élèves
Production agricole. — La principale et presque Tunique culture du caza de Vourla est celle de la vigne qui donne lieu à un commerce important de raisins secs. Ces raisins, de deux espèces différentes : le yèrliy nom donné à toute chose considérée comme une spécialité du pays, et le sulianièh (raisin royal ou du sultan), espèce de raisin blanc à petits grains sans pépins, sont classés commercialement en deux sortes : 1® raisins rouges et 2" sulianines. Les lieux de production sont Vourla et Kara-Bournou. On estime la quantité moyenne produite annuellement par les vignobles de ces deux localités, comme suit :
Vourla : raisins rouges.
— sultanines. . .
Kara-Bournou, rais . .
— sulianines.
70,000 quintaux.
Total : 150,000 quintaux,
On envoie aussi à Smyrne, pour être expédiés à Constanti-
nople et en Russie; une assez grande quantité de raisins frais en paniers.
La culture de Tolivier est la plus répandue après celle de la vigne. La dîme des olives de ce caza et des villages de la banlieue de Smyrne, mise en adjudication publique parle xMinislère des finances, a donné lieu, à la date du 1^" octobre 1891, d'après une publication officielle de ce même Ministère, à l'offre de 92,394 piastres (21,250 francs) par an, qui ne fut pas acceptée ; cette dîme a été administrée en régie.
Commerce. — Les exportations et importations du caza de Vourla se font par Técbelle de ce nom, située au nord de cette ville, à la distance de 4,400 m. Un embranchement de la chaussée de Smyrne à Tchesmé, conduit directement à cette échelle, où sont les magasins et dépôts pour les produits du pays destinés à être exportés. Ce mouvement commercial est assez considérable ; pour en juger, il suffit des quelques chiffres précités relatifs aux principaux produits agricoles du caza, tous exportés par cette échelle; il est cependant d'usage de ne pas le distinguer de celui du port de Smyrne.
Quant au mouvement de la navigation du port de Vourla, il a été, à partir du 1/13 mars 1891 jusqu'au 28 février-12 mars 1892, comme l'indique le tableau ci-contre, page 521 :
L'échelle de Vourla est desservie journellement par un bateau à vapeur de la Compagnie « Hamidié » , qui fait le trajet de Smyrne à cette échelle en 3 heures. Une petite chaussée carrossable de 4,400 mètres relie la ville à l'échelle, où se trouvent les magasins et dépôts pour les produits destinés à être transportés.
Notice historicfue. — Le territoire qui constitue actuellement le caza de Vourla est à peu près celui des Clazoméniens, dont la limite qui le séparait du territoire des Téiens peut être aujourd'hui marquée par le fort Sandjak et les bains d'Agamemnon. 11 ne reste toutefois aucun vestige de la ville de Clazomène qu'ils fondèrent en terre ferme après avoir successive-
PAVILLON
Alleuiand
Anglais
Austro-Hougroiîi. .
Français
Hellène
Hollandais
italien Ittoman
Samien
Totaux
NOMBRE DE NAVIRES
co
es
tZ
TONNAGE
ce
eu
co
ce
Soit 1.075 navires, jaugeant 70.713 tonneaux.
piastres
ment abandonné leur première ville bâtie en Éolide, au pied du mont Ida, et celle de Scyppium et de Clytrium dans la presqu'île d'Erythrée.
Clazomène faisait partie des villes ioniennes confédérées. Sous la domination des rois de Lydie, elle jouissait d'une grande prospérité commerciale; mais après la mort de Crésus, ses habitants en sortirent pour se retrancher dans une lie du golfe de Smyrne, afin de se mettre à l'abri des Perses. On voit encore à Vourlales restes d'une jetée que construisit Alexandre le Grand pour relier à Tisthme cette île où se trouvait la nouvelle Clazomène. Elle a été réparée et sert encore aujourd'hui à communiquer de Vourla avec cette même île où est établi le lazaret où les voyageurs vont purger leur quarantaine en temps d'épidémie . C'est la jetée d'Alexandre , longue d'environ 400 mètres et soutenue par un mur antique qui a servi de point de repère aux archéologues pour déterminer la situation de Clazomène, car il ne reste pas non plus de trace de la ville insulaire qui succéda à celle de la terre ferme; toutes deux ont disparu complètement. On sait pourtant que Clazomène, qui
avait conservé son autonomie sous les empereurs romains^ existait encore au moyen âge; mais on ignore la date de sa destruction, fait qui a passé inaperçu.
SANDJAK DE SAROUKHAN
Orientation, limites. — Le sandjak de Saroukhan est situé au nord-est du vilayet d'Aïdin, entre 24^48' et 26^55' de longitude, et 38"2' à 39^25' de latitude. Il est limité au nord et à Test, par le vilayet de Brousse; au sud, parles sandjaks de Dénizli, d'Aïdin et deSmyrne, et à l'ouest, par ce dernier.
Sa superficie totale est de 11,813 kilomètres carrés comme suit :
Cultures 3,815 kilom. carrés
Prairies 1,284 —
Montagnes 6,011 —
Forêts ^703 —
Total . . . 11,813 kilom. carrés.
