CAZA DE AK-HISSAU
Orientation, limites. — Le caza de Ak-Hissar est situé au nord du sandjak de Saroukhan et du vilayet d'Aidin. il est limilé, au nord, par le vilayet de Brousse ; à l'est, par les cazas de Gueurdèz et de Salihli ; au sud, parle Gàédiz-tchaï (Hermus), qui le sépare du caza de Kassaba; et à l'ouesl, parle merkez-caza de Magnésie et celui de Kirk-Agadj.
Superficie. — Sa superlicie totale est de 1 ,469 kilomètres carrés, comme suit :
CuKures 350 kilom. carrés
Pâturages 180 —
Montagnes 835 —
Forêts 104 —
Total. . . 1,469 kilom. carrés
Division administrative, autorités. — L'unique nahié de ce caza est Mermérédjik. On y compte 58 villages, dont 46 dépendent d'Ak-Hissar et 12 du nahié.
Population du caza. — Sa population totale est de 31 ,746 habitants comme suit :
Musulmans 24,746 hab.
Grecs orthodoxes 6,118 —
Arméniens grégoriens . . . 882 —
Total. . . 31,746 hab.
Chef-lieu. — Ak-Hissar, chef-lieu du caza, résidence officielle du caïmakam et siège des services publics, est située sur la rive gauche du Gueurduk-tchài^ affluent du Koum-tchai, à 102 mètres d'altitude, au milieu d'une plaine bien cultivée, à 48 kilomètres nord-est de Magnésie en ligne directe, à 49 kilomètres nord de Kassaba et à 85 kilomètres nord-ouest d'Alachèhr, également en ligne directe. Comme il a été dit plus haut, cette ville est reliée à Sm y rne, à Kassaba et à Alachèhr par l'embranchement de Magnésie à Soma, du chemin de fer de Smyrne- Kassaba. Elle est aussi reliée à Magnésie par une roule carrossable. La distance de cette dernière ville à Ak-Hissar, parle chemin de fer, est de 45 kilomètres.
Population du chef -lieu . — Sa population, comprise dans le chiffre sus-énoncé de celle du caza, est de 12,000 habitants comme suit :
Musulmans 8,000 hab.
Grecs orthodoxes 3,118 —
Arméniens grégoriens. . . . 882 —
A Texceplion des six mosquées, de l'école ruchdiè (secondaire), de réglise grecque orthodoxe, de celle des Arméniens grégoriens, d'un bain public et d'un bazar, Ak-Hissar (le château blanc), ainsi nommée à cause d'une forleresse dont les ruines couronnent une colline du voisinage, ne possède aucun édifice en pierre. Dans le bazar, incendié il y a 7 à 8 ans, étaient jadis encastrés des fûts de colonnes antiques en marbre. Il est actuellement reconstruit eu pierre, sur un plan régulier, avec rues larges tirées uu cordeau. De nombreuses fontaines entretiennent la fraîcheur et la belle végétation des jardins. Les 2,400 maisons de la ville, pour la plupart bâties en pisé, sont d'assez chétive apparence, sauf quelques-unes bâties en pierre : cependant les jardins de grenadiers et autres arbres fruitiers qui l'entourent, les belles allées de platanes et de cyprès plantés le long des galeries extérieures, dans les cours de ses mosquées et de ses églises, lui donnent un aspect très pittoresque. Ak-Hissar est éclairée au pétrole. Celle ville fait, avec Smyrne, un grand commerce de coton et de laine, par l'entremise des négociants grecs qui y sont établis. La plupart de ses habitatits arméniens font, de leur côté, un trafic important avec la Perse. On y voit une usine à vapeur qui sert pour l'égrenage et le pressage du coton ainsi que pour la fabrication de l'huile.
Ecoles. — Les écoles d'Ak-Hissar sont au nombre de 13^ dont 3 secondaires et 10 primaires, fréquentées par 790 élèves dont 660 garçons et 130 filles, comme l'indique le tableau ciaprès, page 551.
