‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 122 sur 178 · ENSEIGNEMENT SECONDAIRE · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

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ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

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TOTAUX

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Production agricole. — Une vaste et fertile plaine, formée en grande partie et fécondée par les alluvions du Ghédizichài (Hermus), s'étend à perle de vue sur les deux rives de ce fleuve, à parlir de Magnésie jusqu'à Alachèhr, point terminus actuel de la ligne principale du chemin de fer de Smyrne-Kassaba. Les cultures les plus répandues, les mieux soignées et les plus productives sont, autour de Magnésie du Sipyle, celle de la vigne qui prend de jour en jour un plus grand développement, surtout pour la production de quantités très considérables de raisins secs de Tespèce « sullanieh » (sultanines du commerce). Les cultivateur s vignerons se procurent un supplémentde profits en semant entre les ceps des melons et des pastèques, du maïs et des pois chiches. Plus loin, entre Magnésie et Kassaba, les vignobles n'occupent plus que les abords des nombreux villages

répandus dans la vallée, réservée à la culture de toutes sortes de céréales et de plantes légumineuses, parmi lesquelles dominent Torge et la fève. Celte dernière culture, très prospère, occupe près des deux tiers des terres à blé. Près de Kassaba, on préfère la culture du sésame et du coton. De vastes champs de cotonniers s'étendent également le long des affluents du Ghédiz qui arrosent le caza de Ak-Hissar, ainsi que dans les cazas de Kirkagatdj et de Soma, des deux côtés de l'embranchement du chemin de fer de Magnésie à Soma.

Parmi les meilleurs produits de cette région, on doit mentionner tout spécialement le melon de Kirk-Aghadj, dont la renommée ne se borne pas àTAsie Mineure. Il n'est pas moins recherché surles marchés de Constantinople et de Salomique oûon l'exporte en quantités énormes sous le nom de « melon de Smyrne ». Très sucré, très parfumé, fondant et d'un goût exquis, d'une longue conservation, les Orientaux le préfèrent de beaucoup au cantaloup, qui n'a obtenu que peu de succès à Constantinople où des jardiniers français avaient introduit sa culture et y ont bientôt renoncé.

Aux environs de Salihli et d' Alachèhr, les cultures dominantes sont celles du maïs, du lin, de Forge et du pavot à opium (papaver somniferum)^ tandis qu'à partir de Kirk-Aghadj, dans la direction de l'est et dans les cazas de Guerdèz et de Démirdji, les céréales sont plus spécialement abondantes.

Les soumissions présentées à la mise en adjudication de la dlme des olives du sandjak de Saroukhan s'élevaient au 1" octobre 1891 à lasomme de piastres 175,800, qui ne fut pas acceptée. Les cazas de Guerdèz, de Démirdji et d'Echmé n'étaient point compris dans cette enchère.

Bétail. — Le sandjak de Saroukhan, ainsi qu'on l'a vu plus haut dans le chapitre spécial du vilayet, nourrit et élève 946,160 têtes de bétail de toutes races. Le tableau ci-après montre, par races et par espèces, le nombre alîérent à chacun des onze cazas de ce sandjak :

RACES

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CAZÂS DU sândjâk de SÂROUKHAN

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PAR BSPÈCSS

Total général : tAtes db bétail

Mines et minières. — Les habitants des cazas de Kirk- Aghadj et de Soma tireni d'une mine de houille située aux environs du chef-lieu de celui-ci les quanlilés qui leur sont nécessaires , moyennant une redevance qu'ils paient au Gouvernement. La même mine fournil, à de semblables conditions, à la consommation des usines situées dans le merkez-sandjak de Smyrne, à Kinik et à Pergame.

Forêts. — Les montagnes qui bordent la rive gauche du (ikédiz et circonscrivent au sud la riche vallée deManissa, sont couvertes de forêts de pins, de cèdres et de chênes. Les essences dominantes sont le pin d'Alep et le chêne à vallonée. L'exploitation régulière de ces forêts, d'une superficie de 703 kilomètres carrés, produit en moyenne chaque année 8,720 mètres cubes debois pour divers usages.

La cueillette de la vallonée du sandjak de Saroukhan donne

ses plus belles récoltes dans les cazas de Guerdèz, de Démkdji et d'Echmé ainsi que dans celui de Koula. Toule cette contrée donne aussi lieu à d'abondantes récoltes de réglisse qui y croît spontanément.

Salines. — 11 n'y a pas de salines connues dans le sandjak de Saroukhan .

Tabacs. — La culture du tabac dit « de Magnésie » est seule en usage dans 10 cazas de ce sandjak énumérés au tableau spécial du vilayet. Celte culture épuise le sol en moins de dix ans, malgré d'énormes quantités d'engrais. Les détails relatifs à la production ainsi que ceux concernant la sorte dite de « Saraï- Alti », fort estimée dans le pays, mais impropre à l'exportation, se trouvent au même chapitre que le susdit tableau.

