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(1) On n« cultive pu de céréales à Tchestoé.
Division administrative. — Le vilayet de Smyrne est divisé adminislralivemenlen 5 sandjaks, 39 cazas el 44 uahiés; on y compte 2,822 villages, comme suit :
SÂNDJÂKS
SMTBNE
SAROUEHAN
chef-lieu Maoaésib
AÏDIN
DÉNIZLI
MENTÉOHÉ
chef-lieu Mougla
CAZAS
SUYRNE
Pfrgame. . . .
Fotcha
Méuémeo. . . .
Tchesmé . . .
Sivri-Hissar.
Kouch-Adassi
Tirèh
Baïndir
Eudémich . . , Vourla
Magnésik . . . ,
Souia
Kirk-agatch. .
Ak-hissar. . .
Kasâabn. . . . , Guerdès. . . .
Démirdji . . . .
Salihli
Koula
Alachèhr . . . .
Echmë
Aïdin
Sevkè
Tcbina
Bozdoghau. .
Nazilli
Dékizli
Saraï-Keuï. . .
Tchal
Davas
bouladau . . .
Ivara-agatch.
MOUULA
Bodroum . . .
Miias
Mnrmaris . . .
Keiiïdjiès. . .
Mukri
CUEFS-UEUX DES CAZAS
Smyrne
Pcrgame
Phocée
Méuémeo
ïchpsuié
Sivri-Hissar
Scala-Nuova
Tirèh
Baindir
Eud<^mich
Vourla
Mauissa
Soma '.
Kirk-agatch
Ak-hissar
Kassaba
Guerdès
Démirdji
Salihli
Koula
Alachèhr
Takmak
Aïdin
Sevkè
Kir-Ova
Boz'ioghan
Nuzilli
Déoizli
Saraï-Keuï
Déiuirdji
Yéren-Gueumè . . . .
Bouladau
Adji-Badem
Mougla
fio'lroum '.
Milas ...
Marmaris
Yuks**k-koum
Makri
5 saodjaks
39 cazas
NAHiÉS
VILLAGEe
(1) Les nabiés seroril nommément indiqués dans le chapitre spécial de chaque sandjaki de même que ie nombre de villages alTérent à chaque cuza.
Division militaire. — Le vilayet de Smyrne est divisé en 4 circonscriptions militaires, dont 2, celles de Smyrne et dAïdin, appartiennent au IIP corps d'armée qui a son quartier général à Monasiir (Bilolia), et les deux autres appartiennent au P'' corps d'armée qui a son quartier général à Constantinople.
Chacune de ces circonscriptions militaires est commandée par un général de brigade (livà) qui réside au quartier central de cette même circonscription, et elle est divisée en 4 districts dont chacun fournit, en principe, un balaillon de la réserve du nizam (armée active, réserve appelée ihtyat), un bataillon de l'arrière- garde du r^^Vz/ (armée territoriale), et un bataillon du mustahfiz (garde nationale).
Des troupes du nizam proprement dit, outre celles appartenant aux contingents précités, sont casernées dans la ville de Smyrne. La garnison de cette ville se compose de 2 bataillons d'infanterie du nizam^ dont 2 compagnies sont détachées à Aïvali (vilayet de Brousse), et de 2 brigades d'artillerie de forteresse, composées chacune de 192 hommes et de 16 canons. De petits détachements de ces 2 brigades occupent les forts des lies de Chio et de Mételin (vilayet de l'Archipel).
Les circonscriptions militaires comprises dans le vilayet sont donc, en résumé, celles de Smyrne et d'Aïdin (III corps d'armée) celle de Ralèh-i-Sultaniè (Dardanelles), dont font partie les cazas de Pergame, de Soma et de Kirk-Aghadj; puis enfin la circonscription de Milas. Ces deux dernières appartiennent, comme il est dit ci-dessus, au P"" corps d'armée.
Armée ottomane. — L'armée ottomane comprend donc : 1** le nizam ou armée active, dont la réserve se nomme ihtyat ; c'est ce qui correspond à la réserve des armées européennes ; 2** le rédifqm correspond à peu près à l'armée territoriale française; sa réserve, ou plutôt son arrière-garde, ainsi que son nom l'indique, est appelée ùnf4-tahi\ S^^le mtistahfiZy composé des soldats qui ont achevé leur temps de service dans les deux premiers contingents : nizam et rédif. C'est une sorte do
342 VILAYET DE SMYHNE
« garde nalioiiale » dont chaque soldai n'est appelé à servir que dans la localité qu'il habile.
Ce temps de service dans ces divers contingents est comme suit :
( iV?:;âfm (armée active). . . . 4 années^ l**"* Contingenl. J/Z^/ya/ (réserve de l'armée
/ active 2 —
Rédif armée lerriloriale)
^. ^ ,. , , avant-garde , ^ ^
2 Contingent .< . .. , , xrrt ^ ~ [ ?^
^ ' Arrière- garde du réclif \ \ ^
(sinf-i-tabi)
^ ^ . , Mustahfiz (earde nationa-
3^ Contingent • / je 8 —
CA
Total du temps de service ... 23 années
1 bataillon "(labour) de nizam est de 500 hommes. \ — — des réserves esl de 300 —
En cas de guerre, tous sont de . . 800 —
II n'y a qu'une véritable réserve, qui est celle du nizàm : c'est-ci-dire lihlijat, dont tous les hommes sont immédiatement prêts à entrer en campagne au besoin.
