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JJAKS
MUNTÉriK
par sortes de
produits
BASSORAIl
AMAHA
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Dattes
tonnes.
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Bl«^
Orae
Riz
Maïs
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Màcbe (sufle liu leutille).
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CotoD
Graine de lin
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Café
Indiffo
Oranges
Citrons et lituous
Olives
Abricots
Pommes
Coiuus
Grenades
Figues
Haii>ins
Mûres
Totaux pak sa.ndjak . . .
Total okis
ÉRAL
qui ne doit, comme les 4 autres, sa conservation qu'au respect des populations pour les imams auxquels elles sont consacrées.
Leur peuplement, ainsi que celui des petits bois taillis oîi l'on trouve encore un peu de boisa brûler pour rapprovisionnement du vilayet de Bagdad, est très varié. 11 se compose de peupliers, de platanes, de tamariniers, de figuiers, mûriers et autres arbres fruitiers à Tétat sauvage.
Quant aux rares taillis, peuplés de même, où toutes les barques qui passent dans le sandjak de Muntéfik font des provisions de menu bois, on n'en rencontre plus guère que deux ou trois, bien petits, dans les cazas de Haï et de Hammar.
Faune. — Les animaux carnassiers, excessivement communs jadis dans ces parages, alors que tout le pays était cou-
vert de vastes forêls,sonl disparus avec elles, ainsi que les autres animaux forestiers. Les lions, auxquels les Arabes de la tribu de Muntéfik surtout faisaient une chasse continuelle, les byënes, les loups, ne font plus que de très rares apparitions. Autrefois, il n'était point de fille de chëik qui ne refusât tout prétendant jusqu'à ce qu'il eût tué un lion en sa présence. Ce temps n'est plus. Le fiancé d'alors devait galamment inviter sa fiancée à le suivre au fond des bois en compagnie de deux ou trois témoins. Arrivés dans un endroit jugé propice au combat projeté, le fiancé pénétrait seul plus avant, et parcourait les forêts en criant à pleine voix les plus insultants défis aux lions, qu'il traitait de lâches^ incapables d'oser jamais se mesurer avec lui. Lorsque^ attiré par tout ce bruit, iiu lion sortait de sa retraite, le jeune Arabe, courant au-devant de lui, lui plongeait au fond du gosier sa main gauche protégée par une sorte d'armure formée de deux mains d'acier refermées sur la sienne et enveloppées ensuite d'un feutre épais. En même temps, de sa main droite armée d'un large poignard, il ouvrait le ventre du lion. S'il manquait son coup, il était presque infailliblement dévoré, mais le plus souvent il était vainqueur. Tranchant la tête de son ennemi, l'heureux fiancé la déposait toute sanglante aux pieds de la jeune fille, charmée de ce tendre hommage et liëre de l'avoir inspiré. Puis, on revenait triomphalement à la tente paternelle, où le mariage était conclu définitivement.
Aujourd'hui, on ne rencontre de lions dans aucune des localités du vilayet de Bassorah qu'ils infestaient autrefois. C'est à peine s'il en subsiste dans les parties les plus reculées des vastes déserts de la Syrie et du Nèdjd où le gibier abonde encore. Dans ces derniers déserts, outre les lions et les hyènes, on rencontre aussi l'onagre, espèce d'âne sauvage, souvent cité dans la Bible. L'autruche y est trèscommune. Les seules bête fauves, assez nombreuses dans les autres parties du vilayet, sont les sangliers, les renards et les chacals qui visitent fréquemment les tribus logées sous la tente.
Salines. — Parmi les nombreuses et importantes salines du
vilayet de Rassorah, on en compte huit qui sont exploitées, Tune directement et les sept autres par des contractants, pour le compte de Tadministralion de la Dette publique ottomane. Plusieurs autres salines, qui ne sont pas les moins considérables, sont trop éloignées de tout centre administratif pour que toute exploitation régulière y soit possible.
Deux des salines précitées, celles d'Hamdan et de Kouèt sont situées dans le sandjakde Bassorah ; celles de Sérouth, A'Abou- Roba et de Béni-Malek dépendent du sandjak d'Amara ; les autres, Muntéfik, Djézàir et Doga^ sont des dépendances du sandjak de Muntéfik.
Quant au sandjak de Nèdjd, où se trouvent de nombreuses salines sur lesquelles aucune surveillance efficace ne saurait être exercée, le sel y abonde à tel point que la charge d'un chameau se vend une piastre (environ 23 centimes).
La saline de Hamdan est située dans leMoAata'a, c'est-à-dire Texploitafion agricole qui porte le même nom. Ce Mokata'a fait partie dunahié d'Âbou-el-Hassib, dépendance directe du merkezsandjak et du merkez-caza de Bassorah. La superficie de la saline de Hamdan est d'environ 18 kilomètres carrés. L'exploitation est dirigée par un mudir de l'administration de la Dette publique ottomane résidant à Bassorah. La récolte annuelle, qui pourrait s'élever à plus d'un million de kilogrammes, ne dépasse guère 190,000 kilogrammes (150.000 okes).
Le sel est de belle qualité, blanc, de bon goût; il est cependant vendu à vil prix pour surmonter la concurrence des contrebandiers persans de Mohammérah. Les recettes annuelles en conséquence flollent entre 2 et 3,000 francs, à raison d'un peu plus d'un centime le kilogramme (2 paras 1/2 l'oke).
Le sel des gisements de Kouèt^ voisins de cette petite ville, chef-lieu d'un caza du merkez-sandjak de Bassorah, est de la qualité la pi us pure. Les habitants de Kouèt et les tribus du désert environnant s'y approvisionnent à raison de 3 piastres (environ 69 centimes) la charge, composée de deux grands sacs, soit environ 300 kilogrammes.
On connaît sous le nom de salines de Sérouth^ dans le san-
djak d'Amara, diverses sources salantes dont les unes sont situées autour de la ville d'Âmara, et les autres sur le territoire de fa tribu des Beni-Lam, à 22 kilomètres de celte ville. Le sel de ces dernières est d'un blanc de neige et d'un goût excellent; celui des premières est un peu brun et de moins bon goût. Le travail de l'extraction est nul aux unes comme aux autres; on n'a qu'à ramasser le sel. Celui des environs d'Amara se vend à raison de 15 paras Toke, avec un rabais de 20 0/0, et celui des Beni-Lam^ de gré à gré. On évalue à 150,000 okes, soit environ 192,400 kilogrammes, la récolte annuelle des environs d'Amara, et à 500,000 okes (641,470 kilogrammes) celle des sources salantes des Beni'Lam.
La saline d'Abou-Boba est située dans le caza de Chatt-el- Amara, dépendant du même sandjak et autrement nommé Kafat-Salèb. Celle de Béni-Malek^ ainsi nommée à cause de sa proximité de la tribu de même nom, se trouve également dans ce caza et à une dislance de 8 kilomètres de la première. Elles se composent de plusieurs puits creusés pas les Arabes de la tribu El bou-Mohammed à la profondeur d'environ 2 mètres, et dont l'eau, versée dans des bassins pratiqués près de ces puits, s'y cristallise à l'ardeur du soleil. Le sel est de qualité médiocre. Néani loins, les familles des Béni-Malek et des el-Cbèddé, qui exploitent les dites salines, en tirent un assez bon profit en le vendant à vil prix aux bateliers qui naviguent sur le Tigre. Ceuxci l'achètent, non par kilogramme, mais par monceaux, et font à leur tour des bénéfices en le revendant au détail aux x\rabes campés sur les deux rives de ce fleuve.
On évalue à 200,000 okes environ (256,590 kilogrammes) le produit annuel des deux salines.
Le sandjak de Muntéfik possède trois salines, Z)o^a, Muntéfik^ et Djézàir.
La saline de Z)o^a est située à2l kilomètres de Souk-el Chïouk. Elle a une superficie d'environ 2 kilomètres carrés. On évalue son produit annuel à 500,000 okes. Ce sel, assez bon et très facile à exploiter, est colporté par la population locale aux alentours.
On donne le nom de Muntéfik fi une saline siluée à 40 kilomètres environ de Nasseriyè, chef-lieu de ce sandjak. C'est un lac d'environ 5 kilomètres carrés. On évalue à 400,000 okes de sel son produit annuel.
Au sud de la contrée située entre le Tigre et YEuphrate, à peu près à égale distance de el-Hammar et de Kourna, se trouve la saline de Djézair, d'environ 2 kilomètres carrés. On y récolle annuellement 600,000 okes de sel, dont partie livré par contrai à l'administration de la Dette publique ottomane, et partie consommé en contrebande.
Les dépôts de Nasseriyè et de Chatt-el-Muntéfik, qui reçoivent le sel de ces trois salines livré par les contractants, font ensemble, de ce chef, une recette annuelle évaluée en moyenne à 20,000 piastres, soit environ 4,600 francs.
Tabacs. — Tout ce qui concerne les tabacs du vilayet de Bassorah se trouve au chapitre spécîîal du vilayet de Bagdad, cette dernière province étant le siège du nazaret de la Régie, duquel dépend Bassorah.
Eaux minérales. — On ne connaît dans ce vilavel aucune source minérale, si ce n'est dans le sandjak de Nèdjd, où les eaux thermales sont nombreuses. Les plus renommées sont Am- Nedjem^ Oumm-el-Sabaa et Aïn-el-Harassin; les eaux de ces trois sources sont tièdes. On ne connaît pas exactement leur degré de thermalilé, assurément fort bas, puisqu'on les emploie à l'arrosage des terres. On ne sait pas non plus quelle est leur minéralisation. On compte en totalité environ cinquante de ces sources d'eau tiède dans le Nèdjd ; toutes sont très abondantes.
Agriculture. — Pendant des siècles, l'agriculture a été très négligée dans les vilayels de Bagdad et de Bassorah, qui peuvent être considérés cependant comme les plus fertiles de l'Empire. Les causes premières de cet abandon sont les ravages des conquérants qui se sont longtemps disputé la possession de l'Irak-Arabi, et qui ont en grande partie détruit et obstrué les canaux construits à grands frais dan&ranli(|iiitéet sous les kba-
lifes de Bagdad pour régulariser le syslème des eaux du pays loul en facililant les communications. Plus tard, et jusque dans ces derniers temps, l'oppression de certaines tribus arabes prépondérantes et insoumises a retardé, par de ruineuses exactions, Tessor de l'agriculture qui tendait à se relever. Les efforts du gouvernement pour favoriser cette reconnaissance, d'abord mal secondé par ceux-mêmes qu'il avait chargés de cette mission, sont demeurés impuissants jusqu'à ce que les administrations des gouvernements généraux Gueuzlukli Rachid Pacha et Namik Pacha, plus efficaces, ayant déjà amélioré la situation, celle de Midhat Pacha parvint à la modifier si heureusement que depuis lors l'agriculture n'a pas cessé de progresser.
C'est surtout par la culture du dattier, de beaucoup la plus importante, et qui se répand de plus en plus dans le vilayet de Bassorah, que la prospérité agricole et commerciale s'y développe de jour en jour.
Dattes. — Cette culture forme la plus grande branche de production dans Tirak-Arabi tout entier, où elle n'a de rivale que celle du riz, mais seulement dans les contrées marécageuses, dont l'étendue diminue au fur et à mesure que les djérib de dattiers deviennent plus nombreux. On peut affirmer qu'elle est déjà le meilleur, sinon le seul moyen d'existence de la plupart des habitants. En effet, ses larges bénéfices ne sont pas bornés aux seuls propriétaires d'exploitations agricoles et aux commerçants qu'ils enrichissent : ils se répandent aussi sur le fellah, cultivateur.
Presque toutes les dattes exportées à l'étranger, et la plupart de celles qui sont consommées dans le pays, viennent de Bassorah. Il n'y en apoinlde meilleures que celles de ce vilayet. On les cultive dans les moukatda^ grandes exploitations agricoles, situées le long des deux rives du Chatt-el-Arab^ depuis Kourna jusqu'à Faô, et dans le sandjak du Nèdjd qui produit, entre autres sortes renommées, la datte appelée el-khalasy c'est-à-dire l'essence, ou en d'autres termes, la plus délicieuse des dattes connues.
Les moukata'a où Ton cultive spécialement et presque exclusivement le dattier, s'échelonnent sur chaque rive du fleuve à partir de Kourna, sur la rive droite, et de JVIezrâ'a, sur la rive gauche, comme suit :
COTÉ DE BASSORAII {rive droite du Chatl-ei-Araô)
Rourna.
el-Cherch.
el-Hartè.
el-Karma.
Kout-el-FraDghi (Margbil des Anglais).
el-KbarbouiiCh.
el-Sofieh.
el-Rèbaib.
el-Khandak.
el'Acbar (canal aboutissant à la ville
de Bassorab, en face de Kerdéllan et
de Ténouma).
el-Rborab.
el-Seradji.
Mebaouale Zaber Zida.
Fedjel-el-Arab. Mébédjeran.
Fedjet ebn-Nà'amè.
Yousséfan.
Hamdan.
el-Yéboudi.
eUSoungber.
Abou-Megbirë.
Nahr Houz.
Abou-el-Nassib.
el-Aamiêb.
BeîIaD.
el-Fayadi.
Kout-el-Zin.
el-Métaouda.
el-Douasscr.
el-Cbelbat.
el-Fedagbïè.
el-Ziadè.
el-Babrïè.
Omm-el-Ressas.
el-&faàmer.
el-Faô.
COTÉ DE KERDELLAN (rive gauche du Chatt-el-Arab)
Mézrà*a
el-Nacboua.
Reteban.
Dj édidé- Aïn-el-Sagber.
el-Hotba.
Tcbébassi-el-Rébir.
— el-Sagher.
Nabr- Hassan.
Rerdellau.
Ténouma.
Rout-el-Djoub.
— el-Kouam.
el-Débemi.
Rout Gbadban.
Kout-el-Cbéïkb.
Nahr Djassem.
el-Déhédji (à la limite de ce MoukaU*a, commencent les possessions persanes, comme suit :)
Nahr Youssef.
Abou Djèdie.
el-Tahssin.
el-Fillîeb.
el-Dourband.
Hezan.
Rout Cbéïkb Djaber.
el-Djarf.
el-Berem.
el-Hartbè.
Meyoubi.
Rossélbè (situé en face de Faô, résidence du mudir du nahié du même nom *).
(1) Lorsque l'on commença à construire les fortifications de Faô, les ingénieurs ottomans voulurent aussi en construire à Kosséïbè afin de défendre ainsi les deux rives du ChaU-el-Arab ; mais ils furent fort étonnés d*apprendre que le territoire situé sur la rive gauche appartenait à la Perse. Les fortifications de Faô qui donnèrent lieu, en i890, à un incident politique promptementet heureusement terminé.
On évalue à plus de cinquante, les différentes sortes commerciales ou espèces de dattes qui sont cultivées dans le vilayet de Bassorah, soit dans les grandes exploitations agricoles précitées, soit dans le sandjak de Nèdjd. Celles dont les qualités sont le plus estimées peuvent être énumérées comme suit :