GAZAS DU SANDJAK D'AIDIN
MERKEZ-CAZA D'AÏDIN
Orientation, limites > — Le merkez-caza d'Aïdin est situé au nord-ouesl du saridjak et à Touest du vilayet de même nom. Il est limité au nord par le merkez-sandjak de Smyrne ; à Test par les cazas de Nazilli et de Bozdoghan; au sud par celui de Tchina, et à Touest par le caza de Sevké.
Superficie. — Sa superficie est de 1,602 kilom. carrés, comme suit :
Cultures 700 kilom. carrés
Prairies 200 —
Montagnes 616 —
Forêts 86 —
Total. . . 1,602 kilom. carrés
Division administrative. — Il est divisé administrati vement en 4 nahiés qui sont Inéabad, Saboudjé, Keuchk et Karaït. On y compte 158 villages.
Autorités; etc. — Les autorités civiles, militaires, religieuses, les tribunaux, la gendarmerie, la police et généralement tous les services publics du merkez-caza, sont les mêmes que ceux du sandjak, énumérés plus haut.
Population du merkez-caza. — La population totale du merkez-caza d'Aïdin est de 64,479 hab. comme suit •
Musulmans 56,578 hab.
Grecs orthodoxes 5,597 —
Catholiques latins 114 —
Israélites 1,890 —
Total. . . 64,479 hab.
Chef-lieu. — AïDiN-GuzEL-HissAR(le beau château d'Aïdin), chef-lieu du sandjak el du merkez-caza, résidence officielle du mutessarif qui administre directement ce merkez-caza, quartiergénéral de Tautorité militaire du sandjak, siège des autorités religieuses, des services publics, des agences consulaires, etc. était autrefois la capitale de la principauté de Fémir Aïdin, qui lui a donné son nom. Cette ville a été ensuite le chef-lieu de Téyalet, puis du vilayet de ce même nom, et ce n'est que depuis 23 ans qu'elle a dû céder à Smyrne la prépondérance dont elle était en possession depuis plusieurs siècles.
Population du chef-lieu. — Sa population était alors d'environ 60,000 âmes. On n'y compte plus aujourd'hui que 36,250 hab. comme suit :
Musulmans 26,000 hab.
Grecs orthodoxes 8,500 —
Arméniens grégoriens .... 230 —
Catholiques latins 114 —
Israélites 1,406 —
Total. . . 36,250 hab.
Aïdin-Guzel-Hissar est située sur un des versants du Djouma'adagh, l'un des principaux sommets de la chaîne du Messogis, à une assez grande distance du point culminant de cette mon-
tagne el à proximité de la plaine où s'étend même une partie de la ville. Son altitude est de 66 mètres. C'est une des principales stations el Tancien terminus du chemin de fer de Smyrne-Aidïn. Elle est située immédiatement au-dessous du magnifique plateau sur lequel était bâtie Tantique ville de Traites, el elle est traversée par le fleuve Etidon, aujourd'hui le Tabak-tchài^ c'est-à-dire la rivière de la tannerie. Le Buyuk-Mendérès (Méandre), dont cette rivière est un affluent, passe à 8 kilomètres au sud d'Aïdin, qui est distante de 85 kilomètres au sud-est de Smyrne, en ligne directe, et de 130 kilomètres par le chemin de fer, dont le point terminus actuel, Dinaire, est à 246 kilomètres et demi à Test d'Aïdin.
L'aspect de cette ville, entourée de toutes parts de champs fertiles, de plantations de figuiers, de vignes, de cotonniers, de verdoyantes prairies, est d'une grande beauté, que fait ressortir encore d'avantage Tanimation imprimée au paysage par une ligne de chemin de fer en pleine activité, sur laquelle vont et viennent de tous côtés des trains chargés de marchandises et de nombreux voyageurs. L'intérieur de la ville ne correspond pas exactement à ces prémisses attrayantes; cependant, les rues sont assez larges et bien alignées, excepté dans le quartier des chrétiens, qui est situé à l'ouest et séparé des autres par le Tabak'tchdi (Eudon), qu'on passe sur deux ponts en pierre. Les rues de ce quartier sont très étroites et tortueuses, chose d'autant plus regrettable que la plupart des belles maisons se trouvent là. Généralement, du reste, les habitations d'Aïdin sont d'agréable apparence et entourées de jardins plantés d'orangers qui donnent des fruits en abondance. Le rez-de-chaussée est en pierre et le premier étage en pans de bois avec remplissage en petits moellons. Quelques maisons sont entièrement bâties en pierre, d'autres en bois, c'est le petit nombre. Toutes sont abondamment pourvues d'eau el les rues sont éclairées au pétrole. Les bazars, vastes et remplis incessamment d'une foule affairée, surtout le samedi soir et le dimanche, jours de marché, maintiennent la première impression donnée par le panorama intérieur et font envisager Aïdin sous le véritable point de vue m 38
Population du merkez-caza. — La population totale du merkez-caza d'Aïdin est de 64,479 hab. comme suit -
Musulmans 56,578 hab.
