‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 76 sur 178 · MERKEZ-CAZA DE NEDJD · texte numérisé non relu

MERKEZ-CAZA DE NEDJD

Orientation, division administrative. — Le merkez-caza de Nèdjd est silué au centre du sandjak de même nom. Il est divisé en 3 nahiés, qui sont el-Mubaradj, el-Djafer et el-Adjer.

Autorités. — L'autorité administrative y est exercée par le mutessarif, gouverneur et les 3 mudirs, directeurs de nabiés, assistés de conseils comme il est dit plus haut.

Population. — Sa population, comprenant celle delà ville et des faubourgs de Houfouf-eUHassa, énumérée ci-dessus, et celle des 3 nahiés sus-menlionnés, est de 160,000 habitants, tous sunnites ou, pour parler plus exactement ivaliabites^ à Texception des fonctionnaires, employés et militaires.

Chef-lieu. — Houfouf-el-Hassa étant à la fois le chef-lieu du sandjak et du merkez-caza de Nèdjd, tout ce qui concerne cette ville et ses environs a été traité plus haut. Il ne reste à dire ici que quelques mots spécialement relalifs aux 3 nahiés qui sont dans la dépendance directe du raerk'*z-caza.

NAHIÉ DE MUBARADJ

Ce nahié, le plus important des trois, est remarquable par la foire qui se tient chaque jeudi aux environs de son chef-lieu, et à laquelle se traitent des ventes considérables de bestiaux, ventes qui ont lieu le plus souvent par échanges.

Mubaradj, chef-lieu du nahié, est situé à 16 kilomètres de la ville de Houfouf. On y compte 150 maisons, i bazar contenant 40 boutiques et 2 cafés. Sa population est de 900 habitants qui se disent musulmans sunnites.

Il y a à Mubaradj 2 mosquées sans minarets; à chacune d* elles est annexée une petite école élémentaire. Le nombre total des élèves est de 30. Outre ces 2 mosquées, il en existe une grande, fort ancienne, nommée el-Massoudïé.

NAHIÉ DE DJAFER

El-Djafer, situé entre el-Adjeret Hassa, compte 160 maisons, i bazar de 50 boutiques, 2 cafés et 960 habitants dits sunnites.

Dans les 2 mosquées sans minarets de ce bourg, se tiennent 2 écoles fréquentées par un nombre total de 20 élèves.

NAHIÉ DE ADJER

El-Adjer, plus rapproché d'el-Kattif que les deux précédents nahiés, a fait autrefois partie de ce caza, où résidait alors un émir. Il n'y a pas dans ce nahié d'autre construction qu'un fort, habitation du mudir, 1 kan, 5 mosquées sans minarets et dans deux de ces mosquées 2 écoles possédant ensemble 30 élèves.

GAZA DE KATTAR

Orientation, division. — Le caza de Kattar est situé au sud du sandjak de Nèdjd II n'a point de nahié.

I. —II est administré par le chéikDjasem-el-Tani, régulièrement investi du titre et des fonctions de caïmakam, sous-gouverneur, mais exerçant en réalité sur les habitants une autorité absolue, dont il ne rend aucun compte au gouvernement. Ce chéik et ses adhérents sont ouvertement wahabites^ se prétendent seuls véritables sunnites et dénient cette qualité aux Turcs. D'ailleurs, ceux des autres habitants de ce caza, soit sunnites de nom, soit chiyles, peuvent également être considérés comme wahabitesy quoiqu'ils ne l'avouent pas.

Population. — La population totale du caza de Katlar est de 40,000 habitants, comme suit :

Musulmans sunnites .... 25,025 hab.

— chiytes .... 14,975 —

Total. . . 40,000 hab.

Chef-lieu. — Katlar, cheMieu et unique ville du caza de même nom, résidence officielle du caïmakam, sous-gouverneur nominal, chéik Djesem-el-Tani^ est située sur le golfe Persique, à 90 kilomètres de Bahrein.

Sa population, comprise dans le chi£fre ci-dessus de celle du caza, est de 9,300 habitants comme suit :

Musulmans sunnites 4,300 hab.

— chiytes 5,000 —

Total. . . 9.300 hab.

II y a dans cette ville 1,500 maisons en pisé, 1 bazar composé de 100 boutiques et 5 cafés.

Les mosquées de Kattar sont au nombre de 10, sans minaret ; à cinq de ces mosquées sont annexées de petites écoles élémentaires, fréquentées par un nombre total de 100 élèves. Une école ruchdiè a été fondée par le gouvernement, mais aucun indigène n'a consenti à y envoyer ses enfants ; les 15 élèves qui y reçoivent un bon enseignement secondaire sont tous des enfants de fonctionnaires civils ou militaires ottomans.

Ceux-ci n'ont aucune relation avec les babitants de Kattar, ni avec le chéik, sous-gouverneur nominal, qui leur témoigne une extrême malveillance. Ils sont obligés de vivre tous ensemble dans la forteresse, situé à 3 kilomètres de la ville, séparée des lentes de la tribu el-Soudan^ non moins malveillante. Les diverses fournitures nécessaires à leur subsistance et aux besoins de la garnison doivent être prises à Hassa ou à Kattif.

