BA880BAH
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Division militaire. — Les troupes régulières du vilayel de Bassorah consistent en deux régiments de nizam (armée active), casernes l'un à Bassorah et l'autre à Nasériyè, chef-lieu du sandjak deMunlélik, commandés chacun par un mir-{i/(rî(colo- Del),et en 300 fantassins et 50 cavaliers casernes à Amara, sous le commandement d'uo bin~bachi (chef de bataillou). En outre, 1,200 soldats de nizam sont répartis dans le sandjak de Nëdjd,j
soi( : 600 hommes à Houfouf ou Hassa, 300 h Kallar, e( 300 à Kaltir.
Ces divers délacheménls fonl partie du VI* corps d'armée doiil le quartier-général est à Bagdad.
Eu dehors de ces troupes régulières relevant direclemenl du muchir (maréchal) commandant le Yl' corps d'armée, on compte environ 50 zaptiés ou soldats de police dans chaque chef-lieu des sandjaks de Bassorah, d'Amaraet de Muntéfik. l'ins 500 do ces mêmes soldats de police dans le sandjak de Nèdjd, et etifiii deux régiments de ckèbané, l'un dans te sandjak d'Amara, l'aulre dans celui de Muntéfik. Ces dernières troupes, c'esl-àdire les soldats de police et les chèbané, sont à la disposition des autorités locales et placées sous les ordres du vali, des mulessarifs, mudirs, etc., qui ne peuvent employer les troupes régulières sans provoquer, préalablement, lus ordres du maréchal.
On ne compte dans tout ce vilayet qu'un seul dépôt pour l'organisation des cadres et pour le recrulemcnl, siégeant à Bassorah. Les populations des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd ne fournissent pas de contingent à l'armée.
Autorités civiles. — L'autorité civile est exercée, dans le vilayet de Bassorah, par le vali, gouverneur-général du vilayet, par les 3 mutexsarifs, gouverneurs des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd, et par les ouze càimakams, sous-gouverneurs des cazas, à l'esceplion des 4 merkez-cazas, celui de Bassorah étant, ainsi que le merkex-sandjak, administrés directement par le vali, et les trois autres par les mutessarifs ; enfin, les 20 nahiés ont pour directeurs des mudirs. Ces 3o fonctionnaires sont respectivement assistés de conseils administratifs composés, sous leur présidence, du cadi ou du nat/>, des chefs des principaux services, et de membres choisis dans chacune des communautés en nombre égal.
Tout fODCtionnaire administratif relève du vali, gouverneurgénéral, k l'exceplion du sous-gouverneur de Kouel qui est, en réalité, indépendant.
Elle est répartie approximativement par sandjaks comme suit
Bassorah (merkcz-sandjak)
Amara
Muntéfik
Nèdjd
20,000 kilom. carrés.
Total. . . 130,000 kilom. carrés.
Division administrative. — Cevilayel estadministrativemenl divisé en 4 sandjaks, IScazas, et comprend 20 iiahiés, comme suit :
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BASSOBAH
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Division militaire. — Les troupes régulières du vilayel de Bassorah consistent en deux régiments de nizam (armée active), casernes Tun à Bassorah et l'autre h Nasériyè, chef-lieu du sandjak de Muntéfik, commandés chacunpar un mir-a/(72 (colonel),et en 300 fantassins et oO cavaliers casernes à Amara, sous le commandement d'un bin-bachi (chef de bataillon). En outre, 1,200 soldats de nizam sont répartis dans le sandjak de Nèdjd,
soil : 600 hommes à Houfouf ou Hassa, 300 à Kallar, el 300 à Kattif.
Ces divers détachements font partie du VP corps d'armée dont le quarlier-général est à Bagdad.