Notices historiques. — Ak-Ilissar est l'ancienne Thyalire qui, selon Pline (V. 29), porta d'abord le nom dePélopiaou ville de Pélops, ce qui ferait remonter l'époque de sa fondation
COMMUNAUTÉS
Musulmaus : 1 école secondaire
— 6 — prÎQiaires
Grecs orthodoxes : 2 écoles secondaires
— 1 — [)rimaire
— 1 — (filles)
Arméniens grégoriens : 1 école primaire (garçon?)
— 1 __ (Hlles) . .
Total
ÉCOLES
ÉLÈVES
au temps où loule celle région appartenait aux Tanlalides. Selon Élienne de Byzance, le nom de Thyatire lui fut donnéparSéleucus, qui y installa une colonie de Macédoniens durant la guerre contre Lysimaque. On sait que cette ville servit de base d'opéralionsà Anliochuscontre Tarméede Scipion. Sousles Romains elle était encore importante. Les inscriptions copiées à Ak- Hissar par Spou et Ricautfont eneffel mention du «très puissant sénat et du peuple de Thyatire » Les empereurs romains, VespasienetCaracalla, y firent exécuter de beaux Iravaux. Thyatire est unedessept égliseschrétiennes citées dansTApocalypse. Elle fut enlevée à l'empire d'Orient parles Ottomans, sous Andronic Paléologue, qui s'y était retiré pendant ses inutiles tentatives pour reprendre Pergame. Depuis lors, elle n'a été disputée aiix sultans que durant Tinvasion de Timour-Leng.
Production agricole. — Les principales cultures delà plaine d'Ak-Hissar sont : la vigne qui fournit à un très important commerce de raisin sec ; le coton, les céréales, Topium, le tabac, etc. L'élève des bestiaux fournit au commerce de grandes quantités de laine. La sériciculture lui donne aussi beaucoup de cocons et de la soie de grège ; une grande partie de ces cocons sont filés à Smyrne pour servir à la fabrication de chemises, draps de lits et autres articles de consommation locale. Cette partie^ retenue dans le pays, est d'environ 90 0/0 de la qualité supérieure. Une quantité assez notable du miel consommé dans le vilayet d'Aïdin ou exporté à Conslantinople, à Alexandrie et
à Odessa, provîoul des abeilles du caza d'Ak-IIissar et du voisinage, quoique celte région ne soit pas, sous ce rapport, la plus productive de ce vilayel qui produit et consomme beaucoup de miel très estimé.
Fleuves, rivières. — Les principaux cours d'eau du cazad'Ak-Hissar sont le Ghédiz-tchaï qui le sépare au sud du caza de Kassaba; le Koinn-tchdi qui arrose toute sa partie centrale, et le Guenrduk'tchdi qui coule au nord et àTouesl.
Lacs, marais. — L'unique lac de la Lydie, appelé dans l'antiquité le lac Gygée aujourd'hui Merméré-gueul^ est situé dans la partie sud de ce caza ; il a été déjà décrit plus haut, au chapitre spécial du vilayet.
Localités remarquables. — Outre ce lac et les tombeaux d'Alyatte, père de Crésus, et des autres rois de Lydie, connus sous le nom turc de Binn-tépé ou les mille collines, il faut citer, parmi les localités remarquables de ce caza, la petite ville de Mermérédjik, chef-lieu du nahié de même nom, et résidence officielle du mudir. Elle est située sur l'ancienne route de caravanes de Kassaba à Ak-Hissar, à moitié chemin de ces deux villes et à 3 kilomètres environ au nord du lac Gygée. On y trouveenabondance desmarbres antiques de l'époque romaine qui lui ont fait donner son nom actuel de Mermérédjik, et ont motivé aussi le nom turc du lac voisin, car Merméré-gueul signifie « lac de marbre».
