‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 83 sur 178 · APPROXIMATIVE · texte numérisé non relu

APPROXIMATIVE

francs

que de pommes et poires, coings, oranges, cilrons, pêches, abricols, cerises, noix, amandes, pislaches, pignons, châtaignes el grenades, sont exportés chaque année h destination de Constanlinople el de !a Russie. C'est aussi des environs de Smyrne et d'Aïdin que viennent sur leurs marchés en majeure partie, les meilleurs légumes de toutes sortes, durant presque tout l'hiver.

Mines et minières. — Le territoire du vilayel de Smyrne est riche en gisements miniers, dont plusieurs sont d'une grande importance. On y trouve en abondance l'émeri et diverses autres variétés naturelles d'alumine, la pierre à aiguiser, les silicates de magnésie, parmi lesquels les plus communs et en même temps les plus recherchés sont l'amiante

et rhydro-silicale de magnésie, le chrome, le manganèse, Tantimoine, le nickel, le fer, le cuivre, le plomb, le zinc, le soufre, l'asphalte, la houille, elc.

Par suite des nombreuses difficultés que rencontre dans son application la législation minière actuelle en Turquie, peu de ces mines sont concédées et moins encore exploitées. Les exploitants de la plupart de ces dernières ne possèdent même d'autre garantie légale qu'un « permis de recherches », en vertu duquel ils hésitent sans doute à donner à leurs travaux toute l'extension nécessaire.

On peut énumérer les mines actuellement en exploitation comme suit :

Émeri. — A l'exception d'un seul concédé à S. E. Yahia Pacha et situé à Kèkré, dans le caza de Nazilli, tous les gisemenls d'émeri se trouvent rassemblés à peu de distance les uns des autres dans le caza de Tirèh, dépendance du sandjak de Smyrne. Les différents gîtes découverts en 1865 à Ala-Yali- Tchifflik, et deux plus importants silués dans le Djoumâ'a-dagh, près du village de Azizié, contenant ensemble 1,103 hectares, sont exploités par Mme Hélèn Abolt. M. Charnaud est concessionnaire d'un autre gîte, de 55 heclares, découvert en 1867 à Tchaouch-gueul ou Kara-gueul, petit lac situé à 5 kilomètres ouest de Tirèh. Une dernière mine d'émeri, découverte en 1875 à Hassan-Tchaouchlar, a été concédée à Saïd effeudi et à M. Jakson.

Il est exporté annuellement de 8 à 10 mille tonnes d'émeri, valant quatre livres sterling la tonne. Les principaux marchés consommateurs sont ceux d'Angleterre et d'Amérique.

Chrome. — Une importante mine de chrome est exploitée à Makri par la maison de commerce J. B. Paterson and C* de Smyrne. Sa production annuelle,qui n'était que de 1,010 tonnes en 1879, s'élevait déjà à 20,050 lonnes en 1887, suivant un rapport de M. Rougon, consul général de France à Smyrne.

jyiais le prix, qui était d'environ 70 francs la tonne en 1879, ji'était plus en 1887 que d'un peu moins de 55 francs.

L'Angleterre achète à elle seule la presque totalité des extractions annuelles, d'une valeur d'environ 1,100,000 francs.

Manganèse. — Suivant le même rapport du consul-général de France à Smyrne, une mine de manganèse, également située à Makri, à fourni au chargement d'un navire français 350 tonnes de manganèse, d'une valeur d'environ 25,000 francs.

Antimoine. — Dvîpuis quelques années, on exploite à Eudémich une mine d'antimoine dont la production moyenne a été jusqu'à présent de 1,000 tonnes par an.

Houille. — Aux environs deSoma, se trouve une mine non concédée, mais d'où les habitants extraient les quantités de houille dont ils ont besoin, moyennant une redevance qu'ils paient au gouvernement. Les diverses usines de Soma, Kirk- Aghadj, Kénik et Pergame ne consomment pas d'autre combustible. On peut évaluer l'extraction annuelle à 1,000 tonnes.

Il existe des affleurements de lignite dans les cazas de Sevké et de Nazilli et dans le nahié de SuUan-Hissar. — Une mine de houille, située dans le caza de Milas, a été concédée, le i3 février 1891, pour une durée de 99 ans, àHussameddin et Manolaki effendis. Sa superficie est de 256 hectares.

Forêts. — Les forêts de haute futaie couvrent environ 1/8 de la superficie totale du vilayet de Smyrne et leur exploitation lui fournit un revenu important.

L'étendue de ces forêts dans chaque sandjak et chaque caza, les essences de leur peuplement, les produits des coupes de bois effectuées en 1891 et les quantités d'écorces de sapin et autres arbres mises annuellement en réserve pour l'usage des tanneries, font l'objet du tableau qui suit, et dans lequel figurent aussi des forêts où se trouvent de trop nombreuses clairières :

VIIAYET DE SMYRNE

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