En dehors de ces troupes régulières relevant direclemenl du muchir (maréchal) commandant le Vl° corps d'armée, on comple environ 50 zaptiés ou soldats de police dans chaque chef-lieu des sandjaks de Bassorah, d'Amaraet de Muntéfik. Plus 500 de ces mêmes soldats de police dans le sandjak de Nèdjd, et enfin deux régiments de chèbané, Tun dans le sandjak d'Amara, Taulre dans celui de Munléfik. Ces dernières troupes, c*est-;idire les soldats de police et les chèbané, sont à la disposition des autorités locales et placées sous les ordres du vali, des mulessarifs, mudirs, etc., qui ne peuvent employer les troupes régulières sans provoquer, préalablement, les ordres du maréchal.
On ne compte dans tout ce vilayet qu'un seul dépôt pour l'organisation des cadres et pour le recrutement, siégeant à Bassorah. Les populations des sandjaks d'Amara, de Munléfik et de Nèdjd ne fournissent pas de contingent à l'armée.
Autorités civiles. — L'autorité civile est exercée, dans le vilayet de Bassorah, par le vali^ gouverneur-général du vilayet, par les 3 mutessarifs^ gouverneurs des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd, et par les onze càimakams, sous-gouverneurs des cazas, à Texceplion des 4 merkez-cazas, celui de Bassorah étant, ainsi que le merkez-sandjak, administrés directement par le vali, et les trois autres par les mutessarifs ; enfin, les 20 nahiés ont pour directeurs des mudirs. Ces 35 fonctionnaires sont respectivement assistés de conseils administratifs composés, sous leur présidence, du cadi ou du nàih, des chefs des principaux services, et de membres choisis dans chacune des communautés en nombre égal.
Tout fonctionnaire administratif relève du vali, gouverneurgénéral, à l'exception du sous-gouverneur de Kouet qui est, en réalité, indépendant.
Autorités religieuses. — Pourles musulmans sunnites,
Elle esl réparlle approximalivcmenl par sandjaks comme suit :
Bassorah (merkez-sandjak). 20,000 kilom. carrés.
Muntéfik 40,000 —
Nèdjd 50,000 —
Total. . . 130,000 kilom. carrés.
Division administrative. — Cevilayel estadminislrativcmenl divisé en 4 sandjaks, IScazas, et comprend 20 nahiés, comme suit :
SANDJAKS
BASSOBAH
(uerkez-sardjak)
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Bassorah, merkez-caza
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Zobéïr. — Ahoul-Hassib. — Chatt-tl-
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Mécberujé. — Kalet-Sakar.
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20 babiés.
Division militaire. — Les troupes régulières du vilayet de Bassorah consistent en deux régiments de nizam (armée active), casernes Tun à Bassorah et l'autre à Naséri jè, chef-lieu du sandjakdeMuntéfik, commandés chacunpar unmir-a/(7ï(colonel),et en 300 fantassins et oO cavaliers casernes à Amara, sous le commandement d'un bin-bachi (chef de bataillon). En outre, 1,200 soldats de nizam sont répartis dans le sandjak de Nèdjd,
STATISTIQUE DESClllPTlVE 211
produit énorme qu'on devrait attendre d*un élevage ayant à sa disposition les meilleurs et les plus vastes pâlurages du vilayet de Bagdad, partout si bien partagé sous ce rapport.
remarquables. — Koufa, Tune des villes les plus célèbres de Tislam, bàlie en 639 de Tère chrétienne, n'est plus aujourd'hui qu'un petit groupe de maisons disséminées aux environs de la grande mosquée devant laquelle fut assassiné l'imam Ali, quatrième khalife rac/iidi, au moment où il s'y rendait pour faire la prière publique en l'an 40 de 1 hégire (660 de notre ère). C'est dans celte ville, alors grande, riche et renommée comme l'un des cenires principaux des sciences islamiques, que furent transcrits les premiers exemplaires du Koran, en écriture dite koufique, de son nom. Quelques savants y inventèrent les "^oivA^ diacriliques ,
La grande école illustrée par les premiers interprêtes autorisés de la loi religieuse et sociale des musulmans, n'est plus représentée que par un petit médressé de 12 élèves, perdu au milieu des ruines de la vieille cité arabe tombée à l'infime rang de chef-lieu d'un pauvre nahié.