Eaux minérales. — De nombreuses sources minérales froides et thermales se rencontrent dans le sandjak de Saroukhan. A leur énumération déjà faite plus haut, au chapitre spécial du vilayet de Smyrne, on peut ajouter ici les eaux de BoroZ'Keuï, près Magnésie, qui servent de boisson très salutaire aux habitants ; celles d'ilid/a-sou dans la banlieue de la même ville et qui, dit-on, contiennent de la tourbe; et enfin celles d'Émir-hamman^ dans Te caza de Koula. Ces dernières, qni marquent 59 degrés centigrades, sortent de terre près de la rive du Ghédiz-lchaï (Hermus), et forment un bain naturel fréquenté avec succès par les malades des environs. Ses quaUtés curatives étaient connues dès l'antiquité la plus reculée, car on trouve dans l'enceinte de ce bain, parmi des ruines des temps byzantins et de l'époque des Séleucides, des restes de constructions d'un établissement thermal et religieux d'un caractère archaïque.

Agriculture . — 11 n'y a rien a ajouter sur Tagriculture du sandjak de Saroukhan, traitée en détail au chapitre spécial du vilayet, notamment en ce qui concerne la culture des champs

de pavois et la récolle de Topium des cazas de Kirk-Aghadj et d'Ak-Hissar, el les chênes à vallonée de la vallée du Ghédiz, ainsi que la culture du colon, très florissante, et le fonctionnement dans ce sandjak de la banque agricole et des autres institutions de crédit, qu'il est inoiportant de signaler.

Fleuves et rivières. — Tout ce qui se rapporte au cours des fleuves et rivières de ce sandjak est précisé en chapitre spécial du vilayet; il n'y^aura lieu d'y ajouter plus loin, dans la description du merkez-caza de Magnésie, que quelques indications supplémenlaires relatives au beau travail de dérivation du cours du Ghédiz (Hermus).

Lacs, marais. — L'unique lac de ce sandjak est celui de Mermeré-yueuloM lac 6r//^e>, décrit au chapitre spécial du vilayet.

Routes, chemins. — Les voies de communication, soit rapides, telles que les chemins de fer, soit simplement carrossables, coi^me les chaussées, s'étendent dans le sandjak de Saroukan sur une longueur de voie ferrée de 195 kilomèlres et une longueur de chaussée de 332 kilomètres 500 comme suit :

Chemin de fer de Kassaba

Ligne principale : de Magnésie à Alachèhr . . . . 103 kilom. Embranchement : de Magnésie à Soma 92 —

Total de la longueur du chemin de fer dans le

sandjak 195 —

Routes

km. m.

De la station de Sali hli à Demi rdji 104,550

Embranchement de Borlou à Guerdèz 33,000

d' Alachèhr à Echmé par Koula 70,850

d'Alachèhr à Iné-gueul 20,500

A reporter. . . 228,900

km. m.

Report. . . 228,900 (Embranchement à la station Aiachëhr pour le

service des eaux minérales 3,350

De Smyrne à Kassaba à partir de la limite du saii-

djak de Saroukan 8,250

De Magnésie à Soma et à Ak-Hissar sur Pergame

(suivant le chemin de fer). 92,000

Longueur totale des routes carrossables dans le

sandjak 332,500

Transports. — Tout ce qui a été dit plus haut au chapitre spécial des transports du vilayet d'Aïdin trouve son application ici également.

Montagnes. — Il en est de même en ce qui concerne le chapitre spécial des montagnes de ce vilayet, où celles du sandjak de Saroukhan ont été déjà décrites.

Productions industrielles . — Outre les industries agricoles, forestières et accessoires, qui occupent très activement d'un bout de Tannée à l'autre la grande majorité des habitants, y compris les femmes elles enfants, outre la belle industrie des tapis dits de Smyrne, dont les trois principaux centres de fabrication sont dans le sandjak de Saroukhan, àGuerdèz, à Démirdji et àKoula, la broderie, les toiles rayées dites « aladja )>, la maroquinerie^ la taimerie, la cordonnerie, la passementerie donnent aussi de nombreux et bons produits dans toute cette région, qui peut être considérée comme éminemment industrielle. Douze usinesà vapeur pour l'égrenage et le pressage du coton, la fabrication de l'huile d'olives, etc., un grand nombre de moulins à farine, une usine à vapeur à Alachèhr où la racine de réglisse est largement exploitée, ajoutent à ce mouvement une nouvelle impulsion qui leud à s'accroître toujours.

Commerce. — Les exportations et les importations du

sandjak de Saroukhan se font par le porl de Smyrne et sont comprises en bloc, article par article, dans les chiffres portés anx tableaux n°M, 2 et 3 donnés plus haut concernant l'exportation et rimportalion du vilayet et le mouvement du port de Smyrne.

Dîmes et impôts. — Recettes et dépenses du sandjak de Saroukhan.

RECETTES

Impôt foncier

Patentes {lémetlu)

Exonération du service militaire

Taxe sur les moutons

Dime des céréales

Revenus des forôts

— des mines .

Droits de mutations

— judiciaires

Dime des tabacs

Divers

Centimes additionnels

Total.

LIVRES TURQUES

Soit euvirou 6 352.000 francs

DÉPENSES

Administration

Administration des finances.

Honoraires des Cadis et Muftis

Pensions de retraite, orphelins

Administration de la Justice.

— de l'instr action publique

Administration des furôts. .

— des mines. .

Divers

Gendarmerie

Police

Total.

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