CAZA DE KASSABA
Orientation, limites. — Le caza de Kassaba est situé au sud du sandjak de Saroukhan et vers le nord du vilayet de Smyrne. Il est limité au nord par le Ghédiz-tchài (Hermus) qui le sépare du cazad'Ak-Hissar; à l'est parle Bouz-dagh (Tmolus) el par les ruines de Sardes, ancienne capitale de la Lydie; au
sud , sa limite est celle du merkez-sandjak de Smyrne ; et à l'ouest le Nif'tchai, affluent de VHermus, petite rivière qui passe àNif, le sépare du merkez-caza de Magnésie.
Superficie. — Sa superficie totale est de 874 kilcimèlres carrés, comme suit :
Cultures 280 kilom. carrés
Pâturages 20 —
Montagnes 550 —
Forêts 24 —
Total. . . 874 kilom. carrés
Division administrative. — 11 est divisé en 2 nahiés qui sont Ahmedli et Dagh-Merméré, et l'on y compte 33 villages dont 10 dans la circonscription de Kassaba, 15 dans celle d'Ahmedli, et 8 autour de Dagh Merméré. — L'autorilé administrative y est exercée par un caïmakam et deux mudirs.
Division militaire . — Kassaba est le quartier général du sandjak de Saroukhan. L'autorité militaire y est exercée par un « mir-alaï », colonel du régiment (alaï) de nizam (armée active) en garnison au chef-lieu.
Population du caza. — La population totale du caza de Kassaba est de 41,732 habitants, comme suit :
Musulmans 36,900 hab.
Grecs orthodoxes 3,232 —
Arméniens grégoriens . . . 1,000 —
Israélites 600 —
Total. . . 41,732 hab.
Chef-lieu. — Kassaba, chef-lieu du caza, résidence officielle du caïmakam, sous-gouverneur, et siège des services publics du caza, quartier central des troupes du caza de Saroukhan,
est silure h 85 mètres d'alUlude, par 25*25' de longitude et 38*»30' de latilude, h 58 kilomètres nord-est de Smyrue par la route carrossable qui passe à iNif, et à 93 kilomètres de cette même ville par le chemin de fer qui passe h Magnésie et à Ménémen; à 28 kilomètres sud-est de Magnésie, à 72 kilomètres nord-ouest d'Alachèhr (Philadelphie), à Textrémité orientale d'une plaine d'environ 5 kilomètres de largeur, bien arrosée par un grand nombre de ruisseaux affluents du Nif-tchat et plusieurs rivières qui se jettent dans VHermus, et traversée par la route ou chaussée carrossable de Smyrne à Ivassaba, par Bournabat, Hadjilar, Nif et Parsaf. Cetle ville, ancienne tête de ligne du chemin de fer de Smyrne-Kassaba, en est restée Tune des stations les plus importantes. La gare de la ville, éloignée d'un kilomètre, y est reliée par une petite chaussée carrossable.
Population. — Sa population, comprise dans le chiffre sus-énoncé de celle du caza, est de 23,000 habitants comme suit :
Musulmans 19,900 hab.
Grecs orthodoxes 1 ,500 —
Arméniens grégoriens. . . . 1,000 —
Israélites 600 —
Total. . . 23,000 hab.
Les maisons de la ville sont bâties pour la plupart en pierre, mais un certain nombre sont construites en briques crues. Quelques-unes sont de belle apparence, entourées de jardins. Les rues sont en général larges et droites et sont éclairées au pétrole. — Rassaba est une ville essentiellement commerçante. Les seules industries qui y soient exercées sont celles qui s'appliquent directement à la préparation commerciale des produits agricoles, telles, par exemple, que le nettoyage et le pressage du coton, la mise en boîtes des raisins secs, etc. On y cotnpte plus de 1,00() magasins ou dépôts de marchandises, 4 usines à nettoyer et presser le coton, 27 moulins à eau, 9 han ou hôtelleries,
46 fours, 286 fontaines publiques qui sont presque autant de sources et donnent par conséquent d'excellente eau à profusion.