Rëhebbé. — Les deux autres chefs-lieux de nahiés du caza sont situés sur la rive occidentale du lac de iNèJjef. Leurs habitants sont des laboureurs, Arabes sédentaires, misérablement logés dans des cabanes en terre.
Il y a près de Réhebbé des ruines antiques connues sous le nom de Kasrel-Réhebbé; et des salines décrites plus haut dans le chapitre spécial du vilayet de Bagdad.
En terminant cette notice, nous lenonsàexprimeràM. Habib Chiha, notable de Bagdad, notre sincère reconnaissance pour le concours utile et empressé qu'il nous a gracieusement prêté dans le cours de nos études sur la Mésopotamie. Un séjour de plus de trente ans dans ce pays qu'il a eu l'occasion d'étudier et do parcourir en tous sens, une profonde érudition, une activité pro-
Elle est répartie approximalivcmenl par sandjaks comme suit :
Bassorah (morkez-sandjak),
Amara
Muntéfik
Nèdjd
20,000 kilom. carrés.
Total. . . 130,000 kilom. carrés.
Division administrative. — Cevilayet estadminislralivcmenl divisé en 4 sandjaks, IScazas, el comprend 20 nahiés, comme suit :
SANDJAKS
BASSOBAH
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AMABA
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20 nabiés.
Division militaire. — Les troupes régulières du vilayel de Bassorah consistent en deux régiments de nizam (armée active), casernes Tun à Bassorah et l'autre à Nasériyè, chef-lieu du sandjak de Munlétik, commandés chacun par un mir-a/(7ï (colonel),et en 300 fantassins et oO cavaliers casernes à Amara, sous le commandement d'un bin-bachi (chef de bataillon). En outre, 1,200 soldats de nizam sont répartis dans le sandjak de Nèdjd,
STATISTIQUE DESCmPTIVE 217
soit : 600 hommes à Houfouf ou Hassa, 300 h Kallar, et 300 à Katlif.
Ces divers délacheménls fonl partie du VP corps d'armée dont le quartier-général est à Bagdad.
En dehors de ces troupes régulières relevant direclemenl du muchir (maréchal) commandant le Vl° corps d'armée, on compte environ 50 zaptiés ou soldats de police dans chaque chef-lieu des sandjaks de Bassorah, d'Amaraet de Muntéfik. Plus 500 de ces mêmes soldats de police dans le sandjak de Nèdjd, et enfin deux régiments de chèbané, Tun dans le sandjak d'Amara, l'autre dans celui de Muntéfik. Ces dernières troupes, c'est-àdire les soldats de police et les chèbané, sont à la disposition des autorités locales et placées sous les ordres du vali, des mulessarifs, mudirs, etc., qui ne peuvent employer les troupes régulières sans provoquer, préalablement, les ordres du maréchal.
On ne compte dans tout ce vilayet qu'un seul dépôt pour l'organisation des cadres et pour le recrutement, siégeant à Bassorah. Les populations des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd ne fournissent pas de contingent à l'armée.
Autorités civiles. — L'autorité civile est exercée, dans le vilayet de Bassorah, par le vali^ gouverneur-général du vilayet, par les 3 mutessarifs^ gouverneurs des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd, et par les onze cdimakamSy sous-gouverneurs des cazas, à l'exception des 4 merkez-cazas, celui de Bassorah étant, ainsi que le merkez-sandjak, administrés directement par le vali, et les trois autres par les mutessarifs; enfin, les 20 nahiés ont pour directeurs des mudirs. Ces 35 fonctionnaires sont respectivement assistés de conseils administratifs composés, sous leur présidence, du cadi ou du 7iàib, des chefs des principaux services, et de membres choisis dans chacune des communautés en nombre. égal.
Tout fonctionnaire administratif relève du vali, gouverneurgénéral, à l'exception du sous-gouverneur de Kouet qui est, en réalité, indépendant.
