‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 62 sur 178 · RACE · texte numérisé non relu

RACE

Ces chiffres sont, croyons-nous, de beaucoup au-dessous de la réalité, car il n'a pas été possible d'y faire figurer l'innombrable bétail des tribus nomades, qui elles-mêmes n'ont pas été comprises dans le chiffre de la population du vilayet. Ces tribus, qui ne connaissent d'autre autorité que celle de leurs c/iéih, ne font, dans les provinces soumises à l'autorité ottomane, que paraître et disparaître, pour y vendre leurs bestiaux et acheter les divers objets qui leur sont nécessaires.

2i0 VILAYET DE BAGDAD

Les tribus mômes qui résident dans les sandjaks, celles des cazas et naliiés d'Amara, par exemple, lorsqu'un désaccord survient entre leurs cliéïks et les agenis du gouvernement, seretirenl aussitôt avec leurs bestiaux sur le territoire persan, et y demeurent jusqu'à ce qu'un arrangement soit conclu. En pareil cas, les chiffres sus-énoncés sembleraient peut-être exagérés, tandis que normalement, au contraire, ils sont surtout faibles en ce qui concerne les races bovine et ovine.

Ces précisément chez ces tribus du sandjak d'Amara que les négociants de Mossoul viennent acheter les bœufs et les vaches qu'ils exportent en Egypte. Les agents des négociants de Bagdad recherchent la laine des moutons, bien connue dans le commerce sous le nom de laine de /?^m-Z/a/;i. Les moutons élevés par ces Arabes sont de la belle race cheffal décrite au chapitre spécial du viiayet de Bagdad. Les riches pâturages de Tib et de Douéridj, où ils sont nourris, contribuent beaucoup à la production de cette belle laine et à l'excellente qualité du beurre que les Beni'Lam font du lait de leurs brebis. C'est aussi dans la tribu des Béni-Lam qu'on trouve les meilleurs chameaux djoudi.

Au sud du même sandjak, la tribu el-bou-Mohamined ^ la spécialité de l'élevage des buffles qui sont les plus estimés de ces contrées, avec ceux du caza de Ilammar, dépendance du san* djak de Muntéfik. Les chameaux de celui-ci sont delà race ^Z- Djoudij et ses moutons, de la race el-Cheffaly fourniraient d'aussi bonne laine que ceux des Béni-Lam^ si les pâturages où ils passent la plus grande partie de l'année n'étaient remplis de plantes épineuses, dont les piquants s'accrochent à leurs toisons, s'y mêlent, et leur font ainsi perdre de leur valeur.

Les chevaux des Saadoun, du même sandjak, sont presque tous de pur sang. On y élève aussi de très belles vaches, à Nassériyè, aux environs, et dans le caza de Châtra, ainsi que des ânes, très recherchés des Arabes du désert, pour qui ces animaux sont d'une absolue nécessité.

Parmi tous les chevaux de pur sang arabe, dits de sang noble, les plus renommés sont ceux du sandjak de Nèdjd. On y trouve aussi des chameaux et des dromadaires de races supérieures à

loules celles de Tlrak-Arabi. Les plus eslimés soni ceux de la race dite el-Naamanyic.

Les ânes blancs du Nèdjd sont également en grande réputation dans tout rOrienlpar leur beauté, leurliaule laille,leurvigueur,la douceur et la rapidité de leur allure. Ceux de Hassuou lloufouf, que Ton nomme Hassaguiyé^ sont particulièrement recherchés, elpayéssouventtoutaussi chers queleschevaux du plus pur sang.

Les bœufs du Nèdjd sont aussi plus estimés que ceux des meilleures races de Tlrak-Arabi. Il est peut-être à remarquer que les habitanis du sandjak du iNèdjd ne font avec le lait de leurs vaches et de leurs brebis, que du beurre et une sorte de caillé qu'ils nomment lébin^ mais jamais de fromage. La race ovine se distingue, chez eux, de toutes les espèces connues dans l'Empire ottoman, par une longue queue et une laine très courte. Les nomades du désert de Nèdjd possèdent beaucoup de ces moulons.

