‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure; (volume 2)Chapitre 84 sur 178 · ESSENCES DES · texte numérisé non relu

ESSENCES DES

l'erjiauie.

Phocéf . . .

iTctiesiiiA. ,

SIrri Hii«L..

Konch- aila^sl [TirÈh. . . , Haioilir. .

Eudémic

I Haokësik

K iKirli-ÀgAtcli < lAk-UUaar...

iKasssba..

S /Gueiirdi». . .

- 'Déminiji....

, l>Mbii

' iKould

f Alacher

\ Echmè,

eMue pour charboa .

chêoe poar churbou .

ili^ut pour charlioo.

Pin d'Alep, chËuo pour cliarbou

Pin d'Alep et piD tarieii.

Piu d'Alep-hriciâ-Styrax, châue

— chéoe pouf charbon. . .

— pislachicr-chêue

— »t)fîix-chêue

— — - cÈdre styrax, ch^ne pour cliarLou

TOTAPX 6.331

Le styrax des forêts de Moughia el de Makri, esl le « styrax oflicinal » de la famille des ébénacées, arbre qui produit un baume très suave, nommé » storax », afin de se distinguer d'un

autre baume, le styrax liquide, produit d'emploi pharmaceutique du liquidambar styra cifîua^ arbre de la famille des amenlacées^ qui croît au Mexique.

Le pin laricis des forêts de Dénizli, de Tchal, de Davas et de celles de Moughla et de Kenïdjiès, est le piniis larix ou abies larix {larix europaea) vulgairement nommé mélèze. C'est cet arbre de la famille des conifères qui donne la térébenthine dite de Venise.

Tous les produits des forêts du caza de Davas sont transportés économiquement à Aïdin par la rivière Ak-tchdi^ qui se jette dans le Buyuk-Mendérès (Méandre) à 6 kilomètres en aval et au sud-ouest de cette ville. Plusieurs autres forêts importantes, non moins éloignées, soit des chemins de fer, soit du littoral, ne disposent pas de semblables facilités de transport. Les prix fixés par l'administration générale des forêts, d'ailleurs assez élevés, sont les mêmes partout, quel que soit le plus ou moins de distance du lieu de production à celui de consommation. L'un des fâcheux résultats de cette uniformité systématique est la perte de quantités considérables d'écorces de pins, dont plus de 120.000 quintaux métriques restent à terre dans les forêts, sans trouver d'acheteurs.

Faune. — Les animaux sauvages les plus répandus dans le vilayet d' Aïdin sont, parmi les quadrupèdes, le léopard, la panthère, l'ours, le loup, le renard, l'hyène, le chacal, la fouine^ le cerf, le chevreuil, le lièvre, le lapin; et parmi les oiseaux, l'aigle, le vautour, le hibou, l'oie et le canard sauvages, la cigogne, la bécasse, la perdrix, la caille, l'alouette, la huppe (hud'/iud)j etc.

Salines. — Les salines du vilayet d' Aïdin occupent un des premiers rangs parmi les plus importantes de l'empire. On n'y récolte que du sel marin ; c'est le meilleur de toute la Turquie. La constance du climat et l'appropriation des lieux permettant d'opérer sur de grandes surfaces, on oblienl ainsi une cristallisation lente et par conséquent parfaite. Celte cristallisation se

fait d'elle-même, par simple évaporation de Teau de mer introduite dans les bassins, au moyen de pompes mises en mouvement par des moteurs à venl. Là où le niveau du sol le permet^ on se contente de creuser de petits canaux à ciel ouvert qui rendent inutile Temploid^une force motrice pour le remplissage des bassins. Dès que la pesanteur de Teau atteint 30 degrés à Taréomètre, la cristallisation commence^ et quand la couche de sel atteint une épaisseur suffisante, on Tenlëve d*abord à la pelle et on le dispose en petits tas dans les bassins mêmes, pour favoriser sa dessication. Quelque temps après, on en forme des monceaux sur des emplacements préparés d'avance autour des bassins; puis, lorsqu'il est bien égoutté, on le transporte à dos d'hommes sur les petits voiliers qui prennent des chargements pour Phocée, où se trouvent les grands dépôts de la Dette Publique ottomane, à raison de 68 paras les 100 okes (environ 34 centimes pour 128 kilogrammes). — Les transports à Tintérieur se font à dos de chameaux.

Déjà, au moyen âge, les Génois exploitaient ces mêmes salines et en tiraient des revenus considérables. On les nommait alors « salines de Fogiiéri » ; leurs divers points d'exploitation étaient plus nombreux qu'aujourd'hui. L'administration de la Dette Publique les a réduits à six dans le sandjak de Smyrne, et un dans celui de Méntéché. Les six salines dites de « Phocée », sont celles de : Tcham-alli^ A'Ada-tepé et de Panaya-bouroun dans le golfe d'Agria ; celles d'Ali-agha et de Tchandarli dans le golfe de ce dernier nom; et celle de Kouchadassi (scala-nuova).

La septième, située dans le golfe de Mendélia, porte le nom de « saline de Méntéché ».

La situation de chacune de ces salines, l'étendue de leur superficie, les quantités moyennes d'extraction annuelle et le prix de revient de leur sel sont comme suit :

SANDJAKS

8MTBNE.

MENTÉOHÉ

LOCALITES

Tcham-alti

Ada-tépé

Pauaya-bouroun..

Ali-agha

TchaDdarli

Kouch-adassi. . . .

Mentéché

SUPBII- KICIE

hectare?

Total ds la moybitnb d'extraction.

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