Division administrative. — Le sandjak de Saroukhan est divisé admimisirativement en 11 cazasel 12 nahiés, et Ton y compte 966 villages, comme suit :
CAZAS
Magnésie.
Soma
Kirk-Agatdj
Ak-Hissar
Kaflsaba
Guerdèz
Démirdji
Salihli ,
Koula
Alachèhr
Echmè, chef-lieu Takmak.
11 Gazas
NAHIÉS
10 Paiamoud. — 2« Mondaghi. — 3« Balak. 4» Amlao
50 Guéiembé
6^ Mermercdjik
7« Ahmed ii. — 8« Dagh-Merméré
9« Adala
10» Sélendi
Il» lué-gueui ou Aïaè-gueui 12» Gueurè
12 nahiés
VILLAGES
Autorités. — L'autorilé administrative est exercée dans le sandjak de Saroukhan par un mutessarif qui relève du vali de Smyrne, et duquel dépendent les 10 caïmakams sousgouverneurs des cazas autres que celui de Magnésie, sa résidence officielle, qu'il administre directement. 11 a également sous sa dépendance les douze mudirs. Ces vingt-trois fonctionnaires sont assistés chacun d*un conseil administratif.
Magnésie (en turc Manissa) est le siège d'un archevêché grec orthodoxe, duquel relèvent les évêchés de Tchesmé, de Sevké et d'Aïvalik, Âlachèhr est également le siège d'un archevêque grec orthodoxe. Sa juridiction s'étend sur une autre partie du vilayet de Brousse.
Les arméniens grégoriens relèvent de l'archevêque de Smyrne, et les Israélites du grand rabbin om khakhâm-bachi de cette même ville.
Division militaire. — Le siège du commandement militaire du district de Magnésie est à Kassaba. Tout le sandjak, à l'exception de Soma et de Kirk-Aghadj, appartient à la circonscription militaire de Smyrne.
Tribunaux. — Il y a, à xMagnésie, une cour de justice relevant de celle de Smyrne et composée de tribunaux civil et criminel de 1'® instance et d'un tribunal du chér'i (droit islamique), et d'un tribunal de commerce. Chaque caza possède aussi un tribunal de 1'® instance du hédayet (droit moderne) et du chéri.
Police, gendarmerie. — La gendarmerie du sandjak de Saroukhan est composée de 50 gendarmes à cheval commandés par un officier et 15 sous-offîciers, et de 320 gendarmes à pied commandés par 4 officiers et 60 sous-officiers, soit un corps de 450 officiers, sous-officiers et soldats.
La police est faite par un commissaire de 1'* classe et 8 agents subalternes. Gendarmerie et police réunies forment un service d'ordre public de 459 hommes.
Dette publique ottomane. — Des agences de Tadministration des revenus concédés h la Dette publique ottomane sont établies dans le sandjak de Saroukhan h Magnésie, à Soma, àKirk-Aghadj,Ak-Ilissar, Kassaba, Koula et Alachèhr. Toutes ces agences relèvent du nazarel de Smyrne.
Régie des tabacs. — 11 y a dans le sandjak de Saroukhan 0 agences principales (mudiriels) et 5 agences secondaires de la régie cointéressée des tabacs, relevant du nazaret établi à Smyrne. Le produit des ventes de ces 10 agences s'est élevé en 1890 à la somme totale de 5,850.074 piastres, comme suit :
Mudiriel de Magnésie 1,935,252 piastres
— de Kassaba • 521,557 —
— de Alachèhr (avec son mudiriet
de Koula) 1,656,130 —
— de Ak-Hissar, avec ses 3 memou-
riets : Kirk-agadj, Soma et
Yaya-Keuï 1,175,861 -
— de Salihli avec ses 2 memouriets
de Démirdji et Guerdèz . . . 1,628,475 —
Total DES ventes du sandjak en 1890 6,917,275 piastres
Postes et télégraphes. — Dans chaque chef-lieu de caza du sandjak de Saroukhan il y a une station télégraphique de service intérieur, soit en totalité 11 stations où la langue turque seule est employée.
Population du sandjak. — La population totale du sandjak de Saroukhan est de 345.749 habitants, comme suit :
Musulmans 291.460 hab.
Grecs orthodoxes ...... 47.533 —
Arméniens 3.882 —
Étrangers 935 —
Israélites 1-939 —
Total. . . . 345.749 hab.
Mœurs, usages, etc. — 11 n'y a pas de différence noiable entre les mœurs et coulumes des habitants de ce sandjak et celles des autres habitants du vilayet d'Aïdin appartenant aux noiêmes communautés.
Ecoles. — Les écoles du sandjak de Saroukhan sont au nombre de 320 dont 31 secondaires et 289 primaires, fréquentées par 9,956 élèves dont 8,171 garçons et 1,785 filles, comme
COMMUNAUTÉS
Miisiilmaijs
Grecs orthodoxes. . . .
Arméniens grégoriens — grégoriens Catholiques latins . . .
Israélites ,
TOTAL'X