MOSQUÉES
RUCHDlà
tCOLÊR
enseigoement
secondaire
PRIMAIRES
TOTAL
DBS ÉliiVBS PAR caxas et NAUIÉS
Les grandes mosquées des sunnites indigènes ou plutôt des
wahabites, ne sont pas comprises dans les chiffres ci-dessus, non plus que celles des sunnites turcs, mais seulement les mosquées d'ordre secondaire, où peuvent être tenues des écoles de petits enfanls, et qui toutes sont aux wahabites, soit à ceux qui se déclarent tels, soit à ceux qui se disent sunnites ou même chiyles.
agricole. — La production agricole annuelle du sandjak de Nèdjd est évaluée en moyenne, comme suit :
Dattes 1,539,540 tonnes
Riz 1,039 —
Grenades 1,500 —
Riz 9,000 —
Mûres 1.000 —
Total. . . 1,552,079 tonnes
Mines et minières. — 11 n'y a point de mines comme dans le sandjak de Nèdjd.
Forêts. — On n'a jamais non plus connu de forêts ; les dattiers étant extrêmement nombreux, on se sert de leurs branches quand on a besoin de bois à brûler.
Faune. — Les animaux sauvages sont assez nombreux. Ceux que Ton rencontre le plus souvent sont le lion, la hyène, le loup, Tâne sauvage que les indigènes appellent himar-elouhachiy et l'autruche.
Salines. — Il n'y a rien à ajouter à ce qui a été dit sur les salines de Nèdjd dans le chapitre spécial du vrlayet de Bassorah.
Tabacs. — Les tabacs sont un article d'importation du reste sans importance, et ne valant même pas la peine d'être mentionnés.
Eaux minérales. — On connaît dans le sandjak de Nèdjd
un assez grand nombre de sources d'eaux tièdes forl abondantes, dont on se sert surtout avec succès pour l'arrosage des cultures. On se trouve également bien de leur emploi en bains, et lorsqu'elles sont refroidies, elles donnent une boisson agréable et saine. On compte p^us de cinquante de ces sources parmi lesquelles on estime surtout celles de Omm-el-Harassim, Omm-el- Sabda^ et Ain-Nedjem, près de Hassa, où Ton construit en ce moment même un bain pour les troupes de la garnison de celte ville, dont plusieurs malades ont été guéris par l'usage de ces eaux.
Agriculture. — Ainsi qu'il est dit plus haut, au chapitre spécial de l'agriculture du vilayet de Bassorah, l'unique production importante du sandjakde Nèdjd est la datte, dont la qualité, très supérieure, est exprimée par le nom de el khalas qui signifie r« essence », c'est-à-dire le fruit par excellence du dattier.
Outre les dattes, récoltées en quantités très considérables^ et qui font, presque à elles seules, la nourriture des habitants et de leurs bestiaux, on ne cultive au Nèdjd qu'une fort minime partie des terres en rares et petits champs de blé et d'orge, en rizières et en jardins maraîchers. En effet, laco nsommation de pain, soit de blé, soit d'orge, est presque nulle. Celle du riz, un peu moins faible, est surtout alimentée par quelques importations de cette denrée, venant de Bahrein, lie voisine. Le système alimentaire est complété, pour les hommes, par les produits de la pêche, et pour le bétail, par un peu de djet cultivé dans les jardins.
Les irrigations se font par le moyen des sources tièdes précitées, et des nombreux puits d'eau douce creusés^ un peu partout, à une profondeur moyenne de 3 mètres. Le transport de l'eau de ces puits se fait à dos d'ânes ou de chameaux.
Pour la majeure partie, les dattes du Nèdjd sont consommées dans le pays; on n'exporte que l'excédent, soit aux Indes par Bahrein, soit dans l'intérieur de l'empire ottoman par Bérédi et Anézé. Toutefois cet excédent ne manque pas d'importance, car le droit de 8 0/0 qu'il paie à la sortie sous le nom de el-
Yhtisab est donné à ferme par le gouvernement pour une somme annuelle de 12.000 livres turques, soit environ 276,000 francs.