Autorités religieuses. — Pourles musulmans sunnites,
Elle est répartie approximalivcment par sandjaks comme suit :
Bassorah (merkez-sandjak). 20,000 kilom. carrés.
Muntéfik 40,000 —
Nèdjd 50,000 —
Total. . . 130,000 kilom. carrés.
Division administrative. — Cevilayel estadminislrativcmenl divisé en 4 sandjaks, IScazas, et comprend 20 nahiés, comme suit :
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Division militaire. — Les troupes régulières du vilayet de Bassorah consistent en deux régiments de nizam (armée active), casernes l'un à Bassorah et l'autre à Nasériyè, chef-lieu du sandjak de Muntétik, commandés chacun par un mir-a/(7ï(colonel),et en 300 fantassins et oO cavaliers casernes à Amara, sous le commandement d'un bin-bachi (chef de bataillon). En outre, 1,200 soldats de nizam sont répartis dans le sandjak de Nèdjd,
STATISTIQUE DESCaiPTIVE 217
soil : 600 hommes à Houfouf ou Hassa, 300 h Kallar, el 300 à Katlif.
Ces divers délacheménts font partie du VI' corps d'armée dont le quarlier-général est à Bagdad.
En dehors de ces troupes régulières relevant directemeni du muchir (maréchal) commandant le VI° corps d'armée, on compte environ 50 zaptiés ou soldats de police dans chaque chef-lieu des sandjaks de Bassorah, d'Amarael de Muntéfik. Plus 500 de ces mêmes soldats de police dans le sandjak de Nèdjd, et enfin deux régiments de chèbané, Tun dans le sandjak d'Amara, l'autre dans celui deMuntéfik. Ces dernières troupes, c'est-àdire les soldats de police et les chèbané, sont à la disposition des autorités locales et placées sous les ordres du vali, des mutessarifs, mudirs, etc., qui ne peuvent employer les troupes régulières sans provoquer, préalablement, les ordres du maréchal.
On ne compte dans tout ce vilayet qu'un seul dépôt pour l'organisation des cadres et pour le recrutement, siégeant à Bassorah. Les populations des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd ne fournissent pas de contingent à l'armée.
Autorités civiles. — L'autorité civile est exercée, dans le vilayet de Bassorah, par le vali^ gouverneur-général du vilayet, par les 3 mutessarifs^ gouverneurs des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd, et par les onze caïmakams, sous-gouverneurs des cazas, à l'exceplion des 4 merkez-cazas, celui de Bassorah étant, ainsi que le merkez-sandjak, administrés directemeni par le vali, et les trois aulres par les mutessarifs ; enfin, les 20 nahiés ont pour directeurs des mudirs. Ces 35 fonctionnaires sont respectivement assistés de conseils administratifs composés, sous leur présidence, du cadi ou du fiaïô, des chefs des principaux services, et de membres choisis dans chacune des communautés en nombre égal.
Tout fonctionnaire administratif relève du vali, gouverneurgénéral, à l'exception du sous-gouverneur de Kouet qui est, en réalité, indépendant.
Autorités religieuses. — Pourles musulmans sunnites,
Elle est répartie approximativement par sandjaks comme suit
Bassorah (merkez-sandjak),
Muntéfik
Nèdjd
Total. . .
20,000 kiiom. carrés.
130,000 kilom. carrés.
Division administrative. — Cevilayet estadminislrativcment divisé en 4 sandjaks, IScazas, et comprend 20 nahiés, comme suit :
SANDJAKS
BASSOBAH
(merrbz-sardjak)
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Chatru el Muotéfik..
Hammar. .. .
Souk-el-Chïouk
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4 sandjaks.
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Division militaire. — Les troupes régulières du vilayet de Bassorah consistent en deux régiments de nizam (armée active), casernes Tun à Bassorah et Tautre à Naséri jè, chef-lieu du sandjakdeMunléfik, commandés chacunparunm/r-a/(7ï(colonel),et en 300 fantassins et oO cavaliers casernes à Amara, sous le commandement d'un bin-bachi (chef de bataillon). En outre, 1,200 soldats de nizam sont répartis dans le sandjak de Nèdjd,
STATISTIQUE DESCmPTiVE 217
soil : 600 hommes à Houfouf ou Hassa, 300 h Kallar, et 300 à Kaltif.
