‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 151 sur 178 · MOUVEMENT MARITIME DU PORT DE BODROUM · texte numérisé non relu

MOUVEMENT MARITIME DU PORT DE BODROUM

du /" mars i89i, au 28 février i892:

PAVILLON

Anglais . . . .

Hellène

OUoman . . .

Saniieu

Totaux

NOMBRE DE NAVIKES

CD

TONNAGE

ce D u

es

Soit 1.609 navires, jaugeant 30.531 tonneaux

DROITS

DB PBARBS

piastres

Commerce. — Ainsi qu'il est déjà dit plus haut, le mouvement commercial du port de Bodroum s'élève à la valeur annuelle moyenne de 61,388 livres turques, comme suit :

Exporlation 45,100 liv. turq.

Importation . 16,288 —

Total. . . 61,388 liv. turq.

Différence en faveur d'exportation 28,812 liv. turq.

soit une valeur totale de 1.411,924 francs

avec différence en faveur d'exportation 662,676 francs

Routes. — ^^ Bodroum n'a point de route carrossable. Celle qui relie celle ville à la chaussée de Milas, à KuUuk, est une voie antique assez bien conservée qui passe à Guverdjinlik (le pigeonnier), village situé près des ruines de Bargylia, cité d'une haute antiquité dont la fondation est attribuée, par Etienne de Byzance, à Bellérophon ou à Achille.

On compte à Bodroum outre le konak ou hôtel du Gouvernement et les constructions nécessaires à la douane, au capitanat de port, à l'orfice sanitaire, aux postes et télégraphes, à l'administration des phares, etc., 1 mosquée à minaret; 2 me^djids ou oratoires musulmans; 1 petite église grecque ortho- ' doxe; 50 boutiques ou magasins; 1 bain public; 2 fontaines; 5 cafés; 2 fours et 1025 maisons.

Produotion agricole. — La production agricole du caza de Bodroum est à peu près nulle.

Bestiaux. — L'élève des bestiaux donne en moyenne un produit annuel de 33,358 têtes de bétail dont 28,240 têtes de la race ovine.

CAZA DE MILAS

Orientation, limites. — Le caza de Milas est situé au nord-ouest du sandjak de Meilléché et au sud-ouesl du vilayel de Smyrne. II est limité au nord. par le sandjak d'Aïdin; à Test par le merkez caza de Moughia; au sud par le golfe de Cos, et à l'ouest par le golfe de Mendélia.

Superficie. — Sa superficie totale est de 1,863 kil. carrés, comme suit :

Cultures 400 kil. carrés.

Pâlu rages 200 —

Montagnes 896 —

Forêts . 367 —

Total. . . 1 .863 kil. carrés.

Division administrative. — Il n'a point de nahié et conlienl 95 villages.

Division militaire. — Milas est le quartier général de la circonscription militaire de même nom, divisée en 4 districts.

Autorité :;<> — L'autorité civile est exercée par un caïmakam, et l'autorité militaire parle général de brigade commandant la circonscription de Milas.

Population. — La population totale du caza de Milas est de 28.586 bab., comme suit :

Musulmans 26,320 bab.

Grecs orthodoxes ...... 1,930 —

Etrangers 25 —

Israélites 311 —

Total. . . 28,586 bab.

STATISTIQUE DESCRIPTIVE feSÎ

Ghéf-lîeu. — MiLAs, chef-lieu du caza, résidence du sousgouveroeur civil et du gouverneur militaire, siège des services publics, des agences de la Dette publique ottomane et de la Régie cointéressée des tabacs, ainsi que d'un agent consulaire de France, station télégraphique de service intérieuroù la langue turque est seule en usage, est située dans uqe-plaine fertile, sur un petit monticule de 95 m. d'altitude, près d'un petit af* fluent du Sari-tchdi (fleuve jaune) qui prend sa source dans les montagnes voisines appartenant à la chaîne du Latmus, à 20 kil. environ à l'est de çette^ ville. C'est probablement l'ancien tleuve. Marst/a$, près duquel était le temple de 3Ien Carus^ dont le culte, commun aux Gariens,^ aux Lydiens et aux Mysiens, avait pour centre Mylassa (Milas), l'une des plus anciennes villes cariennes,' qui- fût longtemps capitale de la Carie et conserva toujours sa suprématie, même après que le roi Mausole, qui y était né, l'eût abandonnée pour transférer le siège de son autorité royale à Ilalicarnasse.