On cullive dans quelques jardins des grenades, des figues, des mûres, ainsi que les meilleures pêches de tout Tlrak-Arabi.
Les dattes du Nèdjd ne sont encore qu'un article de commerce tout nouveau sur la place de Bassorah, mais elles y sont très appréciées. Actuellement, toutefois, c'est encore par l'Ile de Bahrein, située à une distance de vingt lieues marines seulement de la ville de Kattar, chef-lieu du caza de ce nom, que s'écoule l'excédent de cette production, qui paie là un second impôt de 8 0/0 au profit du gouvernement local. Cetle taxe est acquittée pour toute marchandise débarquée dans l'ile, même à titre provisoire. C'est aussi par cetle lie que le sandjak de Nèdjd s'approvisionne de la plupart des denrées nécessaires à sa consommation, et bon nombre de ses habitants vivent de la pêche des perles, très abondantes dans les parages de Bahrein. Il faut ajouter à ces circonstances, le fait que le gouvernement de celte lie est sujet à un litige entre la famille ou tribu arabe el- Khalifahquile possède depuis peu, et celle des el-Suléiman dépossédée par la première et réfugiée sur le territoire ottoman où elle est traitée avec de grands honneurs et reçoit de larges subsides. On trouvera sans doute quelque intérêt dans la courte desciiption qui suit de la manière originale qu'emploient les habitants pour faire provision d'eau potable.
L'Ile de Bahrein, aujourd'hui gouvernée, comme nous venons de le dire, par le chéik Isa-ebn-Khalifah, qui s'est placé sous la protection de l'Angleterre, doit sa principale richesse uniquement à la pêche et au commerce des perles, seules occupations de la plupart de ses habitants, qui sont presque tous musulmans chiytes et assez nombreux. La température y est extrêmement chaude et les terrains arides; il n'y pleut jamais ; il n'y a aucun cours d'eau, ni puits d'eau potable, ni citernes dont l'utilité serait d'ailleurs contestable pour le moins. Il existe seulement près des portes de la ville de Bahrein une fontaine nommée Aïn- Hénénè où les habitants vont puiser de l'eau; mais à 100 mètres
du rivage on voit bouilloaner Teau à la surface de la mer. Une s^ource d'eau douce qui jaillit à la profondeur de quinze mètres environ est cause de ce phénomène. La population, parmi laquelle les plongeurs sont en majorité, trouve là tout Tappro* visionnement nécessaire à sa consommation. Des équipes de plongeurs s'en vont, sur des barques chargées de petits barils, puiser celte eau au fond de la mer, à son point d'émergence. Chacun de ces hommes, à tour de rôle, plonge, lesté de la main droite d'une grosse pierre attachée à une corde et munis de la main gauche d'une outre qu'il ouvre précisément audessus du jet de la source et qu'il referme hermétiquement dès qu'elle est remplie; puis il remonte aussitôt et verse le contenu de son outre dans un des barils amarré à la barque, tandis qu'un autre plongeur lui succède et fait la même opération jusqu'au chargement complet des barils. Cette manœuvre, qui dure à peine quelques minutes^ demande une certaine adresse de la part des plongeurs pour bien placer l'ouverture de l'outre au milieu du jet d'eau et ne pas rapporter de l'eau de mer.
Elève des bestiaux. — On évalue en moyenne la production annuelle du sandjak de Nèdjd en bestiaux des races bovine, chevaline, asine, camélienne et ovine, comme suit :
GAZAS
Bœurs
et vaches
Burnes
Chevaux
Anes
Chameaux
Mou tous
TOTAUX par
LOCALITÉS
Jklerkez-caza de Nèdjj
Gaza de Kattif. . . .
— de Rattar . . .
