‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 157 sur 178 · TOTAL EN · texte numérisé non relu

TOTAL EN

klLOORAMMBS

VALEUR Bff PRANCS

Le tabac n'est pas cultivée dans le merkez-caza des Dardanelles. Le principal centre de cette culture est le nahié de Tchan . qui fait partie du caza de Bigha. En 1889, 152 hectares du territoire de ce nahié ont produit 86,947 kilogrammes de tabac, dont 23,700 kilogrammes ont été achetés aux producteurs par la régie coinléressée des tabacs à des prix fort peu rémunérateurs, variant, suivant estimation des diverses qualités, entre 20 paras (H centimes) et 6 piastres (1 fr. 38) le kilogramme. Cette circonstance explique peut-être la diminution considérable de la production qui, en 1891 , n'était plus, coname on le voit cidessus^ que de 53,700 kilogrammes pour le caza de Bigha tout entier. Les prix ne semblent pas d'ailleurs avoir été relevés depuis 1889, car le tableau indique une valeur totale de 33,719 francs pour ces mêmes tabacs du caza de Bigha, ce qui

710 MUTESSARIFLIK DE BIGHA

fait ressortir un prix moyen dépassant à peine 62 centimes par kilogramme et inférieur au quart du prix obtenu par les producteurs avant Tinstilution de la régie.

Cette situation ne paraît pas d'autre part beaucoup plus avantageuse pour cette administration que pour le cultivateur, à en juger du moins par les chiffres officiels suivants :

En 1889, les ventes de tabac à fumer et à priser, effectuées dans le mutessariflik de Bigha, se sont élevées à une valeur totale de 1,247,096 piastres

En 1890, elles n'ont atteint que 981,914 —

Différence en moins . . 2t)t),818 —

Soit Recette de 1889 287,000 francs

Différence en moins . . . 61,360 francs

Eaux minérales. — Beaucoup de sources d'eaux minérales et thermales existent dans les différents cantons du mutessariflik de Bigha, mais elles sont peu utilisées, à Texception de celles du caza d'Ezinè qui sont affermées à un entrepreneur par le gouvernement. Elles sont situées au pied du Tchigri-dagh^ à 5 kilomètres est des ruines d'Alexandria-Troas (Eski-Slamboul) et à 11 kilomètres sud-ouest de la ville d'Ezinè. La distance de 55 kilomètres qui les sépare au sud-ouest des Dardanelles, cheflieu du sandjak, est franchie généralement en 10 heures h cheval. Ces deux sources voisines. Tune sulfureuse à température de 45* centigrades, et l'autre ferrugineuse à température de 55*> centigrades, sont employées surtout en bains; les eaux de cette dernière, très purgatives, sont aussi prises en boisson. L'exploitation, concédée à raison de 700 piastres par an (environ 160 francs), consiste en deux bains de maçonnerie grossière où sont captées les eaux de cecdeux sources abondantes, à peu de distance des roches de serpentine d'où elles sourdent. Le fermier perçoit une piastre (22 à 23 centimes) par bain. Malgré

STATISTIQUE DESCRIPTIVE ^\i

refficacité des eaux de la source sulfureuse, notoirement connues depuis de longues années, ces bains sont très peu fréquentés.

Leur exploitation deviendrait bientôt aussi fructueuse que bien!*aisante, si une bonne chaussée carrossable en rendait Tacces moins pénible, et si Ton pouvait trouver à proximité, comme aux stations balnéaires d'Europe ou même à celle de Brousse, le logement et la nourriture qui manquent absolument et que les malades sont réduits a aller chercher bien loin, à Ezinè ou à Sapandja, par des chemins escarpés et rocailleux.

Agriculture. — Ainsi qu'il a été dit plus haut, dans les chapitres spéciaux de la superficie du mulessariflik de Bigha et de sa production agricole, Télendue des terrains cultivés dans ce sandjak est de 506,913 hectares, et celle des terres en friche de 243,087 hectares.