Les belles carrières de marbre que renferment les montagnes qui entourent la plaine de Milas, étaient une source abondante de matériaux de construction; aussi la contrée et en particulier la ville de Milassa, possédait un grand nombre de magnifiques monuments. En parcourant la ville actuelle, qui occupe l'emplacement de l'ancienne ville, on voit de tous côtés des fragments d'architecture et des blocs de marbre tantôt dans les murs des maisons, tantôt épars sur le sol. Il ne reste debout qu'une colonne dans un jardin au centre de la ville, el un monument sépulcral, au sud de la ville, qui passe pour être une copie en petit du tombeau de Mausole et qui est assez bien conservé.

Milas est, en ligie directe, à 55 kil. ouest de Moughia, chef-lieu du sandjak; mais la distance réelle est plus longue, à cause des montagnes qui séparent ces deux villes, et qu'il faut franchir ou contourner pour aller de l'une à l'autre. Une chaussée carrossable d'environ 25 ki!. conduit de Milas à Kulluk, petit port situé à l'ouest, au fond du golfe de Mendélia. C'est à cette échelle, desservie chaque semaine par 2 vapeurs, l'un venant de Smyrne, et l'autre y allant, que se concentre tout

le Irafic commercial du caza de Milas, consistant dans les produits du sol, énumérés au chapitre spécial de la production du sandjak de Mentéché.

Population. — La population de la ville de Milas« comprise dans le chiffre ci-dessus de celle du caza est de 12,000 hab., comme suit :

Musulmans 9,734 hab.

Grecs orthodoxes 1,930 —

Étrangers 25 —

Israélites 311 —

Total. . . 12.000 hab.

Ecoles. — Il n'y a Milas que 2 écoles primaires, Tune appartenant aux musulmans, fréquentée par 100 élèves, et l'autre aux grecs orthodoxes^ fréquentée par 90 élèves; elles sont entretenues par les moyens ordinaires, souvent cités plus haut.

Une belle et vaste plaine, circonscrite à Test par la chaîne du I^lmus, entoure Milas. On y rencontre les ruines de nombreuses villes antiques du ressort de Mylassa, parmi lesquelles on peut citer celles d'Euromus^ près du village de Mendélia, à 20 kil. nord-ouest de Milas. La plupart de ces ruines figurent dans Touvrage bien connu de M. de Choiseul GoufGer, où Ton peut voir aussi ce qu'il 'restait encore d'antiquités à Milas de son temps.

Edifices. — Outre lekonak'ou hôtel du Gouvernement civil, situé dans le bas de la ville, à 75 m. d'altitude, la caserne et le dépôt militaire, on compte à Milas 3 mosquées, dont la plus grande, de construction moderne, toute en marbre, a été bâtie avec les matériaux d'anciens monuments; 5 mesdjids ou oratoires musulmans; 1 église grecque orthodoxe; 2 bains publics; 1 bazar avec 120 boutiques; 1 Aan ou hôtellerie ; 15 cafés; 6 fontaines publiques, et 2,600 maisons. La ville est abondam-

ment pourvue d*eau potable. Ses rues sont étroites et tortueuses, mais éclairées au pétrole.

Production agricole. -^ La production agricole de ce caza, comme celle de tout les autres cazas du sandjak de Mentéchè, est faible, mais estimée quant à la qualité des produits.

Bestiaux. — L'élève des bestiaux dans le caza de Milas produit annuellement, en moyenne 103,425 tètes de bélail dont 87,779 chèvres et moutons.