Dans les autres contingenls, l'étal-major et les cadres seuls sont en permanence.
Autorités civiles, religieuses^ etc. — Les autorités civiles du vilayet de Smyrnesont : 1® le vali (gouverneur général) qui, aidé d'un moar'in (adjoint) administre aussi directement le caza et le sandjak de Smyrne ; V les quatre miitessarifs (gouverneurs des quatre autres sandjaks); 3" les trente-quatre caimakams (sous-gouverneurs) des autres cazas; 4° et les quarante-quatre mudirs^ direcleus des iiahiès. Tous dépendent du gouverneur-général qui lui-même relève directement du gouvernement central de Constantinople. Ces diverses administra-
lîon-s, à l'exceplion de celles de l'armée, des tribunaux, des douanes et des postes et télégraphes, sont également sous la dépendance directe du vali qui reçoit et leur transmet les ordres de leurs ministères respectifs et en assure l'exécution.
Chacun de ces soixante-dix-neuf fonctionnaires est assisté d'un conseil administratif, composé, sous sa présidence, des mufti, cadi et ndib, des chefs des principaux services administratifs, et de membres choisis en nombre égal dans chaque communauté.
Le nombre relativement petit des mudir^ eu égard à l'importance du vilayet d'Aïdin, s'explique parle fait qu'ils jouissent tous, contrairement aux mudirs de plusieurs autres vilayets (Sivas par exemple), d'un traitement fixe payé par le Trésor.
Pour les musulmans, les autorités religieuses sont les cadi, mufti et nàib des chefs-lieux du vilayet, des sandjaks et cazas, et les imam ou mollah des au Ires locahtés moins importantes. Tous relèvent directement du chéik-ul-islam ou ministre du culte, siégeant à Constantinople, en toute chose relative au dogme ou à la juridiction islamiques.
Trois grands diocèses archiépiscopaux se partagent la juridiction ecclésiastique des Grecs orthodoxes, comme suit :
{• Magnésie (Manissa). le plus grand et le plus important des trois, et duquel relèvent les évêchés de Tchesmé, d'Aïvalik et de Sevké ;
V Smyrne^ d'où relève Tévêché de Mosconissi, petites îles situées au nord d'Aïvalik;
3** Philadelphie (Alachèhr), qui étend aussi sa juridiction sur une partie du vilayet de Brousse.
Les Arméniens grégoriens ont à Smyrne un archevêque dont l'autorité embrasse tout le vilayet.
Les Arméniens catholiques relèvent du R. P. Mékitariste, curé de l'église de ces religieux à Smyrne.
Il y a aussi à Smyrne un archevêque catholique latin, comprenant la province entière dans son ressort.
Les protestants relèvent des 5 ministres des églises anglaise, écossaise, allemande, hollandaise et américaine; et les israéli-
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tes d'un khakham-bachi ou grand rabbin résidant à Smyrne, et duquel dépendent toutes les synagogues du vilayet. Le grand rabbin de Smyrne est assisté d'un second rabbin et d'un conseil composé de 7 notables israélites.
Tribunaux. — Au chef-lieu de chacun des 5 sandjaks, siègent des tribunaux de commerce et des cours de justice. Celles-ci sont divisées en tribunaux de première instance [bidàiet), civil, criminel et cour d'appel.
Le fonctionnement de la nouvelle procédure en vigueur dans ces tribunaux, laisse encore à désirer, et l'ancien système semblait s'adapter mieux, sinon aux besoins du pays, du moins à son degré d'avancement.
Gendarmerie, police. — La police du vilayet est faîte par un corps de gendarmerie spécialement chargé de faire régner Tordre public dans les campagnes, d'assurer la sécurité de« routes, et par un corps d'agents spécialement institué pour la police des villes. On nomme les premiers « zabiiès », c'est-àdire en turc, « gendarmes ou soldats de police » ; les seconds portent, brodé sur le collet de leur tunique, en lettres turques, le mot « police » qui sert à les désigner en toutes langues; on dit en turc, en grec, en arménien, etc., « un police )),en parlant d'un de ces agents. Outre ces deux corps, il y a dans le vilayet de Smyrne, pour assurer la rentrée des impôts, 13t agents à cheval et 83 agents h pied, assimilés à la gendarmerie, dont ils portent l'uniforme.
La gendarmerie, commandée par un colonel, compte en totalité 26 officiers, dont 7 achevai et 19 à pied; 368 sous-officiers et caporaux, dont 90 à cheval et 278 à pied, et 1,768 simples gendarmes, dont 250 à cheval et 1,5-18 à pied.
La police se compose d'un commissaire en chef, de 3 commissaires de 1" classe, 21 commissaires de 2' classe et 100 agents. Les services d'ordre public du vilayet de Smyrne comprennent donc en totalité 2,501 agents, tant officiers et sous-officiers que soldats, répartis dans les sandjaks comme suit :