’elles tirent

1 . Le même M. de Titoff vient d’être désigné pour assister conjointement avec le prince Gortschakoffaux conférences de Vienne (février 1856). — De son côté, le baron de Bruck a été rappelé et remplacé par le baron Koller.

incessamment en sens inverse : « les unes poliment, comme l’Autriche et la Prusse ; les autres par secousses, comme la France et l’Angleterre; d’autres périodiquement , comme la Russie. La France et l’Angleterre l’agitent parfois assez fortement, mais la Russie a la main rude , et par moment elle lui fait presque perdre l’équilibre. »

Un ambassadeur est partout un personnage; à Péra, c’est un potentat. Il a un palais, des gardes ; quand il sort dans la rue , il est précédé d’une demi -douzaine de kavass qui écartent la foule sur le passage de son Excellence. Lorsqu’il vient prendre possession de son poste, la nation en corps, précédée de scs députés , va le recevoir au débarcadère de Topkhanè et l’accompagne jusqu’au palais, où le premier député lui adresse une harangue ; au nouvel an , à la fête de l’empereur, il reçoit, assis sur un dais, dans la salle du trône, les félicitations et les hommages de ses sujets. Il est armé de droits exorbitants, et peut à son gré décréter d’arrestation, d’emprisonnement, d’exil.

Secrétaires, attachés, drogmans même, malgré la ligne de démarcation établie entre les fonctions diplomatiques ou consulaires et celles du droginanat, tout ce qui porte un titre ofliciel participe, sinon à l’omnipotence de l’ambassadeur, du moins au prestige qui l’entoure.

Les drogmans composaient jadis une caste à part.

PÉRA

Presque tous Levantins, ils étaient les nobles du pays. Il fallait les voir la tète haute, le regard superbe, cheminer gravement, au pas de leur cheval, habillés et harnachés à la turque, précédés de leurs capi-oglans , ou s’avancer d’un pas lent, en tenant le milieu de la chaussée, la tête coiffée du majestueux calpak, tantôt penché négligemment sur l’oreille, tantôt posé tout à fait sur le derrière de la tête. Quelle dignité incomparable dans leur démarche! et avec quelle superbe nonchalance ils lâchaient , de temps à autre , en marchant , leurs papoutches de maroquin jaune ! « Voyez ce diable de Chabert, disait malicieusement la princesse Galitzin; il court sans cesse après l’esprit, et n’attrape jamais que sa pantoufle. » Le vieux Chabert et son collègue Dulci étaient les derniers de cette race de drogmans. L’un et l’autre existaient encore de mon temps et avaient conservé le costume traditionnel dans toute sa pureté. J’ai ouï dire depuis que l’un des deux , je ne sais lequel, était mort à près de quatre-vingts ans. A eux deux ils formaient plus d’un siècle et demi.

La drogmanerie avait ses raouts, comme les ambassades ; mais seulement dans les grandes occasions, comme le jour de la fête de M. le drogman ou de Mme la drogmanesse. Le voyageur anglais Mac Farlane représente une de ces assemblées où il était, dit-il, comme le curieux qui va voir dans 160 * dd

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