Les chèvres sont très rares dans tout le vilayet de Bassorah.

Fleuves, rivières, etc. — Les principaux cours d'eau de cette province sont le Tigre et YEuphnite^ dont la réunion à ivourna forme le Chalt-cUArab^ qui se jetle dans le golfe Persique près de Faô, après avoir parcouru dans le vilayet de Bassorah une longueur totale de 450 kilomètres comme suit :

Le TigrCy à partir de la limite du vilayet de Bagdad située à 30 kilomètres au nord-est de Kout el-Amara et à 20 kilomètres au nord-ouest de Ali-el-Gliarbi, parcourt du nord-ouest au sudest, jusqu'à Ivourna, une longueiir de 2t0kilom.

h'Euphrate^ à partir de la limite du vilayet de Bagdad, située à 35 kilomètres au sud-est de Semava et à 90 kilomètres au nord-ouest de Soukel-Gliïûuk, parcourt de l'ouest à l'est jusqu'à Kouriia une longueur de 90 kilom.

Le Chait'cl'Arab^ à partir du confluent diî ces deux fleuves à Kourna jusqu'à son embouchure dans le golfe Persique près de Faô, parcourt du nord-ouest au sud-est une longueur de 150 —

Paucouus toïxVL : 450 kilom.

2*f2 VILAYET UE BASSOliAH

Après ces principaux cours d'eau, les plus considéniblcs sont les doux rivières Tib el Donvridj et les deux canaux Chait-elliai el Omm-el-DjérnaL

Le 7VÔ, affluent du T/yr^ prend sa source dans les montagnes delà Perse. Il entre dans le vilayet de Bassorah au nord du sandjak d*Amara, el parcourt 70 kilomètres du nord au sud à partir de la frontière pei'sane jusqu'à son embouchure dans le Tigre^ à Amara.

Le Douhuljy afiluenl du Chaticl-Araby prend également sa source dans les monlagnes de la Perse, où celle rivière porle le nom de Tchikdh.

Le canal Chait-el-Hai prend sa dérivation du Tigre k Roul-el- Amara et porle le nom de celte ville sur la première moitié de son parcours. Ce n'est qu'en aval de Kout-el-Haï qu'il prend le nom de celle-ci qu'il garnie jusqu'à sa réunion au canal Omm-el- Djémal, à 15 kilomètres au nord de Souk-el-Chîouk. Sa longueur totale est de 190 kilomètres du nord-ouesl au sud-est.

Le canal Omm-e/-Djêmai a son point de dérivation du Tigre à iO kilomètres au sud d'Amara el parcourt liO kilomètres du nord-esl au sudH>uesl jusqu'à sa jonction avec VLu/Araiej à 10 kilomètres en aval et à Test de Souk-el-Cbîouk.

Ces deux canaux arrosent toutes les cultures du sandjak de Muulélik^ à l'exception de celles de Nasériyè et des autres ceulres agricoles situés, comme cette Tille, sur la rire droite de VEupAnUe.

Lacs, marais. — U n'y a pas de lacs proprement dits dans le vilavol de Bassorah* mais les marais v sont très nombreux et couvrent de vastes superticies. surtout dans les trois sandjaks d'Amara. de Muntêtik et de Bassorah. Les principaux sont entre Siouk-el-ChiouL et Kourna. d^où ils sVtendentjusqu^à Bassorah et iufecleut l'air aux environs. Tous ces marais sont utilisés pour ta culture du riz el l'élève des buftles. ils sont de plus très poissonneux. Ou chasse la loutre dans les marais dWmanu ainsi ^ue le pélican. Toie sauvage^ Toutarde et le héron, très cornmous dans ces contrées marécageuses. Les peaux et les plumes

de ces animaux sont vendues par les Arabes à des marchands de Diarbékir qui viennent les acheter sur place. Les poissons séchés au soleil forment un des principaux articles de consommation locale, la plupart des habitants les mangent crus.