La superficie totale du mulessariflik étant de 750,000 hectares, il semblerait, d'après ces chiffres, qu'un tiers environ des terrains soient laissés improductifs. La situation n'est pas absolument telle, car il convient de déduire de la somme des terres en friche, celle des parties montagneuses incultivables, celle des jardins maraîchers et fruitiers qui ne figure pas au tableau de la production à cause du peu d'importance de celleci, et il n'est pas moins convenable de tenir compte autant que possible des surfaces occupées par les routes et chemins, le lit des rivières, etc. Toutefois, même après celte déduction, d'ailleurs tout approximative, on ne saurait guère estimer à moins de 20 ou 25 0/0 l'étendue des excellents terrains non cultivés. En prenant pour base le rendement moyen des cultures de céréales, on peut estimer à 40 millions de francs environ le revenu annuel que produirait leur mise en valeur, i En effet, la fertilité du sol est telle que, malgré l'état primitif des procédés et des instruments encore actuellement employés, les récoltes de céréales, d'olives et de raisins, pourtant inférieures de 30 0/0 à celles d'une bonne année moyenne, ont donoé, en 1890, les rendements bruts suivants :

7i2 MUTESSARIFLIK DE B'GIIA

Blé 19h-ctoI. 50'd'uneval'lot. de269fr. ) g

Orge, avoine, seigle 16 — 121 — f -g

Raisins 980 — 1-2

Olives 900 — ) g.

Néanmoins le mutessariflik de Bigha, en Tétat actuel des récoltes des meilleures années, produit à peine la quantité de blé strictement nécessaire à Talimentation de ses habitants. Dans les années de médiocre récolte, on comble le déficit en substituant à la farine de blé celle d'orge et de seigle et en recourant à l'importation de farines de provenance étrangère.

L'urgence de remédier à une telle situation est évidente. On y satisferait facilement. La valeur totale de la production du sandjak n'a été, il est vrai, que d'un peu plus de 12 millions de francs en 1890, mais elle dépasse 16 millions dans les années de bonne récolte, où toutefois la production n'est que suffisante à la consommation locale. Par de simples améliorations des diverses cultures, elle s'augmenterait bientôt et sa valeur s'élèverait sans peine à 30 millions de francs environ.

Mais si on se décide à employer un remède radical, c'est-àdire à cultiver activement tous les terrains cultivables, en y comprenant naturellement les 200,000 hectares environ restés jusqu'aujourd'hui en friche, la production agricole du mutessariflik de Bigha ne tardera certainement pas à atteindre une valeur de plus de 100 millions de francs.

La valeur des divers terrains cultivés a été, au cours de l'année agricole 1890-91, comme suit :

MlniMUH

UkXVÊVM

Terres arables : prix d'un hectare en francs . . . Champs d'oliviers — Vignes —

Terres arables. — Les écarts considérables entre le minimum et le maximum du prix des terrains ont pour cause,

en ce qui concerne les terres arables, leur plus ou moins de fertilité et leur distance des centres de population.

;. — Relativement aux oliviers, ces diffërencesne proviennent pas seulement de la situation des champs, soit en plaine, soit à flanc de coteau, mais on prend aussi en considération l'âge et Tétat des arbres, qui font varier le prix d'un plant de 2 à 15 médjidiés, soit 9 fr. 20 à 69 fr. Un deunum^ égal à 9 ares, 19, 30, contient de 16 à 20 oliviers.

Vignes. — Quant à la vigne, dont la culture est actuellement négligée et la valeur dépréciée, à cause, dit-on, de la rareté des capitaux, ou peut-être plutôt par la crainte des éventualités ruineuses qui la menacent sans cesse depuis l'invasion du phylloxéra, — bien que lo sandjak de Bigha n'ait pas eu à en souffrir jusqu'à présent, — le prix d'un cep, qui était autrefois de 5 piastres, n'est plus aujourd'hui que de 1 à 2 piastres, selon l'âge et l'état de la souche. La contenance d'un deunum étant de 1,000 ceps, sa valeur est donc de 1,000 à 2,000 piastres, soit 230 à 460 francs. Le prix d'un hectare est donc d'environ 2,300 à 4,600 francs.

On estime la production moyenne annuelle des vignobles du mutessariflik de Bigha à une valeur totale d'environ 1 million 245,845 francs, comme suit :

Raisins frais : 8,342,057 kilogrammes .... 897,345 fr. Vin rouge, récolte moyenne : 17,000 hectol. 348,500

Total. . . . 1,245,845 fr.