Ces divers détachements font partie du VI' corps d'armée dont le quarlier-général est à Bagdad.
En dehors de ces troupes régulières relevant direclemeni du muc/iir (maréchal) commandant le Vi° corps d'armée, on compte environ 50 zaptiés ou soldats de police dans chaque chef-lieu des sandjaks de Bassorah, d'Amaraet de Muntéfik. Plus 500 de ces mêmes soldats de police dans le sandjak de Nèdjd, et enfin deux régiments de chèbané, l'un dans le sandjak d'Amara, l'autre dans celui deMunléfik. Ces dernières troupes, c'est-àdire les soldats de police et les chèbané, sont à la disposition des autorités locales et placées sous les ordres du vali, des mulessarifs, mudirs, etc., qui ne peuvent employer les troupes régulières sans provoquer, préalablement, les ordres du maréchal.
On ne compte dans tout ce vilayet qu'un seul dépôt pour l'organisation des cadres et pour le recrutement, siégeant à Bassorah. Les populations des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd ne fournissent pas de contingent à l'armée.
Autorités civiles. — L'autorité civile est exercée, dans le vilayet de Bassorah, par le vali^ gouverneur-général du vilayet, par les 3 mutessarifs^ gouverneurs des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd, et par les onze caïmakamSy sous-gouverneurs des cazas, à l'exception des 4 merkez-cazas, celui de Bassorah étant, ainsi que le merkez-sandjak, administrés directement par le vali, et les trois autres par les mutessarifs ; enfin, les 20 nahiés ont pour directeurs des mudirs. Ces 35 fonctionnaires sont respectivement assistés de conseils administratifs composés, sous leur présidence, du cadi ou du ?îaïô, des chefs des principaux services, et de membres choisis dans chacune des communautés en nombre égal.
Tout fonctionnaire administratif relève du vali, gouverneurgénéral, à l'exception du sous-gouverneur de Kouet qui est, en réalité, indépendant.
Autorités religieuses. — Pourles musulmans sunnites,
l'autorité religieuse est régulièrement exercée par les ndib de chaque sandjak, qui relèvent du cadi de Bassorah.
Chez les musulmans chyites, le pouvoir religieux est entre les mains des muchteheds. Les tribus arabes, qui professent ce même culte, ont des arifé et des moiimin^ pour décider en toute question, soit religieuse, soit de droit islamique. Ce qui concerne ces divers personnages est traité en détail aux chapitres spéciaux du vilayet de Bagdad.
L'autorité religieuse est exercée, dans les communautés chrétiennes, par le clergé de leurs églises. Les catholiques en pos" sèdent deux à Bassorah et une petite chapelle à Amara.
Les Arméniens grégoriens ont une église à Bassorah.
Aucun chrétien ne réside dans les autres localités de ce vilayet, sauf les sabéens.
Les israélites ont des rabbins dans les sandjaks de Bassorah, d' Amara et de Muntéfik.
Les soubba ou sabéens^ sectateurs de saint Jean-Baptiste, répandus dans ces deux derniers sandjaks, soumettent tous leurs différends religieux à leur chéïk, actuellement El-Chéïk Yahia» résidant à Souk-el-Chïouk, caza du sandjak de Muntéfik.