Poissons. — Les fleuves et les rivières sont abondamment peuplés d'excellents poissons dont on fait une consommation prodigieuse dans tout le merkez-sandjak de Bassorah. Ceux que Ton trouve le plus souvent sur les marchés sont le tchanak^ le sehour, le kattan^ le heniy le tchellek, le abou souef cl le poisson de marais dit rubian. On consomme sur le littoral, dans le saudjak de Nèdjd, une grande quantité de poissons de mer et de crevettes, particulièrement à Kattif et h Kattar. Il n'y a dans ce dernier sandjak qu'un seul marais, situé près de la source thermale de Aïn-Nèdjem, aux environs de Houfouf.

Routes. — L'unique voie de terre en usage est celle des caravanes qui, dans ces pays de plaines et de désert, se passent facilement et presque nécessairement de routes. Les grandes voies commerciales sont les fleuves et la mer. 11 n*y a donc lieu de donner ici que quelques brèves indications concernant la voie terrestre suivie par les caravanes dansTintérieur du vilayet durant la saison des basses eaux, et la poste aux dromadaires pour le sandjak de Nèdjd.

On compte en heures ou en lieues parcourues par les caravanes à pas de chameaux, de chevaux ou d'ânes, et calculées à raison de 5 kilom. 500.

De Nasériyè à Chattra elMuntéflk, 7 heures ou lieues. 38 kilom. De Chattra à Kalet-Saker .... 8 — 44 —

De Kalet-Saker à Haï 6 — 33 —

De Haï à Kout-el-Amara 7 — 38 —

Total . . 28 h. ou lieues. 154 kilom.

De Nasériyè à Hammar .... 12 heures ou lieues. 66 kilom.

— Souk-el-Chïouk .6 — 33 —

DeKourna 18 — 99 —

La poste aux dromadaires qui fait le service régulier entre Bassorah, chef-lieu du vilayet, el Houfouf, chef-lieu du sandjak de Nèdjd, met ordinairement treize à quatorze jours pour arrivera destination. Elle part tous les quinze jours.

Navigation fluviale. — Le service de la navigation fluviale est efifeclué régulièrement sur le Tigre par la Compagnie de navigation fluviale, dirigée par l'amirauté de Bassorah, et par la Compagnie anglaise de navigation du Tigre el de Y Euphraie ton' dée en 1 86 1 , sous le nom de Euphrates et Tigris steam navigation.

Outre ce service régulier de Bassorah à Bagdad et vice versa, par bateaux à vapeur, des navires à voiles nommés méhellé et des barques indigènes naviguent continuellement sur le Chattel-Arab,\e Tigre et YEuphrate. On évalue à 800 le nombre de ces dernières grandes barques construites dans le pays. Les ^a^Aa/^ sont construits pour la plupart sur les chantiers de Kouèt. Ils sont surtout destinés au cabotage du golfe Persique, et prennent annuellement, à destinations diverses^ des chargements de dattes et de céréales à Bassorah.

Le service de bateaux à vapeur du gouvernement avait été fait, dans le principe, par une compagnie ottomane fondée par Gueuzuklu-Rachid-Pacha, et dont les capitaux avaient été fournis par les négociants de Bagdad. L'État s'est substitué à cette compagnie. Les bateaux de l'administration actuelle, destinés plus spécialement aux services postaux, ne peuvent charger beaucoup de marchandises; mais, pour suppléer à cette insufflsance, ils prennent des barges à la remorque. Ces bateaux, au nombre de six, sont assez mal entretenus, et l'on croit qu'à peine deux ou trois pourront y subsister encore quatre ans. Ils remontent le Tigre en sept à huit jours dans les hautes eaux, et en quatorze à quinze jours quand elles sont basses, en s'arrêtant aux diverses échelles des deux rives, c'est-à-dire à Kourna, Chatra-el-Amara, autrement nommé Kalet-Salèh, Amara, Aliel-Gharbi, Chéïkh-el-Saad, Kout-el-Amara, Bughèlé, Azizié, Djéziré, et Bagdad. La direction générale est à Bassorah; elle a des agences à Amara, à Kout-el-Amara et à Bagdad. .