Le produit d'un hectare de vigne en plein rapport, donnant environ 1,923 grammes de raisin par cep, peut, à raison d'un rendement en vin de 60 0/0 du poids du raisin, être estimé comme suit :

71 i MUTESSARIFUK DE BIGHA

Vinrouge: 115 hectolitres à 20 fr. 50 2,357 f. 50

Alcool produit de la distillation des jus et marcs : 8 hectolitres à 30 francs 240 »

Produit brut. . . 2,597 50 A déduire: Pour frais de culture, façon, vendange, ]

confection du vin 700 > 1,300 »

— Pour impôts divers 600)

Produit net. . . 1,297 5U

Los vendanges ont lieu simultanément dans tout le sandjak vers le 15 octobre. Les raisins sont foulés à pieds d'homme dans des cuves de bois, sans avoir été soumis à aucune opération préalable; on laisse le vin cuver durant un mois environ, puis on le soutire pour le mettre en tonneaux dans des locaux assez mal disposés à cet effet et méritant fort peu le nom de caves. Les expéditions de vin commencent en décembre.

Malgré tant de procédés défectueux, le vin des Dardanelles est un produit absolument pur, d'un agréable bouquet, dont le titre alcoolique varie de 13 à 15 0/0, suivant les années, et qui donne un poids de 32 grammes environ d'extrait sec. Sa couleur est d'un rouge plus ou moins foncé, selon que le raisin vient du coteau ou de la plaine, et prend la nuance dite « pelure d'oignon » après une année de futaille. M. Cabanel, viceconsul de France aux Dardanelles, émet l'avis, dans un de ses rapports, que ce vin, trop faible en couleur pour les coupages de Celle et de Bercy, pourrait être avantageusement employé pour remonter les vins du Beaujolais et du Maçonnais.

Le vin rouge des Dardanelles est en résumé un bon vin de table, sain, généreux, supportant bien les voyages et qui, acheté aux Dardanelles à raison de 20 fr. 50 Thectolitre, se revend en détail de 2 piastres et demie (57 centimes) à 4 piastres (92 centimes) le litre à Constantinople,oùilest favorablement apprécié par la colonie européenne.

Chêne à vallonée. — Pour déterminer la valeur d'un

champ ou d^une forêt de chênes à vallonée, on ne prend en compte ni le nombre des deunums ni celui des arbres ou leur âge et leur état. Voici comment on procède : la moyenne du rendement durant un nombre égal d'années de bonne et de mauvaise récolte est tout d'abord établie. Cette moyenne est estimée à raison de 40 piastres (9 fr. 20) le quintal. On déduit ensuite la somme ainsi obtenue et qui représente le revenu brut du champ ou de la forêt, 43 0/0 pour impôts et frais divers. La somme qui reste représente le revenu net. Le capital qui produirait, à raison de 10 0/0 Tan, cette même somme^ est le prix attribué au champ ou à la forêt.

Bestiaux. — L'élevage du bétail est très répandu dans le mutessariflik de Bigha: mais, comme dans tous les pays montagneux où Tagriculture est peu avancée, il a surtout pour objet les espèces de race ovine. Ce système est évidemment avantageux pour l'éleveur. Un simple coup d'oeil jeté sur le tableau de la production ci-après, le fera voir clairement. On y remar« que en effet que les moutons et les chèvres figurent dans cette production pour environ 81 0/0 du nombre total des têtes de bétail de toutes races et ne représente guère plus de 33 0/0 de sa valeur totale. Le nombre des têtes de race bovine, uu contraire, n'atteint pas même au sixième de cette même production, et représente à lui seul presque la moitié de sa valeur totale.

Il est vrai que la vente des produits accessoires du bétail de race ovine compense en partie les pertes résultant de sa moinsvalue. Cependant, et bien que ces produits complémentaires constituent une valeur digne d'être prise en sérieuse considération, on ne saurait perdre de vue le bien général qui résulterait de la substitution de la race bovine dans les préférences de l'éleveur. Cette substitution peut seule assurer les progrès de ragriculture, la mise en valeur rationnelle des terrains et le développement agricole des richesses du pays. Elle ferait d'ailleurs surgir de nouvelles industries, et les nombreux bénéfices de l'engraissement des bestiaux, de la vente du lait^ du beurre,

MUTESSARIFLIK DE 61GHA

remplaceraient avec avantage ceux qui sont retirés actuellement des produits accessoires de l'élève de la race ovine. Celleci, du reste> profiterait elle-même grandement d'une pareille transformation et participerait sans doute à des améliorations qui, tout en diminuant le nombre de sa production, en augmenteraient sensiblement la valeur.

