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720 MUTESSARIFLIK DE BIGH^
après un parcours tolal de 29 kilomètres dans le caza de Lampsaki.
Aucun de ces cours d'eau n'est utilisé pour la navigation, à l'exception du Mendérès-tchaï^ sur lequel sont effectués les transports de bois des forêts du Kaz-dagh.
• Pêche. — Sans doute à cause des préjugés populaires répandus dans beaucoup de provinces de la Turquie d'Asie, la pêche n'est pas pratiquée dans les fleuves et rivières précités. Quant aux eaux des mers Egée et de Marmara et du détroit des Dardanelles, qui sont très poissonneuses, et où il existe des bancs d'huîtres excellentes, fort appréciées, la pêche y est limitée à l'approvisionnement des navires de passage et des localités riveraines. La valeur moyenne de son produit total ne dépasse guère 172.000 piastres, soit environ 40,000 francs. La pisciculture et Tostréiculture ne sont nullement pratiquées et sont probablement ignorées. Le prix moyen du poisson, aux Dardanelles, est de 0 fr. 70 le kilogramme, et celui des huîtres de 2 fr. le cent.
Lacs; marais. — L'unique lac du mutessariflik de Bigha est YEdjé'Gueul, situé dans le caza de Bigha, à 9 kilomètres nord de son chef- lieu, à 15 kilomètres sud-est deKémer(Parium) et à 10 kilomètres sud-ouest de Kara-Bigha (Priapus). Sa plus grande largeur, du nord-est au sud-ouest, est de 6 kilomètres et sa largeur de 3 kilomètres. On estime sa superficie à 13 kilomètres carrés.
Son emplacement occupe une partie de l'ancien cours du Granique^ auquel appartenait le petit cours d'eau qui sort de l'extrémité nord du lac Edjé Gueul et se jette dans la mer de Marmara, à 2 kilomètres plus près de Kara-Bigha que la nouvelle embouchure du fleuve.
Aujourd'hui, la plupart des marécages, encore nombreux il y a quinze ans à l'intérieur du sandjak, sont desséchés, et l'on ne trouve plus guère de terrains marécageux que sur le littoral où plusieurs localités doivent à leur voisinage des fièvres communes en élé.
Routes. — Aucune voie carrossable n'exisle dans le Mulessarîflik de Bigha; on n'y rencontre que de mauvais chemins qui peuvent à peine être parcourus par les chariots primitifs à quatre roues, sur lesquels la poste ottomane est réduite, une fois par semaine, à transporter ses divers colis. D'autres arabas, plus primitifs encore, dont les deux roues sont fixées à l'essieu et tournent avec lui en gémissant, s'y hasardent quelquefois, non sans risques et périls. Ces chemins sont au nombre de cinq, comme suit :