USINES
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TOTAUX
PAR SANDJAB
Soivroe
SaroukhaD
Aïdiû
Dénizli
Mentéché
Totaux par naturk D*U8mBS
De plus, d'innombrables petits moulins à farine^ d'une installation tout-à-fait primitive, sont répandus dans les villages de tous les sandjaks et pourvoient à la consommation de ces localités éloignées des centres principaux.
Plusieurs fabriques de macaroni établies à Smyrne produisent annuellement 400 tonnes de pâtes alimentaires excellentes.
Le monopole de la fabrication de la glace artificielle vient d'être concédé, dans la même ville , à une société qui a fait des installations assurant la production de quantités considérables.
Six importantes savonneries, dont 4 à Smyrne et 2 à Aïdin, fabriquent tout le savon consommé dans le vilayet et exportent quelques quantités excédant les besoins locaux.
La racine de réglisse est emmagasinée dans 6 fabriques des sandjaks de Saroukhan, d' Aïdin et de Dénizli, où elle est pressée
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et mise en balles au moyen de presses hydrauliques. Ces usines sont situées, dans le premier de ces trois sandjaks, à Alachèhr; dans le second, à Aïdin, à Sevké, à Saboudja et à Nazilli ; et dans le troisième enfin à Saraï-kenï. Celles d'Alachèhr et de Sevké s'occupent de l'extraction et de la purification du jus de réglisse qui y est mis en bâtons ou en pâte, suivant qualité, pour être exporté en Europe comme produit espagnol ou calabrais, en raison de sa cassure plus ou moins nette et brillante.
Il y a à Smyrne 2 scieries à vapeur sans cesse en activité; 4 ateliers pour la réparation des machines, dont l'un entreprend aussi la construction de chaudières, pompes et machines à vapeur, machinesagricoleset autres ; deux fabriques de poteries, tuiles et briques creuses; l'une des deux fonctionne à la vapeur. D'autres tuileries et briqueteries de moindre importance, où le travail est purement manuel, sont répandues en assez grand nombre dans tout le vilayet.
Tanneries. — Les trois centres principaux de l'industrie des cuirs et peaux sont à Smyrne, à Aïdin et à Pergame. Il existe dans la première de ces villes, outre un certain nombre d'ateliers où les peaux sont préparées suivant les procédés du pays, 6 tanneries, d'une installation très soignée, produisant par an 12,000 cuirs pour semelles. La production totale des autres tanneries du vilayet peut être estimée à 30,000 peaux de chèvres et moutons et 10,000 cuirs de gros bétail. Après que les quantités nécessaires à la consommation locale ont été prélevées, l'excédent est exporté à Constantinople.
Une boyauderie établie à Smyrne prépare par an 2 à 300,000 boyaux pour la charcuterie. Us sont expédiés en Europe au prix moyen de 2 médjidiés (9 fr. 20) le cent, soit une valeur totale de 27 à 28.000 francs.
Gomiuerce. — Le vilayet de Smyrne fait avec l'Europe et quelques ports ottomans un commerce très considérable, à peu près exclusivement par le port de Smyrne. Ainsi que dans d'autres vilayets, mais pour des raisons différentes, toutes à l'avantage de celui-ci, la valeur des exportations est toujours
supérieure à celles des importations. En même temps le mouvement lotal de ce commerce augmente chaque année dans des proportions dignes d'une attention sérieuse.
En effet, en prenant pour base le mouvement commercial du port de Smyrne, — qui représente à lui seul près des trois quarts des transactions commerciales du vilayet, — on peut se rendre compte de Timportance et de la graduation de ce mouvement par les chiflfres ci-après, extraits de tableaux soigneusement dressés chaque année par M. R. Filippucci de Smyrne. Ces chiflfres sont établis à l'aide des statistiques de la douane, corroborées elles-mêmes avec celles de la « société des quais », des compagnies maritimes, etc., etc.
Voici les résultats de ce mouvement :