Catholiques latins 114 —
Israélites 1,890 —
Total. . . 64,479 hab.
Chef-lieu. — AïDiN-GuzEL-HissAR(le beau château d'Aïdin), chef-lieu du sandjak et du merkez-caza, résidence officielle du mutessarif qui administre directement ce merkez-caza, quartiergénéral de Tautorité militaire du sandjak, siège des autorités religieuses, des services publics, des agences consulaires, etc. était autrefois la capitale de la principauté de Témir Aïdin, qui lui a donné son nom. Cette ville a été ensuite le chef-lieu de Téyalet, puis du vilayet de ce même nom, et ce n'est que depuis 23 ans qu'elle a dû céder à Smyrne la prépondérance dont elle était en possession depuis plusieurs siècles.
Population du chef-lieu. — Sa population était alors d'environ 60,000 âmes. On n'y compte plus aujourd'hui que 36,250 hab. comme suit :
Musulmans 26,000 hab.
Grecs orthodoxes 8,500 —
Arméniens grégoriens .... 230 —
Catholiques latins 114 —
Israélites 1,406 —
Total. . . 36,250 hab.
Aïdin-Guzel-Hissar est située sur un des versants du Djouma'adagh, l'un des principaux sommets de la chaîne du Messogis, à une assez grande distance du point culminant de cette mon-
tagne et à proximité de la plaine où s'étend même une partie de la ville. Son altitude est de 66 mètres. C'est une des principales stations et l'ancien terminus du chemin de fer de Smyrne-Aidïn. Elle est située immédiatement au-dessous du magnifique plateau sur lequel élait bâtie Tantique ville de Traites, et elle est traversée par le fleuve Eudon, aujourd'hui le Tabak-tchài^ c'est-à-dire la rivière de la tannerie. Le Buyuk-Mendérès (Méandre), dont celte rivière est un affluent, passe à 8 kilomètres au sud d'Aïdin, qui est distante de 85 kilomètres au sud-est de Smyrne, en ligne directe, et de 130 kilomètres par le chemin de fer, dont le point terminus actuel, Dinaire, est à 246 kilomètres et demi à l'est d'Aïdin.
L'aspect de cette ville, entourée de toutes parts de champs fertiles, de plantations de figuiers, de vignes, de cotonniers, de verdoyantes prairies, est d'une grande beaulé, que fait ressortir encore d'avantage l'animation imprimée au paysage par une ligne de chemin de fer en pleine activité, sur laquelle vont et viennent de tous côlés des trains chargés de marchandises et de nombreux voyageurs. L'intérieur de la ville ne correspond pas exactement à ces prémisses attrayantes; cependant, les rues sont assez larges et bien alignées, excepté dans le quartier des chrétiens, qui est situé à l'ouest et séparé des autres par le Tabak-tchdi (Eudon), qu'on passe sur deux ponts en pierre. Les rues de ce quartier sont très étroites et tortueuses, chose d'autant plus regrettable que la plupart des belles maisons se trouvent là. Généralement, du reste, les habitations d'Aïdin sont d'agréable apparence et entourées de jardins plantés d'orangers qui donnent des fruits en abondance. Le rez-de-chaussée est en pierre et le premier étage en pans de bois avec remplissage en petits moellons. Quelques maisons sont entièrement bâties en pierre, d'autres en bois, c'est le petit nombre. Toutes sont abondamment pourvues d'eau et les rues sont éclairées au pétrole.
Les bazars, vastes et remplis incessamment d'une foule affairée, surtout le samedi soir et le dimanche, jours de marché, maintiennent la première impression donnée par le panorama intérieur et font envisager Aldin sous le véritable point de vue
VILAYEÏ DE SMYRNE
n'en reslait bieulôl plus que 60. Celle situation n'a pas été, heureusement, d'une trop longue durée, et dès le mois d'octobre 1886 un correspondant du Courrier de Smyrne^ dont les lettres ont été reproduites par toute la presse de Constantinople, annonçait à ce journal que l'école des sœurs était de nouveau très fréquentée. Le mutessarif lui-même, Djémil Bey y avait placé ses enfants. La supérieure, sœur Vincent, ajoutait-il, est une Constanlinopolitaine. Presque toutes les autres sœurs sont de l'Orient, et parlent en conséquence le turc et le grec, ce qui facilile beaucoup leur mission. Leurs maison, très spacieuse, est construite sur une élévation en très bon air. Leur petite chapelle est très jolie. La pharmacie, grande et bien fournie, est toujours remplie d'indigents qui vont s'y faire soigner gratis. Enfin, elles venaient alors d'acheter un vaste terrain pour y construire un hôpital, dès qu'elles auraient pu se procurer les fonds nécessaires.
L'état actuel de cette école, presque entièrement gratuite, est comme suit :