Edifices publics — Les principaux édifices publics de la ville de Kassaba consistent dans le konak ou hôtel du Gouvernement, 5 bains publics, 34 mosquées, 2 églises grecques orthodoxes dont une menaçant ruine est bâtie en contre-bas du sol; la seconde, aux trois quarts inachevée, a été commencée il y a douze ans; ses 2 clochers ont déjà coûté plus de 10,000 liv. turques, soit environ 230,000 francs. Les Arméniens grégoriens ont une église et les israéliles 2 synagogues. Il y a 2 hôpitaux, l'un pour les musulmans et Taulre pour les grecs orthodoxes. La caserne et les maisons qui Tentourent ont été construites récemment au sud-ouest, hors la ville, et commandent à la fois la grande route de Smyrne et le chemin qui conduit à Magnésie. La dépense en a été faite par la ville dont les habitants se sont cotisés en vue de défendre Kassaba contre les attaques assez fréquentes des brigands qui s'y installaient et percevaient même les taxes du Gouvernement auquel ils se substituaient. La ville de Magnésie, moins exposée à ces invasions, ayant hésité à prendre à sa charge les frais de construction d'une caserne, Kassaba s'offrit à faire cette dépense et devint, au point de vue exclusivement militaire, le chef-lieu du gouvernement du sandjak.
Ecoles. — Les écoles de Kassaba sont au nombre de 56, dont 3 secondaires et 53 primaires, fréquentées par 1 ,321 élèves dont 1,161 garçons et 160 filles, comme suit :
COMMUNAUTÉS
ÉCOLES
ÉLÈVBB
Musulmans : 1 école secondaire
no
— 44 — primaires
Grecs orthodoxes : 2 écoles secoudaires
— 3 — nrimaires (ffarcoDs)
— 3 — — (filles)
Arméniens grégoriens : 1 école primaire (garçons)
Israélites
Total. ; .
Production agricole. — La production agricole du caza de Kassaba consiste surtout en coton, raisin sultanièh (sullanines du commerce), labacs, céréales, fruits frais et légumes. L'élève des bestiaux y est presque nul, quoique les pâturages des environs du chef-lieu soient d'une beauté remarquable. J^e seul élève est celui des oiseaux de basse-cour, le dindon principalement qui y est magnifique. — La ville et la banlieue de Kassaba sont les centres d'approvisionnement de belles volailles, d'excellents légumes, de melons et autres fruits frais où se fournit de préférence la ville de Smyrne. En résumé, Tagriculture ne produit pas, dans le caza de Kassaba, autant qu'on serait en droit d'en attendre en proportion de la grande fertilité du sol et de l'abondance des ressources naturelles. L'industrie y est également négligée pour le commerce, qui fait l'unique occupation du plus grand nombre des habitants.
Cet état de choses est le résultat naturel de la situation de Kassaba, entourée d'autres contrées tout aussi favorisées par la nature, mais moins bien partagées sous le rapport de la facilité d'écoulement de leurs produits. Kassaba, en rapport direct avec Smyrne, par un chemin de fer et une voie carrossable qui vient y aboutir et s'y arrêter brusquement, devient ainsi pour tout le voisinage, le marché central où viennent s'accumuler des produits qu'on peut estimer à 1,500,000 kilogrammes de blé; 850,000 kilogrammes de coton; 500,000 kilogrammes de raisins secs sultanièh (sultanines); 500^000 kilogrammes de raisin frais; et une quantité de fruits frais de toute espèce et de légumes représentant une valeur de près d'un million de piastres par an, non compris, dans tous ces chiffres, la production du caza de Kassaba lui-même.
CAZA DE GUERDEZ
Orientation, limites. — Le caza deGuerdèz est situé au
nord du sandjak de Saroukhan et du vilayet de Smyrne. Il est limité au nord par le vilayet de Brousse, à Test par les cazas de Démirdji et dWlachèhr; au sud par celui de Salihli ; et à l'ouest par celui d'Ak-Hissar.