La production du bétail de toutes races, dans le mutessariflik de Bigha, a été, pendant Tannée agricole 1890-91, comme suit"*

RACES

ESPÈCES

Bovina . . .

Bœuf:) . .

Taureaux Vaches. .

Veaux . .

Ruffles. .

Bufflonnes BufÛetins.

GaméUenne.

OhdTaline . .

Atin# . .

Ovine . . .

Chameaux

Chevaux.

(Anes . . .

biuleU. .

(Moutons

'Chèvres.

Porcine.

Porcs.

GAZAS

Totaux : Tiîtbs par Cazas.|33. 205

tt

lOo

Total général : Têtbs db bétail

TOIAUI

par

KSPiCES

VALEUR

PUSTRB

PAR

ISPÂCES

Total g^éral de la valeur : Piastubs

Durant la même année, les produits accessoires du bétail ont été, en quantité et valeur^ comme suit :

PRODUITS

QUANTI- TÉS

VALEUR

EN

FRANCS

OBSERVATIONS

Laioe

kilogr.

pièces

dont 106.583 kilog. exportés en Angleterre et en France, dont 5,317 kilog. exportés en Bulgarie

et eu France, utilisés dans le Sandjak en totalité.

Exportées en Autriche- Hon^e.

Exportées en Autriche, en Turquie et

en Amérique, exportés en France en totalité.

Poil de chèvre

— de chameau. . . .

Peaux d*agneaa et de mouton

Peaux de chèvre ....

— de chevreau . .

Valeur totale : Fra

kWCS

Fleuves et rivières. — Les principaux cours d'eau du mutessarlflik de Bigha sont :

1** Le Tcka7î'Khodja-tckdi (la grande rivière de Tchan) ancien Granique ;

2® Le Mendérès-tchài (ancien Scamandre et ancien Xanthe) ;

3*" Le Touzla-tchài (rivière salée) ancien Satnius;

V Le Sari'Khodja-tchdi (grand fleuve jaune) ancien Rhodius ;

S*" V Or ia-Ketchi-Déré-sou {ancien Simoïs);

6"* Le BprgoS'tchàî (ancien Practios).

Ces six fleuves ont une multitude d'affluents quMl serait trop long et assez inutile d'énumérer.

Le Tchan-Khodja'tchaï [Granique)^ célèbre par la victoire remportée par Alexandre en 334, prend sa source au sud du caza de Bigha, entre les deux sommets de la grande chaîne du Kazdagh nommés Âghi-dagh et Arabkir-dagh. On lui donne à cet endroit le nom de Gullu-tchdi (rivière des roses) qu'il garde jusqu'auprès de Tchan. Il coule d'abord du sud-est au nord-ouest; mais à 2 kilomètres du village de Buyuk-tépé, où il reçoit sur sa rive gauche un affluent venant du versant oriental du Tchamli-dagh, du côté opposé aux sources du RhodiuSy il décrit un arc de cercle pour se diriger du sud-ouest au nord-est, et suit cette nouvelle direction en partageant en deux parties à

718 MUTESSARIFLIK DE BIGHA

peu près égales le caza de Bigha dans toute sa longueur. II se jette dans la mer de Marmara, à Kara-Bigha (Priapus), après avoir passé à Bigha où il prend le nom de Bigha-ichài et avoir accompli un parcours total d'environ 70 kilomètres dans le caza de Bigha. Il reçoit, outre le petit affluent précité, deux autres affluents assez importants : 1' le Kara-atli-tchcii, qui passe au bourg d'Echeklik, près la forêt de même nom et se jette dans le Granique sur sa rive gauche ,à 5 kilomètres en aval et au nord de la ville de Biglia^ après un parcours total de 35 kilomètres du sud-ouest au nord-est ; 2*" le Dimètoka-sou ou Khadja-Bachi-déré^ qui a son embouchure sur la rive droite du même tleuveàô kilomètres au nord-ouest de la ville de Diméloka, et parcourt du ' sud-est au nord-ouest environ 15 kilomètres dans le caza de Bigha, à partir delà limite duvilayet de Brousse où cette rivière prend sa source dans TAbdal-dagh.