Mine et houille. — Une lïiinô de houille d*une superficie de 256 hectares, située dans ce caza, a élé concédée le 23 février 1801 pour une durée de 99 ans à deux sujets ottomans, Hussam eddin Eifendi et Manolaki ECTeudi.

Salines de Mentéchè. — Le casa de Milas possède aussi des salines dites de Menléché, situées au fond du golfe de Mendélia. Leur production annuelle est de 2^000,000 de kilogrammes.

Tabacs. — Le tabac dé là sorte dite d* « Âyasoulouk » est cultivé dans le caza de Milàs. Les détails à ce sujet se trouvent plus haut.

Forêts. — L'exploitation des forêts de ce caza, d'une superficie de 367 kil. carrés, donne annuellement 3,800 mètres cubes de coupes de bois et5,000quinlaux métriques en écorces pour tanneries.

GAZA DE MARMARIS

Orientation, limites. — Le caza de Marmaris est situé

670 VILAYET DE SMYIINE

au sud-ouest du sandjak de Mentéchè et du vilayet de Smyrne. H esl limité au nord par le golfe de Gos, et le merkez-caza de Moughla; h Test parle cazade Keuïdjiës ; au sud et àTouest par Tarchipel ottoman.

Superficie. — Sa superficie totale est de 1,390 kil. carrés, comme suit :

Cultures 200 kil. carrés

Pâturages 100 —

Montagnes 775 —

Forêts 315 —

Total . . . 1,390 kil. carrés

11 n*a point de nahié et contient 23 villages. Sous le rapport militaire, il appartient au district de Moughla, qui est le second de la circonscription de Milas.

Population du oaza. — La population total du caza de Marmaris est de 12,868 hab., comme suit :

Grecs orthodoxes 64Ô —

Total . . . 12,868 hab.

Chef-lieu. — Marmaris, chef-lieu du caza, résidence oftn cielle du caïmakam et siège des services publics, est située au fond d'un petit port naturellement fermé et abrité de tous les vents par les déchiquetures de la côte sud du territoire du caza, et qui contient au nord une moitié de la côte du golfe de Gos; puis, entre les deux presqu'îles terminées par le cap Crio (ancien promontoire Triopaeum) et le cap Alypo, enferme le golfe de Symi à son exlrémité occidentale et de là, arrivé au sud, s'étend vers Test en face Tile de Rhodes, jusqu'un peu au-delà delà baie de Kara-Aghadj, (ancien port Panormus), dont les côtes sont comprises dans ce territoire.

Marmaris est l'ancien port Physcus où se faisaient les Iran- .saclions commerciales des Éphésiens et des Rlio Jiens ; c'e^t encore aujourd'hui le centre d'un pelit commerce dont les habitants, tous marins, sont les agents naturels entra le coiitihetit asiatique et TUe de Rhodes, située à une distance de 30 milles Ha[iarins au sud de Marmaris.

Population. — La population de cette petite ville comprise dans le chiffre ci-dessus de celle ducaza, est de 3,000 habitante musulmans. ' ^

Ecoles. — Il y a à Marmaris une seule école, annexe de la mosquée de Sélim I"et fréquentée par 70 élèves.

Edifices publics. — Outre le AonaA ou hôtel du gouvernement et le koullouk ou poste militaire, on compte à Marmaris 600 maisons ; 2 mosquées à minaret dont une fondée par §élim V; un bain public de la même époque et un caravansérai en ruines^ bâti également par Sélim V; ce sont les seuls monuments de cette ville, où il n'en existe pas de plus anciens; tout ce qu'oie y voit est de lepoque ottomane. En revanche, sur la petite montagne voisine (ancien mont Phoenix), qui sépare le portds Marmaris de la baie de Kara-aghadj, on remarque de nombreuses constructions archaïques, et le sommet-de ce mont, à Taltitude de 690 m., est couronné par une acropole défendue par des tours carrées. Toutes ces constructions, parmi lesquelles on voit aussi des sarcophages taillés dans le roc, sont d'une haute antiquité.

