‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 137 sur 178 · PAR ESPÈCES · texte numérisé non relu

PAR ESPÈCES

Fleuves, rivières. — Les principaux cours d'eau du sandjak de Dénizli sont le Buyuk-Mendérih (Méandre), qui parcourt de Test à l'ouest toute sa partie septentrionale sur environ HO kilomètres, et ses affluents qui sont, sur la rive droite, le Banaz-Tchdi^ et sur la rive gauche, le Tchuruk-^ou et XArpasou (Harpas) qui porte dans ce sandjak le nom d'Ak-tchai (rivière blanche). On trouve leur description plus haut, dans le chapitre spécial du vilayet. La longueur totale de leur parcours dans le sandjak de Dénizli est de 230 kilomètres, y compris le Méandre.

Routes, chemins. — Le chemin de fer de Smyrne-Aïdin parcourt de l'ouest à Test le centre de ce sandjak sur une Ion-

gueur de 80 kiloiîièlres. Un embranchement de 9 kilomètres relie DénizH h la station de Goudjéli.

Il y a, de plus, dans le sandjak de Dénizli, une longueur totale de 152kilom. 520 m. de roules carrossables, comme suit :

Chaussée de Dénizli à Bouladan 46 kilom. 330 m.

— — à Tchal 58 — 690 —

— — à Davas 32 — 500 —

Chaussée de la station de Kézil-Kéklik, du

chemin de Smyrne-Aïdin à Tchal, avec

raccordement sur celle de Dénizli à Tchal 15 — 000 —

Total. . . 152 kilom. 520 m.

Les deux premières sont complètement terminées et les deux autres sont en construction.

Montagnes. — Les principales montagnes du sandjak de Dénizli sont :

r Le Baba-dagh (mont CaJmus) au nord-est, près duquel est située la ville de Dénizli. Le Kara-sou prend sa source au pied du versant opposé, et VArpa-sou y prend aussi Tune des siennes.

2** Le Boz'dagh (Salbacum) qui trace en demi-cercle, au sud de ce sandjak, la limite qui le sépare du sandjak de Mentéché. La seconde source principale de VAipa-soii^ qui porte dans le sandjak de Dénizli le nom dUAk-tchai^ sort du pied du Doz-Dagh^ ainsi que celle du bras oriental du Tchina-tchài.

Production industrielle. — La principale industrie de ce sandjak est la meunerie, dont le centre le plus important se trouve au chef-lieu même, à Dénizli. On compte dans cette ville 60 paires de meules activées par des roues hydrauliques, et fournissant par jour un minimum de 55,000 okes (soit 70,559 kilogrammes) de farine de toutes qualités. Ces moulins approvisionnent toute la haute vallée du Méandre.

Il y a à Saraï-keuï 2 usines à vapeur pour le nettoyage du

coton. On fabrique aussi dans cette ville de beaux et forts tissus de colon à l'usage du pays, nommés aladja.

Bouladan a des fabriques d'étoffes et de ceintures de soie donnant lieu à une assez considérable exportation. Davas a la spécialité des toiles pour lingerie. Enfin, aux environs de Tchal et de Dénizli, les tribus nomades fabriquent des tapis moins beaux, sans doute, que les sortes dites de « Smyrne », mais non sans mérite.

Dîmes et impôts. — Recettes et dépenses du sandjak de Dénizli ;

RECfcriTKS

UVRBS TURQUES

DÉPENSES

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