Superficie. — Sa superficie totale est de 1,113 kilomètres carrés comme suit :
Cultures 350 kilom. carrés.
Pâturages 50 —
Montagnes 528 —
Forêts 185 —
Total. . . 1,113 kilom. carrés.
Ce caza n'a point de nahié. On y compte 125 villages. Il est administré par un caïmakam.
Population. — La population totale est de 20,600 habi-
Musulmans 19,040 hab.
Grecs orthodoxes 1,560 —
Total. . . 20,600 hab.
Chef-lieu. — Guerdèz, chef-lieu du caza, résidence officielle du caïmakam et siège des services publics, est située sur la rive droite du Koum-tchai, affluent de VHennus^ à 555 mètres d'altitude; elle est à 87 kilomètres nord-est de Magnésie, à 70 kilomètres nordd'Alachèhr (Philadelphie) et à 13 kilomètres au sud de la limite des deux vilayets de Smyrne et de Brousse, circonscrite en cet endroit par le Démirdji-dagh (montagne du forgeron) où le Koum-tchài prend sa source.
Ses maisons, d'assez triste apparence, sont bâties en pierre, bois et boue, à flanc de coteau très escarpé, ce qui naturellement donne aux rues, étroites et tortueuses, une forte inclinaison, et rend la circulation pénible.
VILAYET DR SMYRNB
11 y â quelques aunées, celle ville était en relations coustantes avec Salihli; mais depuis la construction de Tembranchement du chemin de fer de Magnésie h Soma, la station de Salihli, qui est à ladistance d'environ 80 kilomètres, est abandonnée, tandis que la nouvelle station d'Ak-Hissar, n'étant qu'à 60 kilomètres environ, c'est par cette dernière que se fait aujourd'hui tout le trafic de Guerdèz.
Population. — Sa population, comprise dans le chiffre cidessus de celle du caza, est de 4,000 habitants, comme suit :
Musulmans 3,440 hab.
Grecs orthodoxes 560 —
Ecoles. — Les écoles de Guerdèz sont au nombre de 21 , dont une secondaire et 20 primaires ; fréquentées par 520 élèves dont 440 garçons et 80 filles, comme suit :
COMMUNAUTÉS
KCOLES
ftLP.VES
Musultnaas : udû école secondaire
— 14 — Driniaires
Grecs orthodoxes : 3 écoles Drimaires fu«ircoiis)
— 1 — (filles)
Total. . .
On compte à Guerdèz 800 maisons; 3 han ou hôtelleries, 4 magasins, 1 bazar, 80 boutiques, 2 bains publics, 6 cafés, % fours et 10 fontaines publiques.
Les édifices publics sont le Ao?ia^ ou hôtel du Gouvernement; 3 mosquées et une église grecque.
Production agricole. — Les principaux produits agricoles du caza de Guerdèz ^ont la vallonée, les cérés^les et les raisins secs. On y cultive aussi Tolivier, mais sur une moindre
échelle que dans les cazas à Touesl du sandjak de Saroukhaii.
Industrie. — Guerdèz est, dans ce sandjak, le principal centre de la fabrication des tapis dits de Soiyrne, ainsi que des plus beaux « seddjadés », petits lapis de prière qui ressemblent au plus fin velours. C'est là que se fournit le palais impérial. Sa production annuelle, dont le détail se trouve plus haut, au chapitre spécial du vilayet de Smyrne, est e^itimée en moyenne à 56,250 mètres carrés de tapis, d'une valeur totale d'environ 1 ,127,000 francs. Comme celle des lapis persans, la chaîne de ces lapis est en coton, mais la trame est en laine, dont la qualité est de beaucoup supérieure à celle employée en Perse.