Le MendérèS'tchài (Scamandre et Xanthé) prend ses sources multiples dans les versants nord du Kaz-dagh (mont Ida), à l'est du caza d'Ezinè qu'il parcourt entièrement, se dirigeanl d'abord vers l'ouest par Baïramitch jusqu'à Ezinè; arrivé à un kilomètre au nord de cette ville, où il reçoit sur sa rive gauche la rivière qui l'arrose, il modifie son cours en suivant une courbe vers le nord-ouest pour aller, en passant près de Bounar-Bachi et Yéni-chehr, se jeter dans la mer à l'entrée sud-ouest du détroit des Dardanelles, à Koum-Kalè, entre les anciens caps Sigée et Rhœtée; son parcours total est d'environ 80 kilomètres dans le caza d'Ezinè, durant lequel il reçoit sur ses deux rives un grand nombre de ruisseaux descendant des contreforts du Kaz-dagh.

Le Touzla-tchài (rivière salée, ancien Satnius) prend sa source sur le versant sud-ouest du Kaz-dagh. Sa direction générale est de l'est à l'ouest^ à l'exception de 13 kilomètres du nord au sud entre Aïvadjik et Bèhram-Keuï. Ce fleuve parcourt la majeure partie du caza d' Aïvadjik; à 35 kilomètres de sa source, il passe près du village de Bèhram-Keuï, bâti sur les ruines d^Assos, ancienne place forte des plus importantes de la Troade sous les rois de Lydie. C'est aujourd'hui une petite échelle maritime du golfe d'Adramit, à 15 kilomètres de la saline de Bèhram-Ghah

(anciennes salines Tragasée) où passe également le Touzlatchaï avant d'arriver à son embouchure dans la mer Egée, à 15 kilomètres nord de Baba-Kalessi et à 18 kilomètres d'Ëski- Stamboul, après un parcours total d'environ 60 kilomètres.

Le Sari'khodja'tchaï (tleuve jaune, ancien Bhodius) sort du versant occidental duTchamli-dagh, du côté opposé aux sources de l'affluent du Granique, plus haut cité. îl prend d'abord sa direction générale de l'est à l'ouest jusqu'à 8 kilomètres en aval du village d'Orladja; puis, remontant vers le nord, il parcourt 8 kilomètres et reprend sa première direction à 8 kilomètres est de la ville de Tchanak-Kalé, pour aller verser ses eaux dans le canal des Dardanelles, sous les murs de cette même ville, au sud, après un parcours total d'environ 40 kilomètres tout entier dans le merkez-caza. Ses affluents, peu nombreux, sont de petits ruisseaux sans aucune importance.

VOrta-ketchi-déré (milieu du val de la Chèvre), ancien Simois. n'a absolument d'autre droit à une mention particulière que l'honneur d'avoir été chanté par Homère. Ce ruisseau commence son cours au pied de la chaîne de collines qui limite vers le sud le merkez-caza de Kalè-i-Sultaniè et circonscrit au nord la plaine de Troie. Sa direction générale est de l'est à l'ouest. A partir de sa source, à Salihlar, jusqu'un peu au-delà de la petite plaine de Chérif-ovassi, il remonte vers le nord, puis trace une courbe en retournant vers- le sud jusqu'à Dumrek, passe à Halil-Elli, à Koum-keuï, village situé à 2 kilomètres nord des ruines d'Ilion, et de là, suit le cours du Mendérès-ichdi^ ancien Scamandî^y pour aller se jeter à côté de lui dans le détroit des Dardanelles, à Koum-Kalè, après un parcours total de 30 kilomètres, dont la première moitié dans le merkez-caza et la seconde dans le caza d'Ëziné.

Le BerffoS'tchaïy ancien Practios, prend ses sources sur les versants méridionaux du Gulgen-dagh, à l'est du caza de Lampsaki et à la lisière ouest de celui de Bigha. Sa direction générale est de l'est à l'ouest en inclinant vers le sud jusqu'auprès de Bergos, d'où il remonte au nord en passant aux ruines de Percote et va se jeter dans le détroit, à 5 kilomètres delà,

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