Tribunaux. — Au chef-lieu lieu de chacun des quatre sandjaks siègent des tribunaux de première instance, civils et criminels, ainsi que des tribunauxde commerce. Les tribunaux civils et criminels, bédayet^X. daïret-el-djèza du vilayet de Bassorah, sont sujets, en cas de recours, à la cour d'appel de Bagdad. Ils jugent suivant le droit nouveau introduit en Turquie depuis la réforme et fondé sur les principes du droit moderne des nations européennes. Le fonctionnement de cette nouvelle procédure laisse, dit-on, beaucoup à désirer dans cette partie de TEmpîre, et l'ancien système semblait mieux s'adapter à l'intelligence ainsi qu'aux besoins des habitants peu éclairés de ces pays éloignés des centres de la civilisation. Les tribunaux ô^rfay^/ viennent du reste d'être supprimés pour le sandjak de Nèdjd,
Douanes. — Il y a au port de Bassorah une direction des
douanes dépendant de la direction générale de cette administration h Bagdad. Il y a également, àFaô et à Kourna, des stations douanières relevant de cette même direction générale, où sont centralisées toutes les opérations des agences secondaires des deux vilayets de Bagdad et de Bassorah.
Dette publique ottomane, Régie des tabacs. —
Les administrations de la Dette publique ottomane et de la Régie des tabacs possèdent des mudiriets à Bassorah.
Postes et télégraphes. — Les agences télégraphiques et postales de Bassorah, de Faô, de Nasériyè, de Douradj, près Ifammar, dépendent de la direction générale de Bagdad où se centralisent leurs recettes, comprises par conséquent dans les chapitres spéciaux du vilayet de Bagdad.
Le service postal de Bassorah comprend une poste par dro^ madaires pour le Nèdjd, faisant le transport régulier des lettres et échantillons sans valeur, entre Bassorah et Houfouf, résidence du mutessarif, gouverneur du sandjak de Nèdjd.
Outre l'agence télégraphique ottomane, il y a à Faô une station télégraphique anglaise.
Agence sanitaire. — Dans ce même caza réside aussi un oftice sanitaire relevant de celui de Bagdad.
Population. — Ici, plus encore que pour le vilayet de Bagdad^ il a été difficile de déterminer, la population du vilayet de Bassorah, comme nombre et surtout comme classement par races et communautés. — C'est à peine s'il existe un semblant de recensement officiel pour le chef-lieu du vilayet, pour ceux des deux sandjaks d'Amara et de Muntéfik et des localités un peu connues de ces régions. Quant à l'immense sandjak de Nèdjd ou Hassa, — que l'on peut considérer comme une conquête relativement récente de l'Empire ottoman, — il n'existait aucune donnée, même approximative, du chiffre de sa population ni de sa composition. On sait aussi qu'aucun chré-
lien n'est établi dans cette contrée, et c'est à peine si un ou deux explorateurs connus ont pu seulement la traverser sans y séjourner.
Nous avons dû faire explorer ce pays, intéressant à plus d'un titre, par un officier en retraite, du génie ottoman, originaire de Mossoul, qui a réussi, au prix de grands sacrifices d'argent et de temps, à réunir des renseignements aussi précis que possible sur la population, tant sédentaire que nomade, sur les localités principales, etc.. etc., ainsi que sur la topographie delà contrée.
C'est au moyen de ces renseignements, joints à ceux que nous avions recueillis sur l'ensemble du pays, et grâce aussi au concours obligeant de M. Habib Chiha, que nous sommes parvenu à évaluer d'une manière aussi exacte que possible, la population totale du vilayet de Bassorah à 950,000 habitants, avec la conviction presque certaine que ce chiffre est encore au-dessous de la réalité.
Ce total de 950,000 habitants est représenté, par confessions, comme sui( :
„ , (Sunnites -'^^''^OO ) ^^. .„^ , .
Musulmans. < ^, ., ,.^., .»^ > 939,650 hah.
( Chyites 0GJ,I50 )
Arméniens 1,500
— protestants. 25
Chrétiens. . ^ Grecs orthodoxes . . . 25 y 5,850
Catholiques 1,300
Sabéens 3,000
Cette population est répartie dans les sandjaks, cazas, villes et tribus, comme l'indique le tableau ci-contre.
Mœurs et usages. — Dans les chapitres spéciaux du vilayet de Bagdad, les mœurs, usages et coutumes des populations arabes^ tant nomades que sédentaires, et plus particuliè-
STATISTIQUE DESCKIPTIVE
lî
é.JeZobfir
Aboul-Hanfib.