CAZA DE DÉMIRDJI
Orientation, limites. — Le caza de Démirdji est situé au nord-est du sandjak de Saroukhan et du vilayet de Smyrne. Il est limité au nord par le Démirdji-dagh qui le sépare du vilayet de Brousse; à Test et au sud par le caza de Koula, et à l'ouest par celui de Guerdèz.
Superficie. — Sa superficie totale est de 902 kilomètres carrés comme suit :
Cultures 150 kilom. carrés.
Pâturages 50
Montagnes 646 —
Forêts 56 —
Total. . . 902 kilom. carrés.
Division administrative, autorités. — Il n'y a
point de nahié dans ce caza. Dans sa circonscription, sont compris 128 villages. L'autorité administrative y est exercée par le caïmakam.
Population. — Sa population totale est de 23,046 babi tants, comme suit :
Musulmans 21,662 hab.
Grecs orthodoxes 1,384 —
Total.
23,046 hab.
Chef-lieu. — Démirdji, chef-lieu du caza, résidence officielle du sous-gouverneur et siège des services publics, est située à Textrême limite nord-est du vilayet de Smyrne, au pied du versant méridional du Démirdji-dagh, à la source même du Démirdji' ichaï y affluent du Ghédiz (Ilermus) à 890 mètres d'altitude Cette petite ville est à la distance, en ligne directe, de 123 kilomètres au nord-est de Magnésie, de 84 kilomètres au nord d'Alachehr (Philadelphie) et de 104 kilomètres effectifs de Salihli, station du chemin de fer de Kassaba où elle envoie tous les produits du caza pour être transportés â Smyrne.
Population. — Sa population, comprise dans le chiffre cidessus de celle du caza, est de 3.000 habitants comme suit :
Musulmans . . .
Grecs orthodoxes
2,516 hab.
3,000 hab.
Ecoles. — Les écoles y sont au nombre de 15 dont une secondaire et 14 primaires fréquentées par 430 élèves de la ville et des environs, dont 370 garçons et 60 filles, comme suit :
COMMUNAUTÉS
ÉCOLES
il^VBS
MueulmaDs : une école secondaire
— 8 — Driinaires
Grecs orthodoxes : 2 rcoles orimaires fararcous)
— i — (filles)
Total . . .
Edifices publics. — On compte à Démirdji 500 maisons, 4 mosquées, une église grecque, un bain public, 6 fontaines, 4 fours, 3 moulins à farine, un bazar et 60 boutiques, 10 magasins et dépôts; 2 hans ou hôtelleries et 4 cafés. Outre les mosquées et Téglise qui n'ont rien de remarquable, Tunique édifice public est le Konak ou hôtel du Gouvernement. Les magasins sont construits en pierre, ainsi que la plupart des maisons. Le bazar est petit et le commerce y est réduit au simple traûc des produits du caza.
Produits agricoles. — Les principaux produits agricoles du caza de Démirdji sont les céréales, la vallonée et les raisins secs.
Industrie. — Outre les industries accessoires de Tagricullure, il n'y a dans ce caza qu'une seule industrie proprement dite, celle de la fabrication des tapis dits de « Smyrne », dont le chef-lieu est un des principaux centres. Les lapis de Démirdji sont très-remarquables par leur tissu épais, serré et uniformément moelleux, en laine du pays de loute première qualité. Comme celle des tapis de Perse et de Guerdèz, la trame est en coton. La production annuelle des fabriques de lapis de ce caza est estimée en moyenne à 25,000 mètres carrés, d'une valeur totale de 530,000 francs. Les détails relatifs à celte fabrication se Irouvent au chapitre spécial du vilayet.