Totaux i»b la rack B0Y12IB
1 Totaux par races. .
On trouve tout ce qui concerne les besliaux du Nèdjd au chapitre spécial du vilayel de Bassorab.
Fleuves, rivières. — II n'y a dans ce sandjak ni fleuves ni rivières ; mais, sans compter les sources d'eau tiède citées plushaul, on peut encore se procurer partout de très bonne eau polable en creusant des puits à peu de profondeur, environ 3 mètres. Celte eau, transportée à dos de chameaux et d'ânes, sert aussi à arroser les cultures, concurremment avec celle des sources tièdes.
Lacs, marais. — L'unique marais existant dans cette contrée est situé aux environs de Houfouf ou Hassa, près de la source de Aïn-Nedjem. On y élève des buffles.
Routes, chemins. — Tout ce qui concerne les routes de terre et de mer du sandjak de Nèdjd se trouve au chapitre spécial du vilayet de Bassorah. On peut ajouter ici qu'il existe en outre des routes de caravanes de Hassa au Yémen et à La Mecque. Lors du pèlerinage annuel, ces caravanes doivent payer un tribut, à litre de khaoua ou droit de fraternité, au chéik de la tribu des Chamar, qui est actuellement le chéik suprême de toutes les tribus des déserts du Nèdjd et de Ghamiyé. Ces nomades l'appellent « sultan du Nèdjd ». En retour de ce tribut, le chéik Mohammed-ebn-Raschid envoie avec la caravane un homme à lui qui, moyennant une rétribution, préserve les pèlerins de tout danger.
Industrie. — Les principaux articles fabriqués au Nèdjd sont les nattes fines, la chaudronnerie, les tentes à l'usage des bedewis (bédouins) que l'on nomme kara-tchader ou tentes noires, l'orfèvrerie, des abà fins très recherchés, dont il existe une qualité supérieure qu'il n'est pas rare devoir payer jusqu'à 40 réaux, soit 183 francs la pièce, et enfin des naleyn^ sandales de bois déjà citées plus haut, qui sont Tobjet d'une grande consommation locale et d'une exportation considérable.
Commerce, exportation. — On exporte annuellement du sandjak de Nèdjd pour divers pays étrangers et par voie de
Bahrein, des quantités importantes à'aba de qualité supérieure, d'article de chaudronnerie fine et d'orfèvrerie et bijouterie ; des naleyrij beaucoup de peaux de bœufs, vaches, veaux, buffles el moutons, et enfin de grandes quantités de dattes. Le beurre du Nèdjd donne lieu également à des exportations pour l'étranger, et les aba fins de qualité moyenne sont très demandés à l'intérieur.
Importation. — Le commerce d'importation, de faible importance, se fait par voie de Bombay, de diverses places du golfe Persique et de Bassorah. Les principaux articles de ce commerce consistent en céréales, blé, orge, etc., el surtout en riz et denrées coloniales telles que sucre, café, etc., quelques produits manufacturés, parmi lesquels les toiles blanches trouvent seules un écoulement assez important ; les autres étoffes, de soie ou coton, n'ont qu'une consommation très limitée.
Monnaies. — Les monnaies en circulation dans le sandjak de Nèdjd sont presque exclusivement les réaux ou talaris (thalers de Marie-Thérèse) et les roupies des Indes, au cours de Bassorah, précité ; mais en dehors des transactions commerciales, on se sert beaucoup, pour les achats et ventes entre indigènes, d'une monnaie de cuivre en forme de pincettes, et que l'on nomme en effet el-iaouillé (pincettes). 11 en faut 70 pour faire un réal (4 fr. 60). Il y en avait aussi en argent qui portaient une inscription arabe signifiant : « honneur à l'homme sobre^ honte à l'ambition ». Ces dernières monnaies ont presque disparu depuis quelque temps, mais les taovillé de cuivre sont toujours très communs.
GAZAS DU SANDJAK DE NÈDJD