Le nom de Mxrmaris donné à cette petite ville vient sans aucun doute des gisements de mirbres de toutes couleurs^ blancs, roses, veinés de rouge, jaune antique, etc., dont toutes les montagnes du cazasoiit remplies, et'qui ont fourni cette profusion de magnifiques monuments de marbre des villes marilimes célèbres dans Tanliquité, situées aux alentours. Toutefois, Topinion des habitants sur Tétymologie de ce nom est très dif^ férente et ne manque pas d'originalité ; Le seigneur ^ui fît

bâlir la ville, n'étant pas content de rarchitecle, ordonna qu'on le pendit, disent-ils, en ces termes brefs : « Mlmar-as! » (pends l'architecte !) De là, le nom de Marmaris, un peu changé sur la route I

Localités remarquables, antiquités. — Le principal attrait du caza de Marmaris, peu productif, peu commerçant, car ses échanges actuels avec Rhodes sont bien déchus de l'importance de ceux des anciens temps du port Physcus^ alors qu'il était le grand entrepôt des Ephésiens et des Rhodiens, consistent dans ses antiquités. Les plus célèbres sont celles de là ville de Gnide, fondée par une colonie lacédémonienne conduite par Triopas; c'est Tancienne métropole de la confédéra* tion dorienne. Elles sont situées dans la presqu'île terminée par le cap Grio, et l'occupent presque tout entière.' Les ruines de Phaenica, aujourd'hui occupées par un hameau grec nommé Finekety s'étendent autour du cap Alypo, où sont répandus quelques autres petits villages grecs nommés Rena, Alexi, Kirvassil, Gosta et Ilia. Durant ces dernières années, beaucoup d'études et de fouilles très fructueuses ont été faites dans toutes les localités situées dans le caza de Marmaris, notamment par des savants et des touristes anglais.

. Forêts. — Les forêts exploitées par TÉtatousous sa surveillance occupent, dans ce caza, une superficie de 315 kil. carrés, comme il est dit ci-dessus. Leur [principal peuplement consiste en pins d'Alep, styrax et chêne ^de variétés diverses. Outre le slorax entièrement exporté, produit du styrax, la production annuelle de ces forêts est en moyenne comme suit :

Coupes annuelles (chênes pour] carbonisation) 3,200 m. cub. Écorces pour tanneries . 5,500 q. mètr.

Bétail. — L'élevage des bestiaux dans le caza de Marmaris donne un produit moyen, chaque année, de 42,315 tètes de bétail, dont 38,091 têtes de race ovine : (moutons, 7,135; chèvres 30,956.)

CÂZA DE KEUÏDJIÈS

Orientation, limites. — Le caza de Keuïdjiès est situé au sud-est du sandjak de Mentéchè et du vilayet de Smyrne. 11 est limité au nord par le sandjak de Dénizli ; à Test par le caza de Makri, dont il est séparé par le Dalaman-tchài (ancien fleuve Indus); au sud par la mer Rhodienne, et à Touest par le caza de Marmaris et le merkez-caza de Moughla.

Superficie. — Sa superflcie totale est de 2,660 kil. carrés, comme suit :

Cultures 350 kil. carrés

Pâturages 150 —

Montagnes 1,484 —

Forêts 676 —

Total. . • 2,660 kil. carrés

il n'a point de nahié et Tony compte 69 villages. Sous le rapport militaire, il appartient au district de Moughla, qui est le second de la circonscription de Milas.

Population clu oaza. — La population totale du caza de Keuïdjiès est de 20,369 habitants comme suit :

Musulmans 20,129 hab.

Grecs orthodoxes 240 —

Total. . . 20,369 hab.