Localités remarquables. — Vers la limite méridionale du caza de Démirdji, à 8 kilomètres environ de la rive gauche du Démirdji'tchài et à 3 kilomètres sud-est du petit village d'indjikler, on rencontre des rmn^^ nommé^^ Sidas-Kalessi. Ces ruines sont les restes de SaïtlaB, antique ville de Lydie, retrouvées par Hamilton. Elles consistent en nombreux sarcophages elen débris de monuments, colonnes,architraves de marbre, etc., d'une bonne exécution, dont la plaine est couverte, et qui méritent d'attirer Tattenlion des archéologues.
tu 36
CAZA DE SALIHLI
Orientation, limites. — Le caza de Salihli est situé au sud du sandjak de Saroukhan et au nord du vilayet de Smyrae. Il est limité au nord par le caza de Geurdèz ; à Test, par ceux de Koula et d'Alachèhr ; au sud, par le merkez-sandjak de Smyrne ; et à Touest par les cazas de Kassaba et d*Ak-Hissar.
Superficie. — Sa superficie totale est de 1,462 kilomètres carrés, comme suit :
Cultures 465 kilom. carrés
Pâturages 235 —
Montagnes 710 —
Forêts 52 —
Total. ... 1 ,462 kilom. carrés
Division adxninstrative. — Le caza de Salihli n'a qu'un nahié, qui est Atala ou Adala. On y compte 86 villages, dont 27 dans la circonscription du chef-lieu et 59 dans celle du nahié.
Autorités. — U est administré par un caîmakam et un mudir, assistés de leurs conseils respectifs.
Population du caza. — Sa population totale est de 28,614 habitants, comme suit :
Musulmans 27,318 hab.
Grecs orthodoxes 1 ,296 —
Total. . . . 28,614 hab.
STATISTIQUE DESCRIPTEVE 563
Chef-lieu. — Salihu, chef-lieu du caza, résidence officielle du caïmakam et siège des services publics, est située à 5 kilomètres au sud de la rive gauche du Ghédiz-tc/iaï (Hermus), à 3 kilomètres de la rive gauche de V Alachèhr-tchdi ou Kouzoutchài, ancien CogamuSj sur le chemin de fer de Smyrne-Kassaba, dont cette ville est une des principales stations; son altitude est de 160 kilomètres. Sa distance, à l'est de Magnésie, est en ligne droite de 65 kilomètres et au nord-ouest d'Alachehr de 35 kilomètres. Elle est toujours, en ligne directe, à 90 kilomètres au nord-est de Smyrne. La station de Salihli est à 1 kilomètre de la ville ; elle y est reliée par une belle avenue en ligne droite de 42 mètres de large, plantée de chaque côté d'une rangée d'arbres dont l'ombrage bienfaisant est fort apprécié durant les chaleurs de l'été. Depuis quelques années, on a commencé à construire des maisons et des hans le long de cette avenue. La station est entourée d'un jardin bien aménagé dont les abords sont, comme l'avenue, ombragés par des plantations de beaux arbres que la Compagnie du chemin de fer entretient avec soin. Le voyageur, en descendant du train, est agréablement surpris, car peu de sites en Turquie joignent ainsi à leurs charmes naturels ceux d'embellissements dus à la main des hommes.
Population. — Sa population, comprise dans le chiffre cidessus de celle du caza, est de 7,000 habitants, comme suit :
Musulmans 6,318 hab.
Grecs orthodoxes 682 —
Total . . . 7,000 hab.
Ecoles. — Les écoles de Salihli sont au nombre de 18 dont
1 secondaire et 17 primaires, fréquentées par 525 élèves dont 425 garçons et 100 filles, comme l'indique le tableau ci-après.
On compte à Salihli 1,400 maisons, 7 mosquées, 2 églises grecques orthodoxes, 1 bazar et 60 boutiques, 3 hans ou hôtelleries, 10 magasins ou dépôts, 10 mouHns à farine, 15 fontaines,
2 bains publics, 3 fours et 8 cafés. Les seuls édifices publics^
VUAYET DE SMYRNE
COMMUNAUTÉS
Mu:^ullllau8 : 1 école Fecondaire ,
— 10 — priinaircfi
Grcc9 orthodoxes : ;> écoles primaires igarçous) - 2 - — (Biles). . .
Total.