La ville de Kattar, dont tous les habitants sont plongeurs, fait un grand commerce de perles pour le compte du chéik Djasem-el-Tani, qui n'a d'autre occupation que ce commerce et ses querelles avec les Arabes d'Oman qui le harcèlent sans cesse. Bien que le Kattar possède quelques vieux canons persans, le chéik^ en vue d'être plus tranquille et d'échapper aux inquiétude s plus graves venues d'un autre côté, fait bâtir une nouvelle ville à 1 7 kilomètres plus loin pour y transférer sa résidence. Il s'y est déjà retranché avec tous les siens ; campé sous la tente, il active de près les travaux. Le gouvernement anglais lui a fait payer, il y a quelques années, sous la menace des canons d'une frégate, une énorme contribution à titre d'indemnité pour l'assassinat de certains sujets indiens à Kattar; et, comme il croit les Arabes d'Oman soutenus ou encouragés par le même gouvernement, il cherche prudemment à se mettre à l'abri par une sage retraite.

La nouvelle résidence du chéik Djasem est abondamment fournie d'eau par une source nommée Djebbé ou Ouadjbé; il en est de même de la ville de Kattar qu'il abandonne, et dont les

habitants s'approvisionnent à une autre source nommée el- Aseïlé.

Le caza de Kattar, qui n'a pas d'autre population fixe que celle de l'ancien chef-lieu et de celui qui va bienlAllui succéder, ne fournit point de revenus au gouvernement ottoman.

CAZA DE KATTIF

Orientation, limites. — Le caza de Katlif est situé au nord du sandjak de Nèdjd. Il est limité au nord par le merkezr caza de Bassorah, à l'est, parle golfe Persique.

Division administrative. — Ce caza n'a point de nahiés.

Autorités. — Il est administré par le caïmakam, sous-gouverneur, assisté d'un conseil de même composition que ceux du vilayet, du sandjak et des autres cazas et nahiés.

Population. — Sa population totale est de 50,000 habitants, comme suit :

Musulmans sunnites 40,025 hab.

— chiyles 9,975 —

Total. . . 50,000 hab.

Chet-lieu. — EI-Kallif , chef-lieu du caza, résidence orficielle du caïmakam, sous-gouverneur, siège des divers déparlements administratifs, est situé sur le golfe Persique, à 363 kilomètres au sud-ouest de Kouet.

Population. — Sa population, comprise dans le chiffre ci-dessus de celle du caza, est de 18,300 habitants, tous sunnites.

OU plutôt waliabites non déclarés, à Texception des fonctionnaires et de la garnison qui sont vraiment sunnites.

Climat. — Cette ville est très malsaine à cause des lagunes qui s'étendent au bord de la mer et qui sont tour à tour remplies par le flux et mises à sec par le reflux. 11 y croit une multitude d'herbes marines avidement recherchées des habitants qui s'en nourrissent. Les flëvres paludéennes y régnent en permanence. C'est d'ailleurs la seule localité malsaine du sandjak de Nèdjd.

On compte à Khaltif 3,000 maisons presque toutes en ruines, 1 bazar de 150 boutiques, un haîi ou hôtellerie et 5 cafés. Les mosquées y sont au nombre de 40, toutes sans minarets. A 30 de ces mosquées sont annexées des écoles primaires fréquentées, toutes ensemble, par 600 élèves. L'école ruchdiè^ fondée à Kaltif par les soins et aux frais du ministère ottoman de l'Instruction publique^ n'a que 15 élèves, tous enfants de fonctionnaires civils ou militaires. Aucun indigène n'y envoie les siens, quoique la population locale se montre fort sympathique aux agents du gouvernement.

La garnison de Kattif est casernée dans un fort, mais elle n'y est pas tenue à l'écart comme à Katlar par les habitants, avec lesquels, au contraire, elle entretient de très bonnes relations.

On cultive un peu de riz dans ce caza, dont les habitants s'occupent généralement d'agriculture.

Localité remarquable. — Il existe près de Kaltif un village qui vient d'être reconstruit sur ses anciennes ruines ; son origine passe pour remonter à une haute antiquité. On le nomme tantôt Darin, tantôt Barin.

Orientalion. — Limites. — Superficie. — Division administrative, militaire, reliseuse.

Tribunaux — Police. — Douanes. — Délie publique ottomane. — Régie des tabacs. — Postes et télégraphes. — Population. — Mœurs et usages. —Musulmans. — Chrétiens. — Israélites. — Écoles. — Climat. — Production agricole. — Mines. — Forêts. — Faune. — Salines. — Tabac. — Eaux minérales. — Agriculture. — Raisins. — Figues. — Vallouèe. — Opium. — Coton. — Bestiaux.

Fleuves et rivières. — Lacs. — Routes. — Chemins de fer. — Ports et rades. — Navigation. — Phares. — Trahsports. — Montagnes.

Industrie. — Tapis. — Étoffes. — Meubles. — Usines. —Tanneries.

Commerce. — Revenus et frais du vilayet. — Douane. — Dette publique.

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