Les marchandises Iransporlées par les baleaux oltomans sont tarifiées comme suit :

Céréales, de 2 à 5 paras Toke (environ 1 à 3 centimes le kilogramme).

Noix de galle, gommes, etc., de 4 à 7 paras Toke (environ 2 à 4 centimes le kilogramme).

Les balles de laine, pesant 150 kilogrammes, payent de 10 piastres et demie à 12 et demie (environ 2 fr. 41 à 2 fr. 87).

Ces prix sont ceux des transports de Bagdad à Bassorah. Pour les marchandises transportées de Bassorah à Bagdad, le prix à peu près fixe et général est de 7 paras Toke (un peu moins de 4 centimes le kilogramme), Tadministralion ayant passé contrat avec des compagnies maritimes pour transporter à Bagdad toutes les marchandises qui arrivent parleurs bateaux, de sorte qu'elle a toujours des chargements disponibles. Ces compagnies, d*autre part, fournissent aux bateaux ottomans la houille qu'ils consomment et se remboursent ainsi sur le coût de leurs expéditions.

Le prix de transport de groups par les bateaux ottomans est de 60 paras pour 1,000 piastres, soit environ 34 centimes pour 230 francs. Les transports de passagers sont traités de gré à gré, en tenant toujours les prix, comme d'ailleurs pour la poste et les marchandises, au-dessous de ceux des bateaux anglais, afin de lutter contre leur concurrence.

La Compagnie anglaise n'a que deux bateaux continuellement en service entre Bassorah et Bagdad. Ces bateaux font ce voyage, aller et retour, en sept à huit jours, c'est-à-dire en trois jours pour la descente et quatre à cinq jours pour la montée. En été, lors de la baisse des eaux, la durée de leur trajet n'est augmentée que de deux à trois jours. Ils sont entretenus avec grand soin et fort bien aménagés. Quoiqu'il leur soit rigoureusement interdit de traîner des barges à la remorque, ils transportent sans cette aide' bien plus de marchandises que les vapeurs ottomans. Leurs tarifs varient suivant la hausse et la baisse des eaux du fleuve et sont toujours plus élevés en été. Les prix moyens pour transport de marchandises sont de 7 à 8 paras Toke (environ 4 cen-

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limes le kilogramme) de Bassorah h Bagdad, el de 5 à 7 paras l'oke (environ 3 cenlimes et demi le kilogramme) de Bagdad à Bassorah. Pour les laines pressées dans la maison de commerce Lynch brolhers, qui dirige ce service de navigation fluviale, le prix de transport d'une balle de 150 kilogrammes est de 1 2 piastres et demie, soit 2 fr. 75, tandis qu'il est de 1 4 piastres, soit 3 fr. 22 pour la généralité des autres laines.

La Compagnie anglaise est chargée du transport de la malle des Indes. Elle fait aussi sur ses bateaux, en concurrence avec ceux du gouvernement, les autres services postaux et le transport des groups d'or et d'argent à raison de 1 /2 0/0, soit 5 piastres par mille (environ 1 fr. 15 pour 230 francs), et quoique ce taux soit bien plus élevé que ceux des bateaux ottomans, on lui donne ordinairement la préférence

Une nouvelle compagnie ottomane de navigation h vapeur vient de se constituer à Bagdad. Elle est fondée au capital de 90 mille livres lurques (environ 2 millions de francs), entièrement souscrit et versé par les notables négociants de Bagdad.

Celte société anonyme, fondée sous les auspices du ministère de la Liste Civile impériale, étendra son action d'abord jusqu'à Mossoul, et plus lard jusqu'à Djézirèh et Diarbékir, lorsque les travaux de régularisation du Tigre seront accomplis. Ces travaux s'exécutent par les soins de la Liste Civile et sous la haute direction d'un ingénieur en chef du corps des ponts et chaussées de France, M. Jacquerez.

Cette Compagnie, si elle est bien dirigée, est appelée à contribuer puissamment au relèvement de la prospérité de toute la Mésopotamie.

Navigation maritime. — Les diverses agences des compagnies maritimes établies à Bassorah, sont :

Bristish India Steam Navigation C®, hebdomadaire pour Bombay, avec valise postale. La même, bi-mensuelle pour l'Europe. Agents : Gray Mackenzie et O (maison de commerce).

Bombay et Persian, etc., bi-mensuellc lio.ir loule la côte de

Perse et B)mbay. Agenls : Agha- Mohammed -Javad (maison de commerce).

Persian Gulf Stcamship, îetc, mensuelle. Agenls : Darby Andrews C** (maison de commerce).

Oulre ces services de navigation maritime réguliers, les autres principales maisons de commerce de Bassorah, ci*après énumérées, ont desbateauxàvapeur et prennent assez fréquemment des chargements de marchandises et des passagers pour Port-Saïd et TEurope. Il y a chaque mois un ou deux de ces bateaux en partance de Bassorah à ces destinations. Voici les noms desdiles maisons de commerce qui ont toutes des agents à Bagdad, et dont la plupart Tout aussi des assurances pour toutes destinations :

Persian Gulf Trading C^ IIollz et C*» (Hollandais); Gabriel Asfar (Français); Hadji Ismaïl Hadji Alana (Indien); Ibrahimul-Mandil; AbduUah-ul-Chaïbi; Hamad-ul-Bassam; Suleïman-ul- Chubaïli (Arabes); Morad Noah (Israélite).

Une compagnie française et une compagnie américaine (Meunier et G* et Arnold Cheney and C**) ont cessé d'affréter des bateaux.

Le prix d'assurance est de 1 à 1 1/4 0/0 pour toutes les marchandises, excepté pour les dattes et les céréales qui payent H/2 0/0.

Le fret de la tonne de jauge pour Londres est de 32 à 33 shellings.

Celui de la tonne de poids, Hund Weigt 16, est de 34 à 36 shellings.

On paie pour les échelles du Levant, telles que Beyrouth, Jaffa, Mersine, etc., 15 à 17 shellings de plus que le prix du fret pour Londres.

Le fret pour Marseille est de 5 à 6 shellings de plus que le prix pour Londres. Pour Port-Saïd, il est le même que pour Londres, et pour Constantinople, Smyrne et Alexandrette, il est de 20 shellings de plus.

Il est à remarquer qu'en certaines occasions ces prixaugmen-

(ent considérablement. Lors de la récolte des dalles, par exemple, les négociants qui veulent expédier en Europe la première cueillette pour profiler de sa plus-value, paient jusqu'à 50 et 60 shellings par tonne au lieu du prix moyen de 35.

Les prix de passage pour les'pèlerinsde La Mecque subissent les mêmes variations, suivant le nombre des bateaux qui se trouvent à Bassorah à l'époque du Hadj-Chérif (pèlerinage). En 1888, certains hadjis (pèlerins) n'ont payé que 18 à 20 roupies, soit 29 à 32 francs de Bagdad à Djeddah ; tandis que d'autres, embarqués à Bassorah pour la même destination, ont payé 70 à 85 roupies, soit 112 à 136 francs, pour un voyage, ainsi raccourci pourtant d'environ 500 kilomètres.

Le fret de Bassorah à Bombay est en moyenne de 8 roupies, soit environ 13 francs la tonne.

Les prix de passage sont comme suit :

PRBMlàRB CLA88K

IIBUXIÈMB CLASSB

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