Chef-lieu. — Yuksek-Koum (escarpement sablonneux), cheflieu du caza, résidence du caïmakam et siège des services publics, est situé sur le bord et à l'extrémité nord-est du lac Keuïdjiès-liman-gueul ou Dalian, à 5 kil. nord-est du village m 43

de Keuïdjiés, précédent chef-lieu du caza de ce nom, abandonné à cause de son mauvais climat et remplacé d'abord par Dalian, localité plus insalubre encore, puis enfin parYuksek- Koum, chef-lieu actuel, qui n'est pas beaucoup plus sain.

En effet, cette nouvelle résidence administrative, bâtie comme les deux premières sur la rive du même lac salé, est fort sujette aux fièvres paludéennes. Aussi est-elle à peu près déserte durant Télé à cause des risques que la santé des habitants y courrait, et que ne sauraient compenser le charme du site pittoresque et les autres nombreux agréments de ce petit bourg, où viennent se rencontrer deux rivières toujours couvertes de caïks qui forment sur le lac une UoUille sans cesse en mouvement, pour les communications entre la mer et l'intérieur du caza. En allant habiter les montagnes environnantes pendant les chaleurs, pour se dérober aux dangereuses émanations des marécages, la population de Yuksek-Koum ne fait d'ailleurs que se conformer à la coutume générale du caza de Keuïdjiés, où domine la vie nomade.

Population. — La population de ce petit bourg, fondé il y a dix ans par un notable propriétaire terrien nommé Thaher Agha, est de 1,200 habitants, tous musulmans, compris dans le chiffre ci-dessus de la population du caza. On peut y ajouter une population flottante étrangère, composée d'ouvriers grecs et bulgares qui travaillent aux mines et forêts et ne font guère que passer, et de quelques israélites de Rhodes, venant à certaines époques s'y installer momentanément en qualité d'épiciers et de cabareliers.

11 y a, à Yuksek-Koum, un konak où hôtel du gouvernement; nnkoullouk ou petit poste militaire ; une station télégraphique de service intérieur où la langue turque est seule en usage; un petit han ; une mosquée à laquelle est annexée une école fréquentée par 50 élèves, et 250 maisons.

Mines et minières. — Les mines auxquelles travaillent les ouvriers de passage à Yuksek-Koum, sont en partie situées

sur le territoire du caza de Keuïdjiés, mais elles dépendent de celui de Makri, qui est limitrophe. Ces deux mines, l'une de chrome et l'autre de manganèse, sont décrites plus haut d'après un rapport de M. Rougon, consul général de France à Smyrne, au chapitre spécial du vilayet d'Aïdin.

Forêts. — La superficie des forêts exploitées par l'État, sous sa surveillance, dans le caza de Keuïdjiés, est de 676 kil. carrés.

Les principales essences de leur peuplement sont les pins d'Alep et Laricio et diverses variétés de chênes.

On estime leur production moyenne annuelle comme suit : 8>400 mètres cubes de coupes de bois, et 7,500 quintaux métriques en écorces pour tanneries.

Bétail. — On évalue le produit de l'élève du bétail dans ce même caza, en moyenne annuelle, au nombre total de 96,019 têtes de bétail, dont 76,819 têtes de race ovine.

iS. — Les ruines de Caunus, Tune des plus anciennes villes du pays, dont les habitants parlaient, selon Hérodote, un autre langage, avaient d'autres usages que les Gariens, et n'adoraient que des divinités locales, sont situées entre le village de DaHan et la rive droite du Dalaman tchài (Indus), à la limite extrême de la Carie, marquée par ce fleuve. A l'exception des anciens tombeaux des Gauniens taillés dans le roc, de quelques restes du port, des murs d'enceinte parlant de ce port et qu'on peut suivre jusqu'à l'acropole, les ruines de Caunus sont de l'époque romaine. Une inscription découverte au commencement de ce siècle par M. Hoskyn a levé tous les doutes qui pouvaient encore subsister alors sur l'emplacement de cette antique cité maritime^ dont le port, en forme de croissant^ bien abrité des vents d'ouest' par de hauts rochers et fermé par une chaîne, a-souvent servi de refuge au flottes grecques.

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