CbAtt-el Arab.
I Ville d'Aniara
I Tribus diverses
Vi:ii«tra'Till^)
1 Tribu el-boii-Mohnmel S Cozn cl-Zo- k Triba A-
1 bÉîr • Sondii,
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Tribaa diverses Caia da Katiif (ville) Tribu* dîTerïEi
M11SIJL\IANS
Tôt II. OtKKHAL
remenl ceux de la communauté chyite, ont é(6 décrits longue* ment. On trouve dans ces chapitres tout ce que ces mœurs, usages et coutumes ont de plu-; inlércssant. Il eRl donc inutile de revenir ici sur ce sujet épuisé.
Quant aux membres des communautés non musulmanes du
222 VIl.AYET DE BASSOH.AH
vihiyel de Bassorah, rien de bieu particulier ne les distingue des habitants des autres provinces de TAsie ottomane, à l'exception des sabéens, qui sont dans ce vilayet au nombre de 3,000 répandus dans les principaux centres des sandjaks d'Amara et de Muntéfik.
Sabéens. — Les sabéens, nommés aussi souhba^ ne sont pas, comme on le croit communément, des adorateurs des astres; c'est une erreur déjà relevée par plusieurs savants autorisés, notamment par M. Liltré. Le sabéïsme est une secte chrétienne qui prétend avoir pour fondateur saint Jean-Baptiste. A l'exemple de ce saint précurseur, qu'ils appellent el- ISébi Yahid ou le prophète Jean, comme le nomment aussi les musulmans, les sabéens pratiquent leur baptême dans l'eau courante. C'est pourquoi ils se croient tenus de demeurer sur les bords d'un fleuve ou d'une rivière. Us ont des prêtres qu'ils nomment mollahs comme les desservants des mosquées; ce sont ces prêtres qui président aux baplômes et autres cérémonies religieuses, revêtus de robes blanches de toile de lin, couronnés de branches d'olivier enirelacées, et portant une crosse en bois d'olivier. Ces mollahs mènent une vie très retirée et dépendent d'un chéïk reconnu par tous les sabéens comme le chef suprême de leur communauté religieuse, arbitre souverain des consciences.
Cette dignité ecclésiastique appartient en ce moment au chéïk Yahia, résidant à Souk-el-Chïouk, dans le sandjak de Muntéfik.
Les sabéens pratiquent leurs cérémonies religieuses, auxquelles ils ne permellent pas à d^autres d'assister, dans de petits oratoires dont la libre possession leur cause souvent beaucoup de tracasseries, non de la part des chéïks musulmans ni d'aucun de leurs vassaux, mais de la part des petits employés qui se plaisent à leur susciter des difficultés dans l'exercice de leur culte mystérieux.
La plupart des sabéens du vilayet de Bassorah sont orfèvres, forgerons ou constructeurs de machehouf^ sortes de petites barques qui servent surtout au transport des troupes pour la
poursuite dans les marais des Arabes récalcitrants pur les soldais iodij^ëoes dits chéhané.
La langue des sabéens est le syriaque.
Ecoles. — 11 y a dans le vilayet de Bassorali 324 écoles, où 5, \ 95 élèves reçoivent, de 338 professeurs, une iustrucliou à divers degrés comaie suit :
MUSULMANS
VilU lie Bassoraii. .
<le Kotirua
dp KuLiet
Nabié deZohèlr. ..
Abmit-H>i9i>ib.
Cbalt-el-Arab..
Ville Je KaO
Ville d'Auinrn
lie Cbatra ..
NaJiii! de Ali-el-Ghvb.
deZabéïr
Ville de Na'i^riyè . , Cbu de Chaitra....
Cbouk-el-Chlouh .
de llaminar...
de Hui (Tille] . . .
ToTADI VA* COHHUHAUTftS. .
224 VILAYET DE BASSORAll
(domine on le voit par le tableau qui précède, Tinstructioa publique est extrêmement arriérée dans le vilayelde Bassorah. Le nombre des enfants qui fréquentent les écoles, si l'on compare les chiffres à ceux des diverses communautés, esl comme suit :
Chez les musulmans 1/290 de la popul. tôt.
— Arméniens-grégoriens, nul
— — protestants —
— catholiques 1/26 de la popul. tôt.
— sabéens 1/46 —
— israélites 1/32 —
Le chiffre le plus bas, chez les musulmans, est celui du sandjak de Muntéfîk,oîi le nombre d'enfants instruits dans les écoles de cette communauté n'atteint qu'environ 1/1266 du chiffre des habitants musulmans, et le plus élevé est celui du sandjak de Nèdjd, soit 1/65 du chiffre de la population musulmane.
Dans les écoles ruchdiè, d'enseignement secondaire et relevant du ministère de l'Instruction publique, le programme est le même que dans toutes les au très écoles du gouvernement, c'està-dire identique à celui des établissements scolaires de même degré des pays les plus avancés. Par exception, les professeurs sont des imam et n'enseignent pas d'autre langue que le turc et l'arabe. Ces écoles sont entièrement aux frais de l'Étal.
Il n'en est pas de môme des écoles primaires, tant musulmanes que catholiques, sabéennes et israélites, qui sont toutes à la charge des parents des élèves. Dans les unes comme dans les autres, l'enseignement se borne aux principes de la religion et aux premières notions de lecture et d'écriture arabes. Chez les musulmans et les sabéens, cet enseignement est donné par les mollah\ chez les catholiques, par des prêtres indigènes, et chez les israélites, par des rabbins.
Jusqu'aujourd'hui il n'y avait aucune école de filles dans aucune communauté. On vient d'en ouvrir une à Bassorah par
StATISTIQUE DESCRIPTIVE 225
les soins du R. P. Marie-Joseph, préfet de la mission des Carmes, mais cet établissement est encore trop nouveau pour que Ton puisse faire autre chose que de constater son existence.
— Dans son ensemble, le climat du vilayel de Bassorah est humide et malsain, à cause du voisinage de la mer qui baigne ses côtes sur une vaste étendue, et des nombreux marécages des sandjaks de Bassorah, d'Amara et de MuntéHk. Plusieurs places sont éminemment sujettes aux fièvres paludéennes, notamment les villes de Bassorah, de Kourna et de Soukel-Chïouk; tandis que d'autres, celles de Chattra, Amara, Haï, sont très saines, grâce à leur éloignement des foyers d'infection formés par les marais, oîi naissent toujours les maladies épidémiques si fréquentes dans ces parages.
agricole. — La production agricole du vilayel de Bassorah est évaluée, en année moyenne, comme rindique le tableau ci-après.
Mines et minières. — On ne connaît dans le vilayet de Bassorah aucune mine proprement dite, aucun gisement bitumineux, aucune source de pétrole, mais seulement un assez grand nombre de carrières de pierres à plâtre et de terre calcaire. Cependant, toutes les briques antiques que l'on trouve dans les fouilles nombreuses qui sont faites en diverses localités du sandjak de Muntéfik sont enduites de bitume.
Forôts. — Les sandjaks d'Amara et de Muntéfik étaient autrefois des contrées forestières. Aujourd'hui il ne reste plus, dans le premier, que les petites forêts d'Ali-el-Gharbi et d'Ali- Charki, celle d'Ahou-Sedra et celle de Tlmam el-Défas, près de la ville d' Amara. La plus grande est la forêt d'Ali-el-Gharbi, qui mesure environ 3 kilomètres de long sur 1 kilomètre et demi de large. La forêt d'Ali-el-Charki n'a que 2 kilomètres sur 1 , et celles d'Abou-Sedra et d'Imam el-Défas sont encore plus petites. Le tombeau de Timam se trouve à proximité de celte dernière, m 15
VILAYET DE BASSOllAll
PUODUITS