‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 63 sur 178 · PONT · texte numérisé non relu

PONT

De Bassorah à Bushir

— Linga

— Bender-Abbas . .

— la^k

— Mascale

— Guadès

— Kurachec

— Bombay

30 roupies.

15 roupies.

4 roupies.

La nourriture coûte 4 roupies, soit 6 fr. 40 par jour. La durée du trajet de Bassorah à Bombay est de treize à quatorze jours.

Les bateaux de la Compagnie persane font aussi des voyages pour la Chine jusqu'à Hong-Kong et pour les lies de Ceylan, Maurice, etc.

Quant aux passagers pour Port-Saïd ou Londres, ils doivent traiter de gré à gré avec les agences maritimes de Bassorah. La Compagnie Bristish India prend des passagers de 1"*, 2« et 3« classe, mais les bateaux des autres compagnies, n'ayant qu'un très petit nombre de cabines, acceptent raremcLt des passagers.

Jls font presque toujours le voyage direct de Bassorah à Suez en touchant Aden et quelquefois Djeddah en dix-huit à vingt jours.

Avant le percemenl de Tisthme de Suez, les communications de Bassorah avec le reste du monde par voie maritime ne se faisaient que par le moyen des barques indigènes dites bagalé et de deux ou trois navires voiliers qui venaient y loucher une fois par an en faisant le tour du Gap.

Actuellement, le mouvement du port de Bassorah peut être évalué par le tableau suivant, où sont consignés le nombre et le tonnage des voiliers et vapeurs qui l'ont fréquenté en 1890 et 1891:

PAVILLONS

Anglais.

Ottomao Persan .

Français

Totaux .

VOILISBS

■Mbre

Uueux

VAPBORS

NlbK

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TOTAL

loakre

(•lieux

VOIUBRS

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VAPBUBS

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TOTAL

Main

tNMUX

Oulre la poste aux dromadaires dont il a été fait mention plus haut, les communications entre le vilayet de Bassorah et le sandjak de Nèdjd ont lieu par voie mixte, c'est-à-dire en partie par navigation maritime, et en partie par caravanes^ comme suit :

Il y a par cette voie deux routes différentes, celle de Adjer et celle de Kattif.

Pour aller de Bassorah à Houfouf par Adjer, on se rend d^abord par bateaux à vapeur à Ras-el-Ténoura ; cette traversée est de trois jours. Arrivé là, on est conduit par les barques à voiles indigènes à el-Adjer en quatre à cinq jours, et Ton arrive en caravane à Houfouf en deux autres jours, soit dix jours environ pour toute la durée du voyage.

Ceux qui prennent la route de Kattif vont direclement par bateau à vapeur, en Irois jours, à TUe de Babrèin où sont débarqués passagers et marchandises pour être transbordés sur des barques à voiles indigènes qui les conduisent en quatre autres jours à destination. Les transports de troupes du gouvernement font seuls le voyage jusqu^à Kattif sans transbordement à Babrèin.

Montagnes. — II n*y a point de montagnes dans le vilayet de Bassorah, ni même de collines. Le terrain est à peu près partout égal et uni, sauf de nombreux monticules très peu élevés, mais étendus en superficie, et sous lesquels les fouilles font découvrir les ruines de villes antiques.

Industrie. — Les principales et à peu près les seules in duslries du vilayet de Bassorah sont la fabrication des aba et des kara-tchader (tentes noires) ; à l'usage des Arabes du désert: des nattes dites bariyé; des barques machehouf pour naviguer dans les marais, et de diverses autres embarcations destinées à la navigation fluviale, ainsi que des bâtiments à voiles dits haghalé ^ qui font le petit cabotage dans le golfe Persique, et de divers objets d'orfèvrerie.

Ces derniers sont, avec la construction des barques machehouf, la spécialité des sabéens. Ceux du sandjak d'Âmara sont surtout très habiles, et font des ouvrages de filigrane et d'argent niellé travaillés avec beaucoup de goût. Quoiqu'ils soient exécutés au moyen d'outils des plus primitifs, les services à café, les tabatières et les petits bijoux sortis de leurs mains sont vraiment merveilleux.

Il se fait dans les deux vilayets de Bagdad et de Bassorah une énorme consommation de nattes bariyé, ouvrage des tribus arabes qui habitent les marais, dont les joncs et les roseaux leur fournissent les matériaux de cette fabrication. Les nattes bariyé sont employées à couvrir les toits des maisons, des bazars, le parquet des chambres; on en fait des lits sur des bateaux; on les étend sur les marchandises pour les garantir de la pluie et du soleil.

Les aba sont fabriqués dans les sandjaks de Nèdjd el de MunléHk avec la laine des moulons du dernier de ces sandjaks, qui est très fine et bien filée. Les aba grossiers sont fabriqués à Souk-el-Chiouk et sont consommés à Kouèt et dans le Nèdjd. On estime laquantilé expédiée annuellement à ces deux destinations à 150,000 pièces.

On recherche spécialement les aba confectionnés à Hassa, ou Houfouf, chef-lieu du Nèdjd. C'est aussi là et dans les alentours que les bédewis (bédouins) viennent acheter leurs kara-tchader ou lentes noires failes avecde la laine des moulons du Nèdjd, qui est très courte et ressemble au poil de chèvre.

Les chaudronniers de Hassa et des environs fabriquent surfout des cafelières recherchées par les Arabes. Les orfèvres et bijoutiers de ces localités rivalisent avec les meilleurs artisans sabéens. On fabrique aussi dans le Nèdjd de grandes quantités de sandales, chaussures des habitants du pays, et des autres confectionnées avec les peaux préparées dans les tanneries locales.

La plupart des baghalé, bâtiments à voiles caboteurs du golfe Persique, sont consiruits sur les chantiers de Kouèt.

Commerce. — Le mouvement commercial de Bassorah s'est élevé, pour les trois années 1888, 1889el 1890, à la somme de 5,425,082 